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  1. #1
    Senior Member Jedi Trader Avatar de xenia
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    Les daubinettes nagent en plein mystère

    Eh bien, on va voir ce qui se passe du côté de Hierzing, puisque le destin du baron fou et de sa ravissante fille a l’air de tenir à cœur à certains d’entre vous. Pour illustrer le thread d’aujourd’hui, j’ai choisi les peintures de Mikhaïl Vroubel, un artiste russe très célèbre de l’époque de l’Art Nouveau, peu connu en dehors de sa Russie natale.



    [align=left:d6c4caebd3] Le Dr Kircheisen était une personne profondément attachée à ses habitudes. Qu’il n’ait pas eu le temps, avant onze heures ce matin, de prendre son bain quotidien, le perturbait et le mettait de méchante humeur … « J’ai pu au moins le prendre ici, chez moi, et non pas dans la salle de bains trop inconfortable de la villa de Hietzing ; je peux en profiter, maintenant, pour réfléchir en toute tranquillité à tout ce qui m’est arrivé depuis hier … », se disait-il pour se consoler en rentrant dans sa chambre. Il prit son peigne et sa brosse et se mit devant son miroir.
    « Résumons-nous … songeait-il. Essayons d’examiner les choses dans l’ordre. On me décrit le baron comme un champion d’alpinisme ; or je trouve devant moi un vieillard qui présente tous les signes d’une artériosclérose au stade avancé ; on annonce une visite, il cherche d’abord à se faire excuser, puis la reçoit finalement dans une pièce plongée totalement dans l’obscurité. Il s’effraye du moindre rai de lumière qui pourrait tomber sur son visage. Il ne veut pas qu’on le voie. Tout ceci est déjà suffisamment étrange, mais ce n’est pas tout ! Sa voix paraît complètement changée à son visiteur – « comme celle de quelqu’un d’autre », selon l’expression employée par l’actrice. Si j’y ajoute le fait que tous les domestiques ont été sur-le-champ éloignés de la villa. On veut visiblement leur cacher quelque chose. Seul le vieux Philippe a eu le droit de rester – ce qui implique qu’il connaît le secret. Je ne vois pas à tout cela qu’une seule explication possible … »
    Le Dr Kircheisen posa le peigne et la brosse et se mit à marcher nerveusement de long en large dans sa chambre.
    « … La solution de l’énigme, poursuivit-il dans son raisonnement, c’est … que le vieil homme que j’ai vu à la villa n’est pas le baron Vogh, mais quelqu’un qui, pour je ne sais quelle raison, se fait passer pour le « baron fou ». Tout concorde. Le prétexte qu’il a donné d’une chute de cheval ! Comme si ce vieillard cacochyme pouvait encore monter à cheval ! Mais l’actrice n’a pas paru du tout étonnée. Comme si cela allait de soi. Bien sûr ! Le vrai baron est probablement un aussi bon cavalier qu’un remarquable alpiniste. Ce qui explique que le vieillard de la villa soit obligé, pour une raison quelconque, de jouer jusqu’au bout le rôle épuisant du « baron fou » … »
    Le Dr Kircheisen s’arrêta, tira fébrilement quelques bouffées de sa cigarette.
    « … Y aurait-il d’ailleurs besoin d’autres preuves que certains détails relevés pendant le trajet jusqu’ici suffiraient à lever les derniers doutes ! Melitta Ziegler ne connaît absolument pas la jeune demoiselle qui m’a été présentée comme la baronne. « Probablement une femme de chambre », a-t-elle dit. Et elle a ajouté : « C’est la première fois que je vois cette personne ». Naturellement, la charmante demoiselle est tout aussi peu la baronne Vogh que son père le baron. C’est la raison pour laquelle on l’a enfermée dans sa chambre, afin que l’actrice ne puisse pas l’apercevoir … »
    A ce moment, le Dr Kircheisen se souvint également du ton inquiet et soupçonneux sur lequel le pseudo-baron lui avait demandé ce matin : « Connaissez-vous ma fille Gretl ? » Et si lui, Kircheisen, lui avait alors répondu : « J’ai déjà eu l’honneur de lui être présenté », il est évident qu’on lui aurait caché la jeune personne, exactement comme à Melitta Ziegler.
    [/align:d6c4caebd3]


    On dirait que notre baron, - ou pseudo-baron a machiné tout un système pour bluffer le sage médecin, reste à savoir si c’est un système A, un système B ou plus simplement le système D ? Demandez donc à la daubinette, elle vous le dira !

  2. #2
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    [align=left:816beecb76] Mais que signifiait toute cette mise en scène ? Tout cela cachait-il un crime ? Le vrai baron et sa fille avaient-ils été éliminés ? Ou bien n’était-ce que les préparatifs d’un crime dont l’exécution nécessiterait l’aide du jardinier indien ? « Il a encore quelque chose d’important, d’essentiel à terminer … », avait déclaré le pseudo-baron. Quelle était donc cette tâche que devait accomplir UL, même agonisant ? Et si le vieil homme dans la villa tenait le rôle du baron, où se trouvait le vrai, ainsi que sa fille ? Etaient-ils tous deux en voyage ? Ou bien déjà morts ?
    « … Il faut absolument trouver une réponse à ces questions, se disait le Dr Kircheisen en nouant d’un geste décidé son nœud de cravate devant le miroir. Il y a d’ailleurs encore autres points obscurs, que mon hypothèse selon laquelle « le baron fou » et le vieillard de la villa seraient deux personnes différentes ne parvient pas à éclaircir. Comment le tik paluga a-t-il été introduit dans la villa ? Comment est-on parvenu à le transporter vivant jusqu’en Europe ? L’Indien aurait pu le ramener avec lui, mais il a quitté son pays voici un an et demi et le serpent a à peine trois mois. Cela dépasse mon entendement. Et le miroir brisé ? « Mon Dieu ! j’avais oublié celui-là ! » s’est écrié le baron. Effectivement, lorsque j’y réfléchis maintenant, je n’ai pas remarqué un seul miroir dans toute la maison. Une étrange lubie que celle d’interdire à sa fille de se regarder dans le miroir !
    « Sa fille … Ce serait abominable si elle aussi était impliquée dans cette histoire ! Il s’est passé là-bas quelque chose de grave, de terrible peut-être … La nervosité du pseudo-baron, le désespoir du vieux serviteur, l'atmosphère sombre et angoissante de la maison vide, tout cela me fait craindre le pire. Dieu fasse que la demoiselle ne soit au courant de rien, qu’elle soit étrangère à ceci, quoi qu’il puisse arriver.
    « Cette jeune demoiselle … songeait le Dr Kircheisen en arpentant sa chambre, rien que pour elle je remercie le hasard qui m’a conduit dans la maison du baron. Qui aurait pu croire une chose pareille ? Moi qui, de ma vie, n’ai jamais accordé d’intérêt aux femmes, qui ne me suis jamais soucié d’elles et qui ne me suis occupé que de mes livres et de mon travail ! Je n’ai d’ailleurs jamais regretté d’avoir choisi cette vie d’ermite. J’ai toujours eu une sorte d’intime conviction que la faute en incombait non pas à moi, mais aux femmes elles-mêmes. Oh, certes ! je n’ai peut-être jamais fait l’effort nécessaire, mais j’étais persuadé que cela n’en valait pas la peine. Et voici soudain que se présente l’une d’elles, qui correspond exactement à celle que j’ai toujours désirée au fond de moi-même. Cette femme dont j’ai rêvé toute ma vie, je la trouve là, maintenant, devant moi ! Ce n’est pas le produit de mon imagination. Elle existe effectivement, en chair et en os, elle ne vit pas dans une contrée exotique, mais à deux pas d’ici, dans la même ville, et je peux la rejoindre chaque jour, quand je veux, en moins de vingt-cinq minutes ! Comment se fait-il que je ne l’aie jamais rencontrée auparavant ? Qui sait combien de fois déjà nous nous sommes promenés tous les deux à la même heure sur le Graben, nous nous sommes arrêtés devant la même vitrine et avons déjeuné, durant la même matinée au Kriau ?
    [/align:816beecb76]


    La jolie baronne a visiblement conquis le coeur de l’homme de l’art, qui n’a pu résister à la vue de sa chevelure blonde, de ses grands yeux bleus et de ses bras potelés qui ont ceci de particulier que si on les expurge de la seule voyelle qu’ils contiennent, on obtiendra le mnémo de la seconde daubinette que je vous propose.

  3. #3
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    [align=left:e98acea0eb] Et moi qui, avec ma malchance habituelle, suis toujours arrivé cinq minutes trop tard ou trop tôt !
    « Qu’elle soit jolie n’est pas uniquement ce qui m’a rendu amoureux fou d’elle. Non, il y a autre chose : c’est cet état d’âme merveilleux, comme je n’en ai jusqu’à présent rencontré chez aucune autre femme. La manière dont elle courait dans le jardin derrière son cerceau … Vive, spontanée, exubérante ! Pour redevenir à nouveau, quelques instants après, sur la terrasse, une grande dame. Avec quelle grâce elle inclina sa petite tête, lorsque son père me la présenta ! Une vraie dame du monde !!! Et quelques secondes après, elle jouait à nouveau par terre et cassait sa tirelire, saisie d’une excitation, d’un accès de curiosité tout à fait charmant. Par quel miracle a-t-elle su, malgré son éducation, tout ce qu’elle déjà vécu et toutes les transformations de son corps, conserver la tendre ingénuité d’une âme d’enfant ?
    « … J’ai eu souvent l’occasion de le dire à mes amis, au cours de nombreuses discussions qui nous ont opposés : la seule femme à laquelle je pourrais m’attacher devrait être à la fois femme et enfant. Ils se sont toujours moqués de moi : « Les deux choses, m’ont-ils dit, répété à souhait, sont inconciliables, l’une succède à l’autre, mais toutes deux ne peuvent se conjuguer ».
    « Or voici justement que je rencontre quelqu’un qui est les deux à la fois, femme et enfant. Il n’existe peut-être qu’un seul être semblable parmi les centaines de milliers et c’est à moi qu’il est donné de faire sa connaissance. Un miracle, un conte de fées, si incroyable que je tremble qu’il ne me glisse entre les doigts. Mais je suis décidé à le retenir ! »
    Le Dr Kircheisen tira plusieurs fois vigoureusement sur sa cravate pour en effacer les plis et ajusta tout aussi énergiquement son gilet. Il avait terminé sa toilette.
    « Certes, se disait-il en passant dans son bureau, il convient d’être prudent … Il s’agit avant toute chose de découvrir qui sont véritablement les deux personnes qui se font passer pour le baron Vogh et la baronne. Evidemment, je ne vais pas être assez sot pour poser directement la question : « Qui êtes-vous donc, monsieur, et pourquoi vous faites-vous passer pour le baron Vogh ? » … Je me garderai bien d’être aussi maladroit. Je ne veux surtout pas éveiller sa méfiance. Il ne doit pas s’apercevoir que j’ai percé son jeu. J’attendrai d’être absolument sûr de mon fait et je lui tendrai un piège. Il faut que je réunisse des preuves avant de le confondre.
    « Devrais-je emmener Fritz avec moi là-bas ? Le pseudo-baron fera dire encore tout simplement qu’il n’est pas là. Rien ne m’autorise, en outre, à crier ainsi la chose sur tous les toits. C’est une affaire qui, provisoirement, reste entre nous deux, le vieil homme et moi-même.
    « Mais comment n’y prendre pour avoir quelque certitude sur l’identité des personnes à qui j’ai eu affaire à la villa ? Le plus simple ne serait-il pas quand même de leur poser directement la question ? »
    [/align:e98acea0eb]


    Dame, comme le docteur a raison ! Evidemment qu’il convient d’être prudent CAR sinon, une personne aussi imposante et puissante lui en ferait avaler ses soupçons, n’êtes-vous pas d’accord ?

  4. #4
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    [align=left:6019aa0ea5] Tandis qu’il réfléchissait ainsi, le Dr Kircheisen s’était assis à son bureau et avait pris en main son courrier. Quelques réclames envoyées par des laboratoires, vantant les mérites des médicaments nouveaux. Deux prospectus d’hôtel. Une facture de plombier. Un sanatorium demandant le transfert de malades. Quelques revues scientifiques : Le Magazine médical, Recherches toxicologiques, Informations pharmaceutiques et – « Tiens, qu’est-ce que c’est ? – La Montagne, « Revue d’alpinisme et d’escalade ». Comment se fait-il que cette brochure soit arrivée ici dans mon courrier ? Il y a également une lettre. Je reconnais l’écriture. C’est celle de Fritz. Mon Dieu, c’est vrai ! J’ai complètement oublié de l’appeler ! Que dit-il ? »
    Le Dr Kircheisen décacheta la lettre et lut :
    « Mon cher Franz,
    Je t’ai attendu hier soir en vain au café. J’ai essayé de te téléphoner à deux reprises, mais n’ai pu évidemment te joindre. Le numéro de La Montagne que je t’adresse sous bande par le même courrier contient quelque chose qui va sûrement t’intéresser : le compte rendu d’un exploit sportif exceptionnel du « baron fou », que tu soignes probablement en ce moment. Je te saurais gré de bien vouloir me raconter en détail ce qui lui est arrivé et de me donner de ses nouvelles.
    Amicalement,
    Fritz ».
    Le Dr Kircheisen reposa la lettre et sortit de sa liasse de courrier le numéro en question de La Montagne. Il parcourut le sommaire. « Nouvelles postes dans la région de Karwendel. Avec carte géographique et onze simili-gravures d’après les photographies originales ». Très bien. Passons. « Refuges dans la Sierra Nevada ». Ce n’est pas cela non plus. « Guide dans les Dolomites ». Le Dr Kircheisen feuilleta la brochure avec impatience. « Note sur la réglementation du gîte du Pizzo Stella ». Un article nécrologique sur les victimes de l’avalanche du Bruderkogel. Ah ! enfin : « La première de la face nord du Cima Undici, par le baron Félix von Vogh. ‘Conférence du 2 septembre devant la Société scientifique) ».
    Le Dr Kircheisen laissa retomber la brochure … « J’ai trouvé ce que je cherchais, se dit-il, le moyen de démasquer le pseudo-baron. Le vrai baron Vogh a fait l’ascension du … comment déjà ? du Cima Undici. Il a même donné une conférence à ce sujet. Il doit donc se souvenir de tous ces détails. Et si je sondais le vieil homme de la villa sur cet épisode ? Je le mettrais certainement dans le pire embarras. « Ainsi donc, monsieur, lui dirais-je, vous n’avez jamais escaladé le Cima Undici ? Ayez donc l’obligeance de me dire qui vous êtes réellement, puisque vous n’avez rien à voir avec le baron Vogh … » Voilà ce que je lui dirais en face. Je n’ai plus qu’à lire attentivement cet article, à bien noter quelques détails et à amener plus tard la conversation sur ce sujet … Regardons cela tout de suite … »
    [/align:6019aa0ea5]


    La quatrième daubinette est ma foi très facile à deviner : il suffit pour cela remplacer l’unique voyelle que comporte le mnémo de la valeur précédente par une autre voyelle et voilà, le tour est joué !

  5. #5
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    [align=left:b55ecd830d] Le Dr Kircheisen s’installa confortablement dans son fauteuil, jeta un coup d’œil sur l’horloge et commença à lire :
    « La face nord du Cima Undici n’avait encore jamais été vaincue avant mon expédition victorieuse du 24 mai de cette année. Ce sommet n’avait été jusqu’à présent escaladé que par la face sud-ouest, et ceci à deux reprises. L’ingénieur écossais Mac Gulloch tenta certes l’ascension de la face nord, mais malgré toute son obstination, trouva la mort au mois d’août 1891, alors qu’il était arrivé au niveau de la seconde cheminée. Seul, depuis cette date, Martin von Curtis osa renouveler une tentative pour vaincre le Cima Undici par la route nord. Mais il se vit contraint de renoncer trois cents mètres après le début de la montée.
    « Le 24 mai à trois heures, je quittai donc le petit village de Salo en compagnie du guide Jakob Schwarzinger, de Heiligenblut, qui m’a accompagné dans la plupart de mes expéditions, grandes ou petites. Après plusieurs heures de marche, nous atteignîmes la cavité baptisée Osteria par les gens du pays et qui est également mentionnée dans le rapport de von Curtis. Juste au-dessus de celle-ci commence la montée, avec un plateau rocheux incliné vers l’avant, légèrement en saillie et qui forme en haut comme une sorte de rampe. L’obstacle paraît de prime abord difficile à franchir, mais ne pose pas de problèmes insurmontables à des spécialistes bien entraînés. Il nous suffit de chercher une prise dans l’interstice de la roche tout en prenant appui avec les jambes, de l’autre côté, sur la paroi pentue de la grotte, de manière à placer notre corps presque à l’horizontale ; une fois dans cette position, il s’agissait de lancer le plus rapidement possible le pied gauche dans le vide vers un nouvel appui et d’effectuer un rétablissement en agrippant fermement la rampe de la main droite. »
    Le Dr Kircheisen laissa retomber la brochure et secoua la tête. « Et dire qu’il y a des gens qui prennent plaisir à ce genre de choses. Lancer le pied gauche dans le vide ! Non merci ! très peu pour moi … Mais continuons … »
    /…/
    « Jacob Schwarzinger marchait devant, j’étais environ à une dizaine de pas derrière lui. Sur notre droite, la paroi tombait à pic, sur une hauteur de douze cents mètres à peu près. Appuyé contre un rocher, je laissais glisser la corde entre mes doigts et observais avec la plus grande attention l’admirable travail de Schwarzinger ; c’est alors que j’entendis soudain un léger craquement, le bruit caractéristique d’une roche qui se détache. Et effectivement ! Une pierre roule sous le pied droit de Schwarzinger et dévale sur le côté. Le pied, sur lequel portait tout le poids du corps, dévisse. J’empoigne la corde, prêt à me plaquer contre le rocher, mon brave Schwarzinger à qui rien ne peut faire perdre son sang-froid, apparaît assis à califourchon sur l’arrête et, tel un vrai dieu, se tourne vers moi en riant. Puis il rampe tranquillement pour regagner le bord. »
    « C’est trop ! J’arrête là … décida le Dr Kircheisen en reposant la brochure, c’est presque plus impressionnant à lire que si on avait été oublié de l’accomplir soi-même ! Quelle folie ! Quelle témérité ! Les gens ont vraiment ce qu’ils méritent, lorsqu’ils se rompent le cou … »
    [/align:b55ecd830d]


    Tout laisse croire que ce pseudo-baron a trucidé le vrai et a pris sa place, et pourtant, je n’arrive pas à m’en convaincre, je trouve que c’est trop cruel, trop culotté, aussi, pour faire ça, il faut être un vrai GIBier de potence ! Réfléchissez à ce que je vous dis, et en attendant de pouvoir vous former votre propre opinion, trouvez-moi le mnémo de la daubette No 5 qui traîne quelque part par ici, complètement inversé !

  6. #6
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    [align=left:171e402eeb] Confondre le pseudo-baron de la villa sera désormais un jeu d’enfant. Je n’ai qu’à amener la conversation sur l’alpinisme. On n’oublie pas ce genre de choses, elles restent gravées à jamais dans votre mémoire. Je vais tout simplement apprendre par cœur la description de quelques-uns des épisodes les plus terrifiants. Mais surtout retenir le nom du guide. Comment s’appelle-t-il, déjà ? Ah oui, c’est cela : Jakob Schwarzinger, de Heiligenblut. Mémoriser également quelques autres lignes, le passage de la troisième cheminée par exemple … à condition que je ne sois pas saisi moi-même de vertige dans l’escalier !.. »
    Le Dr Kircheisen prit son chapeau, sa canne et son manteau, descendit l’escalier et sortit dans la rue, tout en marmonnant sans cesse, pour lui-même :
    « … nous hissâmes péniblement, périlleusement, à l’intérieur de ce puits d’une hauteur de sept mètres … : Jakob Schwarzinger, de Heiligenblut ! : Jakob Schwarzinger, de Heiligenblut !... »
    Il tombait une pluie fine lorsque le Dr Kircheisen descendit de l’automobile, devant la villa. Une bruine que l’on sentait à peine, que l’on remarquait seulement en voyant les petites flaques d’eau sur le pavé trembler sans cesse à cause des gouttes. Le Dr Kircheisen resserra sur lui son imperméable et ouvrit la porte du jardin avec le pressentiment très vague, mais néanmoins oppressant qu’une nouvelle et redoutable surprise l’attendait dans cette maison.
    Cette impression se dissipa dès qu’il pénétra dans le vestibule. La première personne qu’il rencontra était la jeune dame qu’il avait prise pour la baronne Vogh jusqu’à sa conversation avec l’actrice. Elle se tenait au milieu de la pièce, une corde à sauter à la main, et répétait avec beaucoup d’application et même une certaine fierté toute une série de sauts identiques. La vue du médecin ne lui parut pas une raison suffisante pour interrompre ses exercices. Dans un coin de la pièce, une femme de chambre s’affairait avec un balai. Il semblait que le baron eût engagé de nouveaux domestiques.
    - Vous pratiquez là un sport tout à fait sain et bénéfique, baronne ! déclara le médecin pour engager la conversation.
    - Cent quarante-trois, cent quarante-quatre, cent quarante-cinq … fit la demoiselle pour toute réponse.
    - C’est un bon moyen pour entretenir la souplesse et l’élasticité du corps … poursuivit imperturbablement le Dr Kircheisen.
    - Cent quarante-huit, cent quarante-neuf, cent cinquante !
    Elle jeta sa corde à sauter et se tourna vers le médecin :
    - C’est très difficile, dit-elle, d’aller jusqu’à cent cinquante sans tomber.
    - J’ai déjà eu l’occasion ce matin d’admirer vos performances de gymnastique, répondit le médecin dans le souci d’entretenir la conversation qu’il avait réussie à engager.
    - Ah oui ! Et où cela ? fit-elle en étouffant à peine un bâillement, sans faire le moindre effort pour dissimuler combien cette conversation l’ennuyait.
    [/align:171e402eeb]


    Bon Dieu, ces alpinistes, ils n’ont peur de rien, toutes ces hauteurs qu’ils conquièrent, c’est ahurissant non ? Eh bien, notre valeur pourrait elle aussi donner dans l’escalade (ce que je lui souhaite cordialement, du reste) car les hauteurs, elle s’y connaît, même si ce n’est pas en français.

  7. #7
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    [align=left:4b97d41fa6] Le Dr Kircheisen commença à se sentir gêné … Ah, si l’on pouvait apprendre la manière dont il convient de s’entretenir avec une jeune dame de la bonne société !
    - Avec quelle extraordinaire habileté vous avez escaladé la fenêtre, baronne ! dit-il enfin.
    En prononçant ces mots, il eut aussitôt le sentiment d’avoir commis un impair. « Une dame du monde se livre-t-elle à ce genre de facétie qu’il vaut peut-être mieux ne pas relever cette manie … Je l’ai certainement mise très mal à l’aise … »
    - Vous m’avez vue ? demanda la demoiselle, moi aussi je vous ai vu !
    Elle parlait d’une voix tout à fait naturelle, sans laisser paraître le moindre embarras … « L’assurance d’une dame du monde ! » pensa le médecin avec un regard admiratif.
    - Vous étiez assis dans la voiture avec maman … poursuivit la baronne après un moment.
    - J’étais dans la voiture avec qui ? demanda le Dr Kircheisen.
    - Avec maman ! Avec Melitta !
    « Hélas ! songea le médecin, elle aussi joue la comédie ! Elle se fait passer pour la véritable baronne. Elle, si ingénue, si spontanée, est néanmoins capable de dissimulation. Elle aussi a appris à mentir ! Quel dommage !... »
    - Mlle Ziegler serait donc votre mère ? s’enquit le médecin.
    - En fait, reprit-elle, elle va épouser papa dans quelques semaines, j’ai bien le droit de l’appeler déjà maman !
    « … Elle aussi prétend m’abuser. Elle aussi voudrait me faire croire à tout ce tissu de mensonges ! Elle fait également partie du complot … Sa candeur, sa naïveté : comédie que tout cela ! Et moi qui ne me suis aperçu de rien ! » se disait le Dr Kircheisen, furieux contre lui-même.
    - Elle me faisait la tête, aujourd’hui, ma maman ! Elle est partie sans un regard pour moi … ajouta la demoiselle d’un air songeur.
    « Tiens, tiens ! Notre petite comédienne se doute apparemment de mes soupçons. Elle essaye de trouver une explication quelconque au désintérêt de sa prétendue maman … »
    - Je sais pourquoi elle était fâchée contre moi. C’est à cause de la brosse.
    - A cause de quoi ?
    - A cause de la brosse ! Je lui ai glissé une brosse dans son lit l’autre jour, quand j’étais chez elle avec papa.
    Le Dr Kircheisen sursauté … Comment était-il possible qu’elle fût au courant de ce petit incident qui s’était effectivement produit dans l’appartement de l’actrice ? C’est Melitta Ziegler elle-même qui lui en avait parlé. Etait-il donc finalement injuste avec la demoiselle ? Serait-elle quand même la baronne Vogh ?... Le Dr Kircheisen voulait en avoir le cœur net.
    - Quand étiez-vous donc chez Mlle Ziegler ? demanda-t-il.
    - Attendez voir … Quand était-ce, déjà ? Nous sommes aujourd’hui vendredi … mercredi … mardi, oui, c’est cela, nous y sommes allés mardi, papa et moi !
    [/align:4b97d41fa6]


    Quand même, je trouve que la baronne est un tantinet trop infantile. Elle se conduit comme une gosse, une espèce d’enfant prodIGE, mais ce n’est plus de son âge, non ?

  8. #8
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    [align=left:3e75eba62d] Mardi, c’était exact ! Toutes les hypothèses échafaudées par le Dr Kircheisen s’écroulaient comme un château de cartes. Mais alors, c’était donc l’actrice qui l’avait trompé ? Elle avait fait semblant de ne pas connaître sa future belle-fille ! Dans quel but ?
    - Tout ce que vous m’avez raconté est-il bien vrai, baronne ?
    - Quelle raison aurais-je de vous mentir ? J’ai effectivement glissé une brosse dans son lit. Ce n’est pas bien grave, après tout ! C’était pour m’amuser. On va se réconcilier …
    La baronne saisit sa corde à sauter et sortit dans le jardin. Il avait cessé de pleuvoir.
    - Attendez encore un peu, baronne. J’espère que je ne vous ai pas froissée, au moins ? lui cria le médecin.
    Mais elle courait déjà dans l’allée et ne l’écoutait plus.
    « Cette fois-ci, je l’ai vraiment vexée, se dit le médecin avec consternation. Il y avait certainement dans le ton sur lequel je lui ai parlé quelque chose qu’elle a ressenti comme un manque de tact ou de déférence de ma part. Elle est partie sans même un mot. Comment ai-je pu être aussi maladroit, vraiment aussi maladroit ! »
    - Docteur, vous voilà enfin ! J’ai appelé chez vous, mais on m’a dit que vous étiez déjà en route pour venir ici !
    - Il est arrivé quelque chose, monsieur le baron ? demande le Dr Kircheisen en avançant vers le vieil homme qui venait d’entrer dans le vestibule, en proie à une certaine agitation.
    - Pensez donc ! Ulam Singh s’est réveillé ! Docteur, c’est bon signe, n’est-ce pas ?
    - En tout cas …
    - Il parle, docteur ! Il m’a parlé !
    - Je vais aller le voir tout de suite !
    L’étant de l’Indien avait effectivement évolué. Il était toujours étendu sur le lit. Mais tous les muscles de son visage s’agitaient violemment, ses traits se crispaient en d’incessantes contractions. De petites gouttes de sueur perlaient sur son front. Il proférait des mots et des cris dans un idiome incompréhensible, sa voix était roque, avec un timbre parfois flûté. Sa longue barbe noire s’étalait sur la couverture, telle une lanière de fouet.
    C’était un spectacle effrayant de voir cet étranger sorti d’une contrée exotique lutter ainsi farouchement contre la mort.
    Le Dr Kircheisen, à ce moment, ne pensait plus au comportement désobligeant de la baronne qui, quelques instants auparavant, le préoccupait encore tant. Il était redevenu médecin, rien que médecin, et n’avait d’autre pensée que le souci de son patient.
    - Vous comprenez ce qu’il dit ? demanda-t-il au baron.
    - En partie. Il parle à nouveau dans sa langue maternelle, le maharatti.
    - Qu’est-ce qu’il veut ?
    Le baron tendit l’oreille pendant quelques secondes pour saisir les cris poussés par le malade dans sa fièvre.
    - Ah oui ! fit-il, encore cette vieille histoire ! Il répète qu’il n’y est pour rien. Ce n’est pas lui, mais un certain Nahob Ram qui aurait monté la garde cette nuit-là.
    - Qu’est-ce que cela veut dire ? demanda le médecin.
    [/align:3e75eba62d]


    Mais vous n’avez que faire de mes élucubrations, vous qui n’avez qu’une envie, trouver la clé du mystère. Eh bien, ma petite No 8 peut vous en fournir une, et ce sera une clé anglaise !

  9. #9
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    [align=left:4550e0e591] - Je ne vous en ai pas encore parlé ? Ulam Singh a été autrefois serviteur du temple de Parvati, à Agra. Mais il a été exclu de sa caste à la suite d’un très grave sacrilège qui a été commis dans le temps. C’est la raison pour laquelle il est venu avec moi en Europe. Ses jours étaient en danger, s’il restait à Agra. Cela faisait longtemps qu’il n’avait plus reparlé de tout cela. Et c’est dans le délire de la fièvre que cette vieille histoire resurgit maintenant à sa mémoire.
    - Est-ce que l'on peut trouver de la glace dans cette maison ?
    - Evidemment ! répondit le baron en appuyant sur la sonnette.
    Tandis que le baron donnait ses instructions au domestique, le médecin sortit un mouchoir pour tamponner les gouttes de sueur sur le front du malade.
    A cet instant l’Indien se redressa sur son lit. Il fixa le baron de ses yeux écarquillés :
    - Chanv … ! proféra-t-il d’une voix roque.
    L’effet que produisit ce mot sur le baron fut extraordinaire. Il se leva d’un bond se son fauteuil, saisir la main du malade et mit son oreille contre la bouche de l’Indient.
    - Oui, Ulam Singh! On va t’apporter du chanvre tout de suite !
    - Qu’est-ce qu’il veut ? demanda le médecin.
    - Du chanvre.
    - Il délire. Ne faites pas attention !
    - Pas du tout ! s’écria le baron en proie à une agitation croissante, il sait au contraire très bien ce qu’il dit ! Parfaitement bien ! Il parle tout à fait normalement.
    - Mais regardez donc ! Qu’est-ce que cela veut dire encore ?
    D’un geste brusque, l’Indien avait arraché au médecin le mouchoir avec lequel il essuyait la sueur de son front. Celui-ci vit alors avec effroi le malade enfoncer son butin dans sa bouche pour essayer de l’avaler gloutonnement.
    - Attention ! s’écria le Dr Kircheisen, vite, aidez-moi ! Il va l’avaler !
    - Laissez-le faire, docteur, laissez-le !
    Le médecin dut mettre toute son énergie pour parvenir à arracher le mouchoir des dents de l’Indien qui se débattait vigoureusement.
    - Mon Dieu, pourquoi ne l’avez-vous pas laissé tranquille ? gémit le baron.
    - Pensez-vous encore que le malade ait toute sa raison ? Il délire, il ne sait plus ce qu’il fait ! dit le médecin en reprenant son souffle, tant il avait dû livrer un véritable combat avec son patient.
    - Il savait très bien ce qu’il faisait. Vous auriez dû le laisser tranquille ! s’écria le baron en colère.
    Il se pencha sur le malade qui, totalement épuisé, reposait maintenant sans réaction sur son lit.
    - Ulam Singh! cria-t-il, Ulam Singh! Il n’entend plus ! Il ne me comprend plus !
    - Il ne vous a pas compris non plus tout à l’heure, pas même entendu. Il délirait !
    - Non ! Il avait toute sa raison ! Il m’a immédiatement réclamé du chanvre, dès qu’il m’a reconnu. Je l’ai bien entendu crier distinctement le mot « chanvre » !
    - Et alors ? Qu’est-ce que cela prouve ? poursuivit le médecin.
    - Rien ! dit soudait le baron d’une voix faible, en baissant la tête. Vous avez raison, il délirait simplement.
    [/align:4550e0e591]


    Vraiment, je ne comprends pas pourquoi le baron tient tant au rétablissement de son jardinier. J’ai quant à moi MILle hypothèses les unes plus insolites que les autres, et vous ?

  10. #10
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    10

    [align=left:348193863c] - Je crois qu’une poche de glace et une nouvelle injection antitoxine sont les meilleurs moyens pour combattre la fièvre. Le malade a d’ailleurs encore étonnamment de force. J’ai dû littéralement lutter avec lui.
    - Vous auriez dû le laisser faire, fit le baron, songeur.
    - J’aurais dû lui laisser avaler mon mouchoir ? Mais il se serait étouffé !
    - Oh non ! Il l’aurait aussitôt retiré de lui-même. Il voulait simplement purifier l’intérieur de son corps. Vous ne connaissez probablement pas les rites des sadhus indiens. Ils enseignent que la purification de l’intérieur du corps au moyen d’un bout d’étoffe conduit à un degré supérieur de la perfection de l’âme.
    - Je ne vous comprends pas, monsieur le baron. Vous venez de me parler maintenant des bizarreries et des divagations de la mystique indienne ?
    - Plaise à Dieu que ce soient des divagations et qu’il y ait un réveil ! fit le baron tout bas, presque pour lui-même, en regardant le médecin qui était en train de placer la compresse de glace sur le front du malade.
    - C’est tout ce que nous pouvons faire pour l’instant, dit le médecin.
    - Il va déjà mieux aujourd’hui, n’est-ce pas, docteur ? Beaucoup mieux, vous ne trouvez pas ? fit le baron.
    - Apparemment, répondit laconiquement le médecin.
    Il ne voyait aucune raison pour inquiéter davantage le vieil homme en lui disant qu’à son avis le délire du patient annonçait la dernière phase de l’agonie. Ulam Singh n’avait plus que quelques heures à vivre.
    Le baron avait retrouvé aussitôt sa bonne humeur.
    - Vous me ferez bien le plaisir de dîner avec moi ? Nous ne serons que tous les deux …
    - Et la baronne ? interrogea le Dr Kircheisen.
    - Ma fille a déjà dîné avec sa nouvelle dame de compagnie, répondit le baron. Je vous prierai d’ailleurs d’être très indulgent. Je ne peux absolument pas répondre de la nouvelle cuisinière, elle n’est que depuis trois heures dans cette maison. Non, nous n’allons pas au jardon. Nous mangeons au premier étage, il est impossible de rester sur la terrasse, avec le temps qu’il fait.
    Le baron s’effaça poliment pour laisser passer le médecin. « C’est le moment … se dit le Dr Kircheisen. Je vais lui tendre un piège … »
    -Si je ne m’abuse, monsieur le baron, c’est vous qui avez réalisé la première du Cima Undici dans la chaîne du Brenta ?
    Le vieux monsieur s’arrêta immédiatement et regarda le médecin, l’air surpris.
    - Vous êtes au courant ? Vous vous intéressez à l’alpinisme ? Vous pratiquez peut-être vous-même ?
    - Un peu. En quelque sorte en dilettante, dit le médecin.
    Le baron saisit vivement la main du Dr Kircheisen et la lui serra avec émotion.
    - Vous aussi ! C’est merveilleux ! Et c’est maintenant que vous me le dites !
    - Quand déjà avez-vous réalisé cette ascension ? l’interrompit sèchement le médecin.
    - Je peux vous le dire très exactement, c’était au printemps de cette année, le 24 mai.
    Le médecin sourit … Au printemps de cette année ! Dire que le vieil homme ne s’apercevait même pas de l’absurdité de son affirmation ! Pourtant, curieusement … la date était exacte. « Le 24 mai, à trois heures du matin », disait le numéro de La Montagne.
    [/align:348193863c]


    Tiens, ces messieurs vont dîner et ensuite, je parie qu’ils vont s’allumer un bon cigare bien odorant. C’est là que notre daubinette No 10 aurait son mot à dire elle dont le patronyme est affilié à une chose sans laquelle les cigares n’existeraient même pas.

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