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Discussion: Money Management

  1. #1
    Member Expérimenté Avatar de joseph_knecht
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    Money Management

    Un autre texte de Neo, tout aussi excellent


    Selon moi la bourse ne peux pas s'apprehender autrement que d'une maniere professionnelle et méthodique dans la mesure où le jeu des professionnels qui y opèrent est justement de nous faire perdre.
    Car en bourse pour gagner faut malheureusement des perdants. Celui qui quand nous achetons nous vend ses titres pensant que c'est la bonne chose à faire d'où l'existence du marché.
    C'est la raison pour laquelle je me suis toujours astreint à développer une méthode qui me permette d'appréhender les marchés non pas sous l'influence de mes intuitions et donc de mes émotions mais de manière rigoureuse et méthodique.
    Pour moi la méthode est primordiale pour plusieurs raisons:
    -comme expliqué plus haut elle permet d'éviter de tomber dans le piège de l'émotionnel
    -elle permet également d'éviter le piège de l'impatience du trade à tout prix. (tant que mes critères ne sont pas remplis je ne trade pas).
    Bien évidemment une méthode doit etre testée afin d'en connaître les limites ainsi que l'ensemble des paramètres qui s'y réfèrent.
    Et sans méthode ni référence comment définir sa gestion du risque?
    Alors oui sans méthode on peut définir un profil de risque en se fixant comme règle de ne pas perdre plus de x% sur l'opération afin de préserver son capital.
    Mais sans méthode comment savoir que cette gestion du risque est la garante de notre survie ?

    imaginons que je me dise de manière aleatoire:

    Je dispose de 100kf sur le marché et compte tenu de ce capital je ne veux pas perdre plus de 3% par opération.

    En fonctionnnant comme cela plusieurs problèmes se posent:

    3% ne correspond en réalité qu'à mon aversion au risque et en aucun cas à une réalité du marché. (Le marché n'en a rien à faire de mes 3%).
    Si ma manière de trader me procure 6/10 trades gagnants (encore faut-il tester pour le savoir) mais que je ne prends lorsque je gagne que 2% alors je gagnerai 12% (6*2) quand j'en perdrai 12% (4*3). Et encore là c'est pas un scenario catastrophe on fait quitte.
    Dans ce cas on voit bien que d'une part le risque pris ne repose pas sur une réalité tangible du marché mais que bien que protégeant mon capital la gestion ne garantit pas non plus le succes.
    Sachant en plus que gagner 6/10 veut dire perdre 4/10 mais également à 40/100, et même en ayant une méthode de trading ceci ne nous met pas à l'abri car en période de drawdown on peut dans le pire des cas perdre 40 fois d'affilée soit 40*3%=105% environ soit plus qu'il n'en faut pour devenir ex-trader.
    D'ou ici l'importance de connaître les paramètres de sa méthode afin de connaître son drawdwon, car même une méthode de trading gagnante peut nous sortir du marché si notre capital de départ ne supporte pas la période de drawdown.
    Ci dessous un tableau (copié collé des rubriques de derspie) qui montre bien que la rigidité de la gestion de la perte telle que defini plus haut n'est pas la bonne solution et qui montre bien que cette gestion ne peut se faire qu'à partir de critères objectifs issus du système de trading (j'entends par systeme de trading une méthode discretionnaire ou mécanique peu importe).

    %d'A/R en+V - Nombre d'A/R - Perte moyenne - Gains moyens - +V

    70------------------50--------1000€------500€-----= 2500€

    50------------------50--------400€-------500€-----= 2500€

    30------------------50--------143€-------500€-----= 2500€

    La première chose importante que l'on peut constater est que la reussite sur les marchés n'est pas forcément issue du ratio nbre trades gagnants/nbre trades perdants mais bien de la gestion du risque qui doit coller à la méthode.
    En effet on voit que le dernier sort gagnant des marchés avec un ratio nbre gagnant/perdant nettement défavorable puisque qu'il fait 70% d'opérations perdantes.
    Le premier alors qu'il a des pertes plus importantes que les gains sort également gagnant car sa méthode lui procure au contraire du dernier 70% de trades gagnants.
    La conclusion de ce tableau est donc bien qu'une gestion du risque ne peut etre efficace que dans le cadre d'une méthode de trading clairement établie et testée.

    Nous avons donc maintenant 2 des critères essentiels à la mise en place d'une stratégie gagnante:

    -la méthode
    -le money management qui doit coller à la méthode.

    Hormis l'aspect psychologique souvent oublié et pourtant primordial j'integre pour ce qui me concerne 2 ingrédients supplémentaires qui sont en réalité des sous composants:

    -le capital à ma disposition
    -et le drawdown

    L'ensemble est en réalité interdépendant car la méthode dépend du risque qui lui même dépend de la méthode mais aussi du capital, etc.......

    Pour essayer d'expliquer ceci voici un exemple:

    imaginons que je dispose d'un capital de 100kf
    j'ai une méthode qui réalise 4/10 opérations gagnantes
    avec un rappport gain/perte de 2/1 soit quand je perd 2% j'en gagne 4%.
    Bien sûr cela je le sais si j'ai testé ma méthode.
    Donc apparement tout semble bon.
    Mais en réalité 2/1 ne veut rien dire car 2/1 c'est 2% perdu pour 4% gagné mais aussi 3% perdu pour 6% gagné etc.........

    Ce qui veut dire qu'il est probable que ma méthode après avoir été testée me montre qu'elle est capable de faire 25 opérations perdantes d'afilée soit un risque de perte (si la perte moyenne est de 2%) d'environ 42% de mon capital.
    Il faudra donc faire quasi 100% pour revenir au capital de départ.
    Il est donc très important de connaître son drawdown afin de savoir si le capital de départ est suffisament élevé pour supporter la méthode.
    Le drawdown est la plus grande série de perte cumulée.
    Pour le connaître soit vous avez un logiciel qui vous le calcule soit il est approximativement égal au nbres de trades consecutifs perdant*pertes moyenne.
    En théorie on doit disposer de 2 fois le drawdown.
    A la lecture de ces quelques lignes il apparaît donc important:

    *d'avoir et de connaître parfaitement sa méthode
    *afin d'en déterminer son espérance mathématique au travers des différents ratios que sont (trades gagnants/trades perdants, gain/pertes, consecutives loss, consecutive win, perte moyenne, gain moyen, max drawdown.....)
    *dans le but de déterminer le money management approprié
    *ainsi que le capital nécessaire à la réussite.

    voici donc comment à partir de ces éléments il est possible d'opérer en intégrant l'ensemble de ces paramètres:

    Comme expliqué plus haut nous connaissons grâce au backtest de notre méthode:

    -profit net
    -nbre d'opés win, nbres d'opés loss
    -gain moyen, pertes moyennes
    -consecutives win, consecutives loss
    -maxdrawdown etc.


    A partir du moment où nous savons maintenant comment fonctionne notre système et que nous l'appliquons d'une manière stricte nous savons lorsque nous rentrons dans un trade le niveau de prix où nous allons acheter et bien sûr le niveau de prix où notre scénario sera invalidé niveau que nous pouvons parfois anticiper selon l'évolution des futures. Il peut donc nous arriver de manière exceptionnelle de sortir avant que notre stop ne soit atteint.
    A partir de là nous connaissons donc le niveau de perte que nous pouvons accepter.
    A partir de là supposons que nous disposions d'un capital de 100 kf, que notre méthode fait 10 opérations consecutives perdantes nous connaissons donc le niveau de perte que notre système est capable de réaliser et par conséquent le niveau à partir duquel notre système va nous sortir du marché.
    En effet sachant que notre système est capable de faire 10 opés perdantes d'affilée nous savons que si nous perdons 10 fois 10 kf nous n'existerons plus en tant que trader.
    Nous ne devons donc pas perdre plus de 10kf sur chacune de nos opérations.
    Bien évidemment nous devons perdre encore moins dans la mesure où il doit nous en rester pour continuer à travailler.
    En théorie nous devons disposer de 2 fois le maxdrawdown afin d'être sûr de pouvoir toujours travailler.

    Par conséquent nous déterminons à l'avance la perte que nous risquons sur notre trade et pratiquons ainsi le position sizing.
    C'est à dire que si nous rentrons par exemple à 35 et que notre stop est à 34.70 (34.70 étant bien sûr un stop logique et non défini de manière aléatoire) et que comme notre système peut faire 10 opérations perdantes d’affilée et que si nous voulons continuer à trader il doit au terme de ces probables 10 pertes nous rester au moins 70 kf cela veut dire que nous ne pouvons nous permettre de perdre que 3000 frcs sur chaque opération (10*3000 =30 000).
    Donc si nous rentrons à 35 avec stop à 34.70 nous prendrons 10000 titres et pas 1 de plus (10000*(35-34.70)=3000).

    L'avantage de cette manière de procéder est que l'ensemble des critères sont pris en compte:

    -méthode
    -gestion du risque
    -capital
    -drawdown



    La plupart du temps pour ne pas dire la totalité du temps les personnes sont focalisées sur les gains alors que c'est exactement le contraire qu'il faut faire c'est à dire être fixé sur le risque et si votre trading est efficace les gains viendront tout seuls étant la conséquence logique du travail.


    Outre le système de position sizing on peut le modifier en fonction de l'état du marché ainsi que du taux de probabilité de réalisation du scénario.
    On peut donc lorsque les conditions sont idéales exposer une partie supérieure de son capital.


    Voila j'espère que ces quelques lignes, qui n'ont pas la prétention de brosser l'ensemble des possibilités d'adaptation de la gestion du risque, vous aideront de quelque manière que ce soit è une meilleure gestion de votre capital et surtout de lui permettre de fructifier.


    a+
    +2p
    -2n

  2. #2
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    Nos 10 règles d'or


    La plupart des traders parviennent à rapidement saisir les bases de l'analyse technique, à analyser le marché de façon correcte et même à prévoir efficacement l'évolution des cours. Certains y ajoutent une maîtrise certaine de l'analyse financière fondamentale et lisent aisément les états financiers. De nombreux investisseurs apprennent sans peine les méthodes d'investissement les plus connues et efficaces. Il s'agit, en effet, d'un savoir relativement aisé à acquérir et à développer.

    ...Et pourtant, la plupart des traders perdent de l'argent. Le principal écueil qui a raison de leurs méthodes et de leur intuition (talent même, chez certains), c'est l'absence d'une gestion du risque correcte. En effet, il n'existe absolument pas de méthode certaine pour gagner en Bourse à tous les coups, car il s'agit d'un environnement très incertain et largement imprévisible, quand ce n'est aléatoire. Certaines méthodes permettent d'obtenir une probabilité de gain plus importante que d'autres, et c'est tout (investir en Bourse n'est qu'une question de probabilités, et on doit à tout prix limiter les pertes - inévitables - et jouir pleinement des plus-values). De surcroît, l'erreur est humaine et en plus des déficiences liées au caractère intrinsèquement limité des méthodes d'investissement, on est aussi parfois victime d'un aveuglement, surtout si on se laisse dominer par ses émotions et par ses partis-pris (par exemple, le biais haussier très largement répandu parmi les traders particuliers comme professionnels).

    Pour remédier à cela, il convient de suivre très rigoureusement les quelques principes plutôt simples de la gestion du risque qui suivent. Ces règles prudentielles ne permettent pas d'éviter les erreurs mais en diminuent l'impact de sorte à protéger votre capital. Comme disait un vieux boursier, "l'essentiel, c'est d'être là le lendemain". On peut perdre 10%, 20%, voire 30% de son capital, et se refaire ensuite, tandis que si (suite parfois à seulement une ou deux erreurs fatales!) on perd 80%-100% de son capital, on n'a pratiquement plus aucun espoir de remonter la pente sans devoir remettre de sa poche.


    1. Pour commencer, comme tous le savent, il faut diversifier, mais... pas trop! En effet, en multipliant les lignes, on augmente les frais financiers et le temps consacré à l'analyse et à la gestion du compte, sans toujours diminuer sérieusement le risque global du portefeuille. Des théoriciens ont montré qu'au-delà de 15-18 lignes, la diminution marginale du risque est déjà extrêmement faible et "rapporte" moins qu'elle ne coûte. Ainsi, nous vous recommandons de limiter à 8-12 le nombre de vos lignes, qui ne saurait cependant être inférieur à 4-7.

    2. Comment entrer sur une position? Une fois que vous avez analysé une action suite à un signal intéressant ou à un conseil extérieur (comme celui fourni par Immense Fortune), sans omettre de regarder le graphe de l'action à court terme, mais aussi sur 6-12 mois (avec les volumes à ne pas oublier!) et déterminé ce que vous voulez faire exactement et à quelle hauteur (par exemple, 1/10e de votre capital de trading), vous pouvez passer votre ordre. Mais cela ne doit pas être un ordre ATP ("à tout prix") ni un ordre au cours de marché ni un ordre limite. Ainsi, le seul ordre que nous vous recommandons, est l'ordre ASD ("à seuil de déclenchement"), qui vous permet de vous positionner dans le sens du trade, à la hausse pour un achat et à la baisse pour une vente à découvert. En effet, si vous analysez, par exemple, l'action AXA qui doit, d'après vous, chuter, et si l'action ouvre en forte hausse le lendemain, c'est plutôt de mauvais augure et il faut admettre son erreur avec humilité. N'imitez pas les inepties des journalistes financiers qui croient qu'une action qu'ils conseillent à l'achat ayant ensuite chuté devient une "aubaine" et doit être renforcée. Il faut reconnaître ses erreurs très rapidement et se souvenir que le marché a toujours raison. Souvenez-vous aussi qu'une action n'est jamais trop haut pour être achetée ni jamais trop bas pour être shortée (vendue à découvert)... Laissez faire le marché. Si votre ordre ASD est déclenché parce que l'action a franchi le seuil que vous avez fixé, c'est qu'elle se dirige là où vous pensiez qu'elle devait se diriger. Et si votre ordre n'est pas exécuté ce jour-là, il convient de reconnaître qu'on s'est trompé et de l'annuler. Ce qui n'empêche évidemment pas d'en repasser aussitôt un autre si vos théories, vos signaux et vos analyses vous disent toujours de trader sur ce titre.

    3. Jamais de moyenne à la baisse! C'est le plus sûr chemin de la faillite. Cela marche 9 fois d'affilée, et sur la 10e fois, vous perdez votre chemise. Ne nous demandez pas ce qu'est moyenner à la baisse, si vous ne le savez pas, tant mieux!

    4. Évitez les penny-stocks (actions valant très peu, en dessous de 1 €). En effet, en intervenant sur des titres cotés sous 1 €, et même sous 2-3 €, les variations sont attirantes et la volatilité importante. L'ennui est que les stops sont difficilement mettables sur de tels titres et on ne peut assurer une protection correcte de ces trades, qui deviennent parfois de la roulette russe, avec les mêmes risques. La Bourse n'est pas là pour vous donner des frissons (sinon, préférez le casino qui vous dépouillera de manière plus amusante), mais pour vous permettre de fructifier votre capital en optimisant le couple rentabilité/risque.

    5. Il convient de limiter la taille de vos positions de sorte à réduire la sensibilité de votre portefeuille à un secteur ou, pis, à un seul titre. Ainsi, si votre position sur l'action Marionnaud a doublé de taille parce que votre prévision haussière a été excellente, et représente disons 30% au lieu de 17% précédemment, il faut alléger cette position de manière à ce qu'aucune action ne pèse plus de 20-25% de votre portefeuille. De même, sachant que des titres tels que Crédit Lyonnais, BNP Paribas et Société Générale sont fortement corrélés entre eux, si vous avez 15% de votre portefeuille sur chacune de ces actions, votre exposition au secteur bancaire est trop importante. Aucun secteur ne devrait représenter plus de 25-33% de votre portefeuille.

    6. Comment sortir d'une position? Voici la question la plus lancinante pour beaucoup. Certains traders, par avidité ou crainte, sortent dès que leur position est gagnante de 10% ou 15%, tandis qu'ils voient sans complexe leurs actions chuter de 15%, en espérant qu'elles vont remonter! C'est exactement l'inverse qu'il faut faire: limiter vos pertes et ne jamais limiter vos gains. Laissez le marché décider à votre place! Au risque de vous choquer, nous vous conseillons de ne jamais sortir vous-mêmes de vos positions (sauf l'allègement partiel d'une position devenue trop lourde). Laissez vos trades se développer, que vos actions shortées chutent autant qu'elles le peuvent et que vos titres achetés montent jusqu'à leur maximum. Il est absolument impossible de prévoir le moment où une tendance s'arrête. Ainsi, il est sage de laisser à vos positions l'opportunité de s'avérer des pépites d'or. Si vous les protégez par en-dessous sans les limiter en haut, elles sauront se montrer généreuses...

    7. Évitez le trading impulsif. Évitez aussi des trades trop fréquents. Ne multipliez pas les entrées et les sorties, qui n'enrichissent que votre broker. Les meilleures plus-values sont obtenues à moyen et à long terme, "le cul bien assis sur ses positions", comme disait un trader américain.

    8. N'abusez pas du levier! Lorsque l'on découvre le mécanisme du SRD (qui équivaut à l'ancien Règlement Mensuel) avec le levier maximal de 5, on se laisse vite aveugler par les formidables opportunités de gain qu'il offre. L'ennui, c'est qu'on ne voit que le côté positif des choses: la possibilité de gagner 200% au lieu de 40%, etc. Le fait est que cela marche aussi à la baisse, avec des effets parfois dévastateurs: une chute de 20% d'une action (et Dieu sait si cela est fréquent) vous fait perdre l'intégralité de votre mise, point. Les États-Unis, pourtant paradis des traders, n'autorisent qu'un levier maximal de 2. En France, pour le meilleur et pour le pire, la plupart des brokers autorisent un levier égal à 5... Nous vous recommandons fortement de limiter le levier utilisé à 2-3 tant que vous n'obtenez pas des plus-values importantes et régulières. Le levier 5 devrait être réservé à ceux des traders qui ont fait leurs preuves et qui savent gérer leurs émotions et protéger leur capital.

    9. Évitez la sous-capitalisation. De nombreux traders perdent de l'argent car ils ne peuvent se permettre une diversification correcte, n'arrivent pas à mettre de stops qui les protègeraient sans se faire sortir tout le temps (car leurs stops sont trop serrés et "étranglent" les positions) et les frais de courtage et SRD représentent chez eux une proportion trop importante de leur capital, surtout s'ils abusent du levier. En-dessous de 5.000 €, trader en Bourse est un sport bon pour les lycéens. Nous l'avons tous fait un jour, mais il ne faut pas s'étonner de se faire sortir de temps à autre...

    10. La chose la plus importante, comment utiliser et calculer les stops? Nous n'insisterons jamais assez sur l'impérieuse et absolue nécessité de mettre des stops. Trader sans en mettre revient à rouler en Formule 1 dans une ville pleine de passants sans disposer de frein. Voici les principes que nous vous recommandons.

    Votre stop doit être assez ample pour laisser à votre trade du mou afin que l'action puisse "respirer". En effet, même dans une tendance haussière, on observe des micro-chutes et dans une tendance baissière, on constate sans cesse des micro-rebonds. On ne doit pas se faire sortir à ces moments-là (mais cela ne peut pas toujours être évité, et il faut se préparer à voir de nombreuses actions achetées et "stoppées" rebondir fortement ou à l'inverse des actions shortées chuter lourdement juste après avoir touché le seuil fixé par le stop; certains semblent pourtant avoir du mal à gérer psychologiquement cet aspect inévitable et intrinsèque des ordres stop).

    Votre stop doit en même temps être assez serré pour vous protéger contre la perte d'une partie trop importante de votre capital. Le seuil maximal le plus souvent évoqué est de 1,5% (les spéculateurs les moins averses au risque se permettent un seuil de 2%, voire 5% pour certains auteurs, mais nous ne saurions pas vous le recommander). Ce conseil classique est souvent mal compris. Nous ne sommes absolument pas en train de dire qu'il faut mettre votre stop à 1,5% de votre prix d'entrée! Il faut que 1,5% de votre capital soient la perte maximale potentiellement possible sur une position.

    Voici donc le mode de calcul. Il faut prendre en compte les frais (courtage, commission SRD, etc.) et le levier utilisé. Prenons un exemple. Supposons un capital de 20.000 €, comprenant 12 lignes de taille égale, avec une utilisation de levier 3 sur toutes les lignes et avec 30 € de frais sur chaque trade, à l'aller et au retour. Le levier 3 signifie ici une couverture maximale de 60.000 €, soit 5.000 € par ligne. 1,5% du capital représentent 300 € (perte maximale admissible). Sachant qu'il va falloir supporter 60 € de frais pour un aller-retour, on doit mettre son stop de manière à ne pas perdre plus de 240 € en net, soit à 4,8% du prix d'entrée (=240/5000).

    Nous vous suggérons de déterminer ainsi le montant standard de votre ligne, le levier maximal que vous vous autorisez, et de là découlera ipso facto le niveau idéal de votre stop initial. La formule est simple: STOP MAX = (1,5% * CAPITAL - FRAIS) / (CAPITAL * LEVIER / NOMBRE DE LIGNES).

    (Certains simplifient encore plus, en limitant la perte maximale à 1% du capital mais en ne prenant pas en compte les frais, qu'on peut négliger au-delà d'un certain capital, grâce à ce différentiel de 0,5%. Du coup, la formule devient: STOP MAX = 1% * NOMBRE DE LIGNES / LEVIER, soit, dans notre exemple, 4%).

    Il va de soi que si les lignes ne sont pas de taille égale ou si le levier utilisé pour les lignes n'est pas égal d'une ligne à l'autre, on devra faire le calcul ligne par ligne. Les ordinateurs s'en acquittent généralement fort bien. En tout cas, le principe reste le même: ne jamais lâcher plus de 1,5-2% du capital.

    Quand mettre le stop? Tout de suite après l'entrée sur une position. Car les choses peuvent évoluer très vite et la volatilité est aujourd'hui telle que même un stop de 3-5% peut aisément être touché au cours de la même séance que celle où l'on a initié la position. C'est malheureux, mais c'est comme ça, et si on n'est pas prêt à accepter cet état des choses, on ne devrait pas venir en Bourse, sinon on rejoint la cohorte des bras cassés qui traînent de vieilles positions en perte de 80%-90%, sans aucun espoir de rémission (car pour retrouver la mise de départ il faut alors... 400%-900% de hausse! Autant dire que ce n'est pas pour demain).

    Comment mettre un stop en pratique? Il s'agit d'un ordre ASD, avec validité "à révocation" (songez à les prolonger lorsque la date limite fixée par votre broker est atteinte...). Pensez aussi à ce petit truc connu des traders aguerris. On ne doit jamais fixer son stop à un nombre rond, sachant que beaucoup d'acteurs se positionnent à ces seuils-là, en hausse comme en baisse (ce qui explique d'ailleurs souvent l'apparition de résistances et de supports près de ces niveaux). Donc, pas de stop à 36.00, mais plutôt à 35.95, pour une position longue (d'achat). Inversement, si vous êtes short, pas de stop à 7.50, mais à 7.51 ou à 7.52 (on laisse un ou deux ticks d'écart, voire légèrement plus).

    Une fois le stop posé, vous parvenez à une étonnante sérénité car vous êtes désormais complètement détaché par rapport à ce trade, aucune émotion négative ne vous effleure plus, votre capital est protégé et vous êtes invulnérable; le monde peut se renverser, il peut vous arriver un accident de voiture avec une longue hospitalisation, ou vous pouvez tout simplement vous offrir des vacances et oublier le marché, rien de mauvais n'arrivera à votre capital de trading. En effet, de trois choses l'une. Ou bien, vous êtes à contre-sens du marché et votre position sera stoppée. C'est comme ça et ce n'est pas grave, on oublie le trade et on reste totalement détaché par rapport à cette petite perte car on est content d'avoir protégé son capital. Ou bien, l'action ne bouge pas (alors, on peut sortir au bout d'un nombre de jours préfixé, ou bien, juste quand le conseil d'Immense Fortune ou votre avis personnel sur la valeur change). Ou bien, le trade évolue dans votre sens, dans quel cas il faut se mettre patiemment à resserrer le stop au fur et à mesure que vos plus-values augmentent. Ceci est un véritable art et mériterait un livre entier. Plusieurs écoles existent. Les uns relèvent systématiquement leurs stops à -5% des maxima atteints, par exemple. D'autres préfèrent se fier aux différents niveaux graphiques, de sorte à fixer les stops en cas de changement net de tendance, lorsqu'un seuil est de nouveau cassé, etc. (en se laissant une marge de quelques ticks, bien entendu). Les troisièmes préconisent une protection des plus-values fixée à 70% ou 80%, de sorte qu'on ne lâche jamais plus d'un cinquième du terrain conquis, etc. Vous trouverez un jour votre propre méthode qui convient à votre tempérament et à votre temps disponible (car la gestion des stops peut vite devenir très prenante). Immense Fortune accompagne tous ses conseils de prise de position pour le portefeuille d'un niveau de stop qui est ensuite resserré, tous ces mouvements étant communiqués aux utilisateurs de nos services. En tout cas, il est essentiel de resserrer les stops, mais sans "étrangler" vos positions. Songez également à fixer votre stop à break-even aussi vite que possible (ce terme américain signifie qu'on fixe son stop de manière à effectuer au pire une opération blanche, en tenant compte des frais).

    Terminons sur une ultime mise en garde. Les stops protègent-ils toujours? L'honnêteté oblige à dire que non. En effet, dans le cas (relativement rare) où l'action rouvre le matin ou après une suspension en cours de séance, avec un très fort décalage au-delà du stop, on peut perdre plus de 1,5% de son capital. Mais si on détient plusieurs lignes (et en tout cas, plus de 4-5), ce risque devient très supportable.

    Pourquoi choisir ce seuil de protection de 1,5% de son capital? Si on se trompe toujours et qu'on lâche ce montant plusieurs fois d'affilée, pour perdre 25% de son capital de trading, il faut se tromper 20 fois de suite, et pour perdre la moitié de son capital, il faut se tromper... 46 fois d'affilée! Il faut tout de même être particulièrement mauvais en analyse boursière ou sacrement malchanceux si on trade complètement au hasard, pour en arriver là!... Ce miracle est possible grâce à l'utilisation de stops. En utilisant les conseils d'Immense Fortune (qui permettent de pousser la probabilité de réussite au-delà des fatidiques 50% d'une pièce de monnaie...) et en respectant ces différents principes de gestion financière au pied de la lettre, il vous sera extrêmement difficile d'être ruiné...



    Voici nos 10 règles de gestion prudentielle saine. Vous trouvez que c'est compliqué ou ennuyeux? La réussite est à ce prix-là. Et si vous voulez atteindre un jour "une immense fortune, une fortune immense"...

    Voulez-vous savoir pourquoi nous vous livrons là gratuitement et ouvertement les précieuses clés de la réussite et la base des principes qui font le bonheur des quelques (rares) traders qui gagnent leur vie sur les marchés financiers? Tout simplement parce que la plupart d'entre vous ne les appliqueront pas. Nous ne résistons pas au plaisir de citer le trader marocain Moustafa BEL KHAYAT, d'après qui "dans le trading, comme dans la vie, la majorité des personnes savent ce qu’ils doivent faire, mais pour des raisons plus ou moins conscientes, ils se débrouillent pour ne pas prendre la décision qui correspond à ce savoir". Pour gagner, il ne suffira pas de connaître les bonnes règles, mais il faudra aussi combattre l'homme hésitant qui est en vous et qui veut votre perte, il faudra que vous assumiez l'idée que vous méritez de gagner, il faudra que parveniez à vous maîtriser... La balle est dans votre camp.

    Léo Golovine

  3. #3
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    Perso je suis à 100% d'accord avec le points 10.

    Hésitant avec le point 6, car on s'en sort souvent mieux en prise de bénéfice manuelle que sur trailing stop. (d'ou la possibiliter de sortir la 1/2 en manuelle et la 1/2 en traling stop)

    Pas trop d'accord avec le point 5....si on trouve un champion, je ne pense pas qu'il faille limiter sa taille.

    Et enfin, pas toujours d'accord avec l'idée de ne pas toucher au stop loss posé. Notament en cas de gap d'ouverture contraire qui mange le stop. A ce moment là, préfèrable de déplacer le stop un peu en dessous dudit niveau d'ouverture afin de laisser une chance à sa position.

  4. #4
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    7. Évitez le trading impulsif. Évitez aussi des trades trop fréquents. Ne multipliez pas les entrées et les sorties, qui n'enrichissent que votre broker. Les meilleures plus-values sont obtenues à moyen et à long terme, "le cul bien assis sur ses positions", comme disait un trader américain.

    C'est de Jesse Livermore....perso, je suis d'accord avec ça, mais je sais qu'un parquet de monde ne partage pas mon point de vu sur la question de savoir si il convient d'être trés ou peu actif et sur la durée de détention des positions.

  5. #5
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    regle 1: pas d'accord. On ne peut pas connaitre a fond des titres sur divers domaines. Vaut mieux a mon avis se limiter a 1 seul domaine. (cela suppose une gestion au quotidien)

    regle 2: ok jamais ATP. Ordre a seuil en ce qui me concerne.

    regle 3: OK

    regle 4: NOK. ceux qui me connaissent savent que c'est ce que je cherche !

    regle 5: voir 1

    regle 6: pas d'accord. Faut savoir sortir la ou l'on a decide qu'il fallait sortir. Perso, je ne sors jamais sur stop-win mais par ordre de vente. Notre ami ne dit pas a combien il met son stop-win. Il trade des valeurs qui ne sont pas des pennys stock donc moins volatile. Son raisonnement est valable sur du long terme ou on laisse la valeur vivoter dans son portif. Depuis mars 2000, combien de valeurs ont plus de 5 seances consecutives de hausse ? Tres peu. Donc en ne sortant pas "au + haut" on perd le gain virtuel....

    regle 7/8/9/10: ok

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