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  1. #1
    Senior Member Jedi Trader Avatar de ronin
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    Les nouveaux produits dérivés




    Dès qu’il y a instabilité de prix sur un marché, un produit dérivé peut être créé : matières premières, devises, taux d’intérêt ou même indices boursiers. Dans tous les cas, il s’agit de permettre à des professionnels de pouvoir éliminer le risque. Ainsi, en France, le Matif (marché à terme international de France) a lancé un marché à terme florissant sur le CAC 40. A Osaka et à Singapour, sont organisés des marchés à terme sur le Nikkéi 225. Ce sont les deux seuls marché où sont cotés des contrats différents, mais dérivés du même produit, en l’occurrence un indicateur boursier.

    Un contrat sur indice est un titre imaginaire dont la valeur, arbitraire au départ, varie comme l’indice boursier auquel il est rattaché. Ainsi, un contrat C.A.C. 40 suit exactement l’évolution moyenne des 40 plus importantes actions cotées à la Bourse de Paris.



    C’est pourquoi de nombreuses institutions financières procèdent à des "arbitrages" : si, au même moment, la valeur du contrat Nikkéi 225 à échéance avril (par exemple) est à 20000 à Osaka et à 20050 à Singapour, il vaut la peine de vendre des contrats sur Singapour pour en acheter d’autres à Osaka. Mais, comme chaque opérateur sait cela, la prime ira au plus rapide. Un écart de 10 points est dérisoire, mais multiplié par 20000 contrats, cela peut faire un gros paquet. Il n’est donc pas étonnant que Nick Leeson - l’opérateur qui a mis en faillite la banque Barings - ait été installé à Singapour. Pas étonnant non plus qu’il ait été amené à engager de très grosses sommes.

    Les contrats sur indice se négocient à terme comme les marchandise, les devises ou les titres identifiés.


    Le fonctionnement de ces contrats sur indices boursiers est simple : j’achète ou je vends aujourd’hui un contrat pour fin mai. Si le CAC 40 est aujourd’hui à 1800 et que j’achète un contrat à terme à 1 795, cela signifie que les opérateurs anticipent une baisse de la Bourse, mais que, personnellement, je pense qu’ils ont tort. Les opérateurs pensent que la Bourse va baisser, puisqu’ils fixent à 1795 le cours de l’indice CAC 40 fin mai. Mais, si j’achète, c’est parce que j’escompte bien qu’il sera plus haut. Si tel est bien le cas et si le CAC 40 commence à monter, le contrat que j’ai entre les mains va prendre de la valeur, puisqu’il donne droit (théoriquement) à un assortiment d’actions représentant exactement le panier à partir duquel est calculé l’indice.




    Plus métaphorique que les opérations à terme, les transactions sur options consistent à n’acheter (et vendre) que le droit d’acheter ou de vendre à une date future. L’acquéreur verse une prime au vendeur et, à l’échéance, selon le cours au comptant, exerce ou abandonne son option.

    Les opérateurs intéressés par ce type de marché sont des gestionnaires de fonds (Sicav, assurance-vie...) qui s’efforcent de valoriser au mieux leurs propres fonds. Craignent-ils que leur portefeuille d’actions se dévalorise ? Ils vendent à terme des contrats d’indices : si la baisse se concrétise, ils pourront, lors du dénouement, encaisser un gain sur le contrat, qui compensera la perte sur les actions. […]


    Plus métaphorique que les opérations à terme, les transactions sur options consistent à n’acheter (et vendre) que le droit d’acheter ou de vendre à une date future. L’acquéreur verse une prime au vendeur et, à l’échéance, selon le cours au comptant, exerce ou abandonne son option


    Depuis une dizaine d’années, à côté des marchés à terme, un deuxième type de produits dérivés a fait son apparition : il s’agit des marchés d’options négociables. Une option est un droit d’achat (call dans le jargon) ou un droit de vente (put) d’un titre financier à un prix déterminé, droit que son propriétaire peut concrétiser (exercer) dans un délai également déterminé. Le titre financier peut être un actif concret (une action, une marchandise, une part d’immeuble) ou un contrat à terme (sur matière première, taux d'intérêt, devises ou indice boursier).

    Par exemple, j’ai acheté pour 2,85F le 3 mars, sur le Marché des options négociables de Paris (MONEP), rattaché à la Bourse de Paris, un call à échéance juin 1995 sur l’action Alcatel. Cela signifie que, d’ici à Fin juin 1995, je pourrai acheter une action Alcatel au cours du 3 mars (418,50F) : si je décide d’exercer cette option, mon vendeur (ou plutôt la Chambre de compensation du MONEP, qui centralise tous les contrats) devra me vendre une action Alcatel à 418,50F. Il est clair que je ne le ferai que si l’action Alcatel se valorise. Si ce n’est pas le cas, je n’exercerai pas mon option, et j’aurai perdu 2,85F. Le risque que je prends est donc limité. En revanche, le vendeur de l’option call prend un risque beaucoup plus grand : si l’action Alcatel bondit à 1000F, par exemple, et que j’exerce à ce moment-là mon droit d’achat, il devra se procurer une action à 1000F et me la vendre à 418,5 F. Il y a donc une inégalité de situation entre l’acheteur d’une option call et le vendeur : le premier court un risque limité, le second un risque illimité.

    Il en est de même pour une option put : l’acheteur de l’option peut décider de vendre s’il y a intérêt, et le vendeur de l’option est alors contraint de s’exécuter, même si l’action vaut alors nettement plus cher que lorsque le put a été vendu. En d’autres termes, le mécanisme des options négociables consiste à échanger un risque limité contre un risque illimité, celui qui prend le risque illimité se faisant rémunérer pour cela.




    "C'était un vrai spéculateur. Un penseur avec une vision d'artiste et le courage d'un guerrier ".


    J. Livermore

  2. #2
    Senior Member Jedi Trader
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    hello les boursosmiliens , heureux de voir que vous exister encore , je cherche un pricer gratuit pour les options , qu'elqu'un connait-il une adresse ? fiable ?merci

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