Je replace ici l'analyse psychologique sur la gestion des attentats, qui se trouve normalement en conclusion du message "analyse".
De manière que ceux qui ne sont pas intéressés par tout le développemennt aient quand même une chance de prendre connaisance d'un aspect pyschologique que je trouve quand même intéressant, en dehors de toute adhésion ou pas aux idées développées dans cette série de messages.
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Une étude psychologique s’avère ici nécessaire . le moindre des paradoxes de notre époque n’est certes pas que l’individualisme exacerbé, fondé sur l’encouragement idéologique ultralibéral à l’égoisme le plus absolu, va de pair avec la plus efficace des manipulations de masse.
Le contexte socioculturel dans lequel s’inscrit l’individu le conduit, quelles que soient ses motivations propres, à calquer son comportement global sur celui de la majoritée.

Le conditionnement des citoyens américains mais aussi grace à l’uniformité du « lavage de cerveau » médiatique d’une portion toujours plus grande des citoyens des autes nations, aboutit à ce que, sauf à posséder une personnalité forte, une culture et des connaissances solides au service d’un sens critique inflexible, les individus voient les tendances générales implantées en eux par le sytème amplifiées par la masse à laquelle il s’agglutinent.
Le matraquage éductionnel américanisé, tant scolaire que méditatique, embourbe l’individu coincé entre les maxillaires du couple péché-chatiment et la mandibule du profit, dans un limon de stéréotypes qui le font réagir à une sollicitation donnée de la même manière que son voisin.

Ce que Pierre manoni appelle le lynchage « bourbonien » (la psychologie collective) et le lynchage « désordonné » s’aplique à l’attitude des Etats-Unis dans leurs rapports général au monde. Comme toutes les masses, la masse américaine, poussée par ses dirigeants , tous imbibés du puritanisme qui les désigne comme la nation élue de la providence, oscille entre la violence et la soumission, la tension ainsi créée diminuant lorsque surgit un exutoire.
Le lynchage désordonné, qui fait partie de la tradition américaine, est celui au cours duquel les foulent populaires frappent au hasard sous le coup d’une frustation ou de la colère.
Le lynchage bourbonien est davantage caractéristique de la classe dirigeante, c’est une forme ordonnée, structurée, empruntée par les gens de pouvoir s’arrogeant le droit de chatier quiconque est jugé coupable. Le double héritage d’ou procèdent les américains justifie la présence quasi atavique chez eux des deux attitudes.

Les classes dominantes puritaines, convaincues de la mission providentielle qui leur fait obligation d’instaurer sur la terre la Jérusalem célèste, de même que les classes populaires se partagent, dans des proporttions variables les caractères des conquérants de l’ouest , "gens de sac et de corde » qui résolvaient les problèmes à coups de poings et de colts.
Le « nous sommes bons » de bush, autant que la proprension à frapper un adversaire de façon disproportionnée, par un déluge de feu, et la capacité de manipuler les foules planétaires participent du mode d’agir des américains depuis un siècle et demi. Ainsi, à un attentat, au sens large du terme, succède une mobilisation émotionnelle qui pousse à répliquer par une action massive et destructrice.

En appelant à la croisade contre les ennemis de la civilisation emmenés par ben laden , bush et ses conseillers savaient qu’ils jouaient sur du velours. Au déchainement des passions compréhensible après le spectacle des tours s’effondrant, le désir général de la population américaine devait ressembler à celui des participants des « deux minutes de haine » de Orwell. Eux aussi devaient éprouver « la hideuse extase de la peur et de l’agressivité, un désir de tuer , de torturer, de fracasser des visages à coups de masse » d’ou l’acquiescement populaire à une vengeance exemplaire, dussent des milliers d’innocents périr.

Que cette attitude ait été celle de la plus grande partie de la population mondiale n’a rien de surprenant.
La manipulation médiatique à laquelle nous somme soumis depuis des décennies a maintes fois prouvé son efficacité. CNN est devenu le modèle du savoir faire télévisuel, dont sinspirent les chaines du monde entier. Il en résulte un système uniforme et universel d’informations (ou désinformation) fait de clips, de commentaires sommaires et percutants, qui découpent l'actualité en blocs simples, généralement binaire (les bons les méchants, les pro américains et les autres).
Ne pas être totalement et sans états d’ame derrière bush le croisé dans la guerre globale qu’il a déclaré au terrorisme , c’est à dire à tous ceux qui n’acceptent pas le moule américain équivaut à soutenir les terroristes, et à s’exposer à une destruction instantanée. Son appel est un appel à la guerre juste par excellance, celle qui place l’ennemi hors du genre humain, ce qui justifie son anéantissement.

Ils sont peu nombreux à s’être interrogés sur la soudaineté avec laquelle le coupable fut désigné. Le but premier d’un terroriste étant de faire savoir qui est à l’origine de la catastrophe provoquée comment ne pas éprouver de l’étonnement devant l’absence de revendication de la part de ben laden ?
Sans doute les spécialistes de la psychologie collective oeuvrant dans l’ombre de bush , n’ignorent ils pas combien est aujourdhui propice aux manipulations le terreau émotionnel ambiant.

La conjoncture socio-économique sensibilisante, indispensable à ce type de manipulation existe : c’est la crise mondialisée dont les médias se font abondament l’écho. La perte des repères traditionnels, le flottement indentitaire, l’inquiétant dévoiement du politique (auquel voulait parvenir la sphère économique et qu’elle a réussi) à quoi s’ajoute l’instabillité, la violence urbaine, et la dissolution des liens sociaux, toutes trois provoquées (eric werner, l’avant guerre civile et l’après démocratie) tout cela a fragilisé la personnalité du citoyen occidental. Lui tenir dès lors un discours belliqueux, à plus forte raison en réponse à un acte odieux (offert en pature jusqu’à plus soif grace aux images en boucle de la télévision), mobilise en lui des capacités d’action que la peur, la frustration, le désespoir, l’absence de perspectives d’avenir ont trop longtemps contenues.
Aux sollicitations du pouvoir américain les foules, conditionnées depuis des générations à considérer les préjugés américains comme allant de soi, se précipitent dans une adhésion implicite, mais violente et absolue, aux jugements de leur groupe de référence (les américains) et de son chef.
Se déchargeant brusquement, leur affectivité si malmenée est semblable à une masse d’eau retenue par un barrage : quand le barrage cède l’eau se déverse d’un coup et suit le chenal qui la canalise.

De fait les attentats du 11/09 , n’ont jamais été revendiqué. On ne saurait comme s’y est employée la propagande américaine, à la fois stigmatiser ben laden pour l’usage qu’il fait de sa fortune, de celles de sa famille et de ses soutiens saoudiens, souligner sa formidable intelligence, ses remarquables moyens technologiques, la précision de son organisation et faire croire au monde qu’il n’a pu revendiquer la paternité des évènements que par le biais d’un communiqué tellement médiocre qu’il a fallu lui ajouter des sous-titres.

Le conditionnement de l’homme mondial (engelhard,l’homme mondial) est tel que tout sens critique s’est aujourd’hui, estompé. Il n’a pas encore atteint l’état de sagesse auquel étaient parvenues les foules des pays communistes. De ce que montrait la télévision, ce que disaient radios et journaux elles ne croyaient plus rien. Et c’est bien vers une attitude de ce genre que devrait tendre le citoyen occidental en ce début de millénaire.

Il est temps qu’il comprenne que tout ce qui lui est montré ou communiqué doit être instantanément révoqué en doute. Jusqu’à plus amples informations, jusqu’à expresse vérification (les moyens existent mais exigent efforts et temps). , il doit considérer qu’on lui ment.. [/color]

Si la population occidentale en générale et américaine en particulier n’a pas encore compris combien elle est manipulée, il existe heureusemet une poignée de chercheurs, d’observateurs, de simples citoyens qui , habitués à réfléchir ne s’en laissent pas conter.

Les incohérences de l’explication officielle, les contradictions,les absurdités, telles qu’eles ont été révélées dans de nombreux articles et ouvrages sérieux auxquels nulle publicité n’est faite, sinon pour s’en moquer ou les fustiger permettent de conclure que la finalité du 11/09 aura bel et bien été de sevir de prétexte.