la CGT accrochée à son système archaique....
Quand mettra t on ces irresponsables hors d'état de nuire ???????????

Pour la première fois depuis très longtemps, la CGT d'EDF n'a pas hésité à s'en prendre à l'alimentation électrique de plusieurs gares parisiennes, pénalisant ainsi un demi-million de voyageurs. Une mesure mal perçue du public.




LA CGT a-t-elle volontairement franchi la ligne rouge ? Pour la première fois, hier matin, depuis une trentaine d'années et sans respecter sa promesse de ne pas pénaliser le grand public, elle a sciemment privé, ou retardé, plus d'un demi-million d'usagers des trains de banlieue. D'importantes baisses de tension ont en effet perturbé le trafic, principalement sur le réseau Paris-Saint-Lazare, sur le RER A, ainsi que sur certaines lignes banlieue de Paris-Nord, Paris-Lyon et Paris-Montparnasse. La SNCF a comptabilisé jusqu'à 250 trains, retardés entre vingt minutes et une heure, ou carrément supprimés.
La CGT, qui manifeste ainsi contre le changement de statut d'EDF, n'a pas l'intention d'en rester là. Sans complexe, elle menace : « Il y aura de plus en plus de coupures ciblées. » « Dès 3 h 30, le contrôle national des opérations a enregistré une baisse de tension à Saint-Lazare, explique-t-on à la SNCF. Alertées, les équipes d'astreinte ont constaté la mise hors service de deux postes principaux d'alimentation dédiés au réseau ouest. Nous avons d'abord tenté de compenser par d'autres réseaux d'alimentation électrique. Mais à partir de 5 h 30 et pendant toute la période de pointe jusqu'à 8 h 30, cela devenait impossible. » Par « effet domino », d'autres lignes SNCF ont été touchées, notamment le réseau ouest de Paris-Nord, le RER A et Versailles-Rive-Gauche. Des perturbations qui ont incité beaucoup de Franciliens de l'ouest à prendre leur véhicule, provoquant quelques embouteillages, notamment sur le périphérique. La SNCF a décidé de demander une indemnisation au Réseau de transport d'électricité (RTE), filiale d'EDF, comme sa situation de cliente « éligible » le lui permet. Avant même d'être reçue par le ministre de l'Economie, Nicolas Sarkozy, hier dans la matinée, la fédération CGT revendiquait cette intervention sur le réseau ferroviaire. Tout comme un responsable local de la CGT du Lot a reconnu l'opération commando d'une vingtaine d'agents qui ont coupé le courant, hier matin vers 7 heures, chez le député Michel Roumegoux (UMP) dans la périphérie de Cahors.
« Acte de malveillance « Sur le fond, M. Sarkozy a confirmé le maintien de son projet sur le changement de statut d'EDF et GDF. Il ira jusqu'au bout, nous aussi », a prévenu le secrétaire général de la CGT-Mines-Energie, Frédéric Imbrecht, à la sortie de Bercy. Réaction très sèche - sur la forme - de Jean-Pierre Raffarin, hier soir sur LCI : « Quand on veut défendre le service public, on ne pas va contre les usagers du service public. » « La rupture, a-t-il ajouté, n'est pas une bonne façon de montrer qu'on est attaché au service public.» « C'est un véritable acte de malveillance qui est particulièrement choquant », a surenchéri Gilles de Robien, ministre des Transports, en dénonçant cet « acte de malveillance revendiqué par la CGT-EDF ».