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Discussion: Pression maximale

  1. #1
    Senior Member Jedi Trader Avatar de kokoro
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    Pression maximale

    La Tribune - édition du 03/06/2004


    Pour aller plus loin


    Bruno Dranesas


    Appeler instamment l'Opep à augmenter sa production tout en sachant que ce geste se révélera sans doute insuffisant pour faire véritablement chuter les prix du pétrole, voilà un paradoxe qui traduit parfaitement toute l'impuissance des pays industriels face à des cours de l'or noir perchés à des niveaux exceptionnellement élevés. Le G8 comme les ministres des Finances de l'Union européenne viennent tour à tour de s'en remettre très officiellement au cartel, totalement réhabilité pour l'occasion. L'Opep, hier décriée pour son incapacité à faire respecter ses quotas de production, s'apprête à ouvrir en grand les vannes du pétrole, faisant ainsi la démonstration de sa capacité à répondre à une demande en forte croissance pour cause de surchauffe chinoise et de consommation américaine record. Mais cet activisme de l'organisation risque de se révéler sans effet sur le niveau du baril de brut, tant le facteur peur écrase pour l'instant tout sur son passage. Que pèsera demain une hausse, même sans précédent, de la production de pétrole face aux craintes de nouveaux attentats, notamment en Arabie Saoudite ? L'impact psychologique est désormais l'élément déterminant du prix du pétrole. Un terrain sur lequel l'influence de l'Opep est des plus limitées. Compte tenu de la gravité de la crise actuelle, qui dépasse largement le cadre d'une hypothétique pénurie de l'offre, la réunion aujourd'hui de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole prend une dimension dramatique, car le chapeau qu'on veut faire porter au cartel est trop grand pour lui. D'où cette question inquiétante : si l'Opep grille toutes ses cartouches en augmentant au maximum ses quotas, et si l'effet escompté n'est pas au rendez-vous, qui sera en état demain d'empêcher une nouvelle flambée des cours du pétrole ? Aucune autre solution crédible ne semble immédiatement en mesure de mettre fin à un mouvement déstabilisateur pour l'ensemble de l'économie mondiale. Dans ces conditions, les pays consommateurs de pétrole peuvent commencer à se préparer à vivre avec des cours du baril durablement élevés.

  2. #2
    Senior Member Jedi Trader Avatar de kokoro
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    Le prix de l'essence, une addition salée pour George Bush

    La Tribune - édition électronique du 03/06/2004 à 7:59



    Les créations d'emplois ont beau repartir et le PIB afficher une belle progression, les électeurs américains ne veulent retenir qu'une chose : leur plein leur coûte de plus en plus cher. Et ils blâment le président.


    La psychologie des électeurs américains semble être, ces temps-ci, à l'image de celle, parfois, des opérateurs sur les marchés : ils ont décidé de ne retenir que les mauvaises nouvelles. Et celles concernant le prix du pétrole et de l'essence viennent en tête. Alors que le prix du gallon (3,785 litres) d'essence a maintenant dépassé 2 dollars, soit une hausse de 36% sur un an, les automobilistes font leurs comptes. Selon ceux de John Kerry, le candidat démocrate à la présidentielle de novembre prochain, la hausse du prix de l'essence coûterait en moyenne 593 dollars par an à chaque ménage américain.

    De quoi grever un budget déjà entamé par d'autres augmentations. Le prix du lait est ainsi en progression de 4,9% sur les douze derniers mois. Les frais de santé ont grimpé de 4,7%, le prix des hôtels de 8,8% et celui des frais de scolarité de 7,4%. Bref, les réductions d'impôts de l'an dernier, pour ceux qui en ont profité, paraissent bien loin.

    Pis, alors que les entreprises ont enregistré une hausse de leurs bénéfices de 32% sur un an, les salaires, défalqués de l'inflation, n'ont progressé que de 0,5%. Pas étonnant, dans ces conditions, que malgré les bonnes nouvelles sur la croissance du PIB - révisée la semaine dernière à la hausse, avec une progression de 4,4% au premier trimestre - ou sur les créations d'emplois (635.000 postes créés sur mars et avril, du jamais vu depuis début 2000), les Américains fassent la tête. Car tous les jours, en prenant leur voiture, ils se rendent compte que leur pouvoir d'achat baisse.

    Et ils semblent maintenant blâmer le président Bush, qui ne cesse de perdre du terrain dans les sondages. Il est vrai qu'entre la violence en Irak et les attentats en Arabie Saoudite, une "prime de risque" de l'ordre de 8 dollars est intégrée dans le prix du brut, ce qui renchérit d'autant le prix de l'essence à la pompe. Bref, les électeurs, qui craignaient, avant l'offensive en Irak, que cette guerre ne pèse sur l'économie, s'aperçoivent, plus d'un an après, que c'est effectivement le cas. Reste à savoir maintenant s'ils feront toujours porter le chapeau au président en novembre prochain.


    par Lysiane J. Baudu, à New York

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