Vous souhaitez vous documenter sur certaines thèmes relatifs à la bourse, n'hésitez pas à consulter notre espace dédié à la formation : "comprendre la bourse"
Page 1 sur 5 123 ... DernièreDernière
Affichage des résultats 1 à 10 sur 41
  1. #1
    Senior Member Jedi Trader Avatar de xenia
    Date d'inscription
    April 2003
    Messages
    6 196

    Les daubinettes découvrent le vaste monde

    Aujourd’hui, nous avons l’honneur de vous présenter Selma Lagerlöf (1858 – 1940). Cette remarquable diseuse d’histoires merveilleuses, sombres, mélancoliques, ressemblant à la nature du pays dont elle était originaire, la Suède, cette pauvre nature nordique, illuminées cependant par sa gaieté légère et tendre, son humanisme, - non, son humanité, - et sa poésie qui sont autant de rayons de soleil. Ses histoires. peuplées de fantômes et d’amours sauvages, indomptables, se balancent doucement sur les ailes dorées de la rêverie, mais n’en sont ps moins exemptes du côté démoniaque, satanique. Nous ne saurions assez vous recommander de lire son Histoire de Gösta Berling ou encore Les sous de messire Arné, tout en vous postant ci-dessous deux histoires d’un autre livre, Les reines de Kungahälla.
    Pour ce qui est des images, c’est un artiste peintre russe, Nicolas Rerikh, qui en est l’auteur. L’œuvre de cet artiste a débuté tout au début du XX siècle (elle en a toutes les caractéristiques, du reste). Il a peint l’antiquité russe et nordique, avant d’avoir voyagé dans les Indes et le Tibet, après quoi, à partir des années 1930, il a consacré ses efforts (méritoires, mais artistiquement bien moins réussies, à mon humble avis) aux mystères lamaïstes.


    La Reine de la forêt


    [align=left:aa95106d89] Marcus Antonius Poppius était un marchand romain estimé. Il commerçait avec des pays éloignés et, du port d’Ostie, il envoyait des trirèmes bien équipées en Espagne, en Grande-Bretagne et même à la côte nord de la Germanie. La chance le favorisait et il amassa d’incroyables richesses qu’il se réjouissait de laisser en héritage à son fils unique. Toutefois, malheureusement, ce fils n’avait pas hérité des capacités de son père. Ah ! le monde entier connaît cette situation ! Fils unique d’un homme riche ! A-t-on besoin d’en dire davantage ? Ç’a toujours été la même histoire.
    On pourrait croire que les dieux donnent aux riches ces paresseux intolérables, ces crétins veules, blêmes et fatigués pour fils afin de montrer aux hommes la bêtise infinie d’amasser des richesses. Quand donc les hommes ouvriront-ils les yeux ? Quand se mettront-ils à prendre en considération les enseignements des dieux ?
    [/align:aa95106d89]

    Le patronyme de notre daubinette initiale se compose de deux syllabes dont la première désigne un de nos Smiliens les plus émérites, tandis que la seconde nomme une artère familière à chaque Romain, et Marcus Antonius Poppius s’y est promené, à n’en pas douter, de multiples fois. Chose curieuse, le mnémonique de la valeur inverse quelque peu l’ordre des lettres et obtient ainsi le nom d’un personnage byblique pour lequel plusieurs des Smiliens dont très certainement Mareva, Ronin, Ayron, Dip et de manière générale, tous les maîtres d’animaux de compagnie dont moi-même avons le plus grand respect.

  2. #2
    Senior Member Jedi Trader Avatar de xenia
    Date d'inscription
    April 2003
    Messages
    6 196

    2

    [align=left:a726fe7bc5] A l’âge de vint ans, le jeune Silvius Antonius Poppius en avait assez fait pour avoir eu le temps de faire l’expérience de toutes les jouissances de la vie. Il laissait volontiers entendre aussi qu’il était fatigué d’elles toutes, mais en dépit de cela, on ne notait pas d’interruption dans l’ardeur avec laquelle il les pourchassait. Au contraire, il se trouva complètement désespéré quand une malchance opiniâtre et étrange qui se mit d’un coup à le poursuivre, fil une irruption brutale dans sa vie de plaisirs. Ses chevaux numides se mirent à boiter la veille de la course la plus distinguée de l’année, on découvrit ses liaisons amoureuses illicites, son cuisinier le plus habile mourut de paludisme.
    C’était plus que suffisant pour abattre sa force d’âme qui ne s’était pas endurcie à la peine et à l’effort. Le jeune Poppius se sentit si malheureux qu’il résolut de mettre fin à ses jours. Il estima qu’il ne pouvait déjouer d’une manière plus efficace ces dieux de la malchance qui le poursuivaient et faisaient de sa vie une torture.
    On peut comprendre un malheureux qui se suicide pour échapper aux persécutions humaines, mais il n’y a qu’un fou comme Silvius Antonius pour vouloir utiliser un tel expédient afin d’échapper aux dieux. Cela fait penser à l’histoire célèbre de l’homme qui fuyait devant le lion et qui sauta tout droit dans sa gueule béante.
    [/align:a726fe7bc5]

    La deuxième valeur que nous avons choisie est très ordinaire, vraiment, elle est archi-banale encore qu’il s’en échappe l’odeur de la sainteté.


  3. #3
    Senior Member Jedi Trader Avatar de xenia
    Date d'inscription
    April 2003
    Messages
    6 196

    3

    [align=left:6bef46d8b7] Le jeune Poppius avait l’âme bien trop veule pour choisir une mort sanglante. Il ne lui seyait pas non plus de mourir d’un poison douloureux. Toutes choses mûrement pesées, il résolut de mourir d’une douce mort, parmi les vagues. Mais lorsqu’il descendit au Tibre pour se noyer, il ne put parvenir à confier son corps à l’eau sale, lentement progressant, du fleuve. Un long moment, il resta indécis à regarder fixement le courant. Alors il fut saisi de la puissance magique qui va rêvant au-dessus des fleuves. Il éprouva la grande langueur sacrée qui anime les errants inquiets de la nature, il voulut voir la mer.
    « Je veux mourir dans une mer bien bleue que la lumière du soleil transperce jusqu’au fond, dit Silvius Antonius. Mon corps reposera sur un rouge lit de coraux. Les vagues écumantes que je troublerai en sombrant dans l’abîme seront blanches comme neige et fraîches, elles ne ressembleront pas à la mousse sale qui frémit au bord du fleuve. »
    Il se hâta de rentrer à la maison, fit atteler son char et se rendit à Ostie. Il savait qu’un des bateaux de son père mouillait au port, prêt à mettre à la voile. Le jeune Poppius pressa ses chevaux au maximum et réussit à parvenir à bord au moment précis où l’on levait l’ancre. On comprendra facilement qu’il n’ait pas considéré avoir besoin de bagage ou d’équipement. Il ne se soucia même pas de demander au capitaine quelle route on prendrait. De toute manière, on prenait la mer et cela lui suffisait.
    [/align:6bef46d8b7]

    Quel esthète, cet Silvius : il veut mourir dans une mer bleue, voyez-vous ça ? C’est ce qui s’appelle une information vitale, non ? et c’est ce qui le rapproche de notre troisième daubinette qui s’y consacre justement.


  4. #4
    Senior Member Jedi Trader Avatar de xenia
    Date d'inscription
    April 2003
    Messages
    6 196

    4

    [align=left:bed9ce2be8] Il ne fallut pas longtemps non plus pour que le jeune suicidaire obtienne ce qu’il souhaitait. La trirème avait quitté l’embouchure du Tibre et la Méditerranée s’étendant devant Silvius Antonius, bleue, étincelante d’écume et luisante de soleil. La mer était telle qu’elle incita Silvius Antonius à croire à l’affirmation des poètes qui disent que l’eau houleuse n’est qu’un mince voile cachant le plus beau des mondes. Il lui fallut croire leurs propos : que celui qui transperce courageusement la surface de l’eau atteint aussitôt le château de perle des dieux. Le jeune homme se félicita d’avoir choisi cette façon de mourir. En fait, on ne pouvait appeler ainsi la chose : il était impossible de croire que cette belle eau pût tuer. Ce n’était qu’un raccourci pour pénétrer dans un monde dont les jouissances ne seraient pas traîtresses et ne laisseraient pas que lassitude et dégoût.
    Ce fut avec peine qu’il parvint à mettre un frein à son ardeur. Mais le pont tout autour de lui était empli de marins. Même Silvius Antonius pouvait comprendre que s’il sautait maintenant à la mer, la conséquence serait tout simplement qu’un des alertes marins de son père se jetterait à l’eau et le repêcherait.
    Entre temps, le capitaine, puisque la voile avait été hissée et que les rameurs avaient pris la bonne vitesse, s’avança très courtoisement vers lui.
    « Ainsi, tu as l’intention de m’accompagner jusqu’en Germanie, cher Silvius, dit-il. Tu me fais grand honneur. »
    [/align:bed9ce2be8]

    C’est ainsi que naissent les mITEs, n’est-ce pas ? Les poètes ont depuis toujours ressenti la nécessité d’enjoliver les choses et je trouve cette propension très plaisante, car l’expression « le château de perle des dieux » et belle.
    Mais que vois-je, bon Dieu, j’ai encore écrit n’importe quoi : la bonne orthographe est « mythe », pas vrai ?


  5. #5
    Senior Member Jedi Trader Avatar de xenia
    Date d'inscription
    April 2003
    Messages
    6 196

    5

    [align=left:91bec43467] Le jeune Poppius se rappela soudain que cet homme n’était jamais rentré de voyage sans lui rapporter en présent quelque objet extraordinaire des pays barbares qu’il visitait. Il lui avait donné un morceau de bois dont les sauvages tiraient du feu, de grandes cornes de bœufs qu’ils utilisaient comme vaisseaux à boire, et un collier de dents d’ours qui avait été le signe distinctif d’un grand chef.
    Cet homme magnifique rayonnait de la satisfaction d’avoir le fils de son maître à bord de son bateau. Il tenait pour une preuve nouvelle de la sagesse du vieux Poppius d’envoyer son fils dans des pays lointains et de ne plus le laisser aller parmi les jeunes Romains paresseux, pour apprendre la mollesse.
    « En vérité, Galenas, dit-il, je n’ai pas envie de t’accompagner pour ce voyage, je crains qu’il me faille te demander de me débarquer à Bajae. J’ai pris ma décision trop tard. Tu me vois ici sans bagage et sans argent. »
    Mais Galenas l’assura que ce n’était pas pour un oubli si aisément réparable qu’il devait renoncer à ce voyage. N’était-il pas sur le bateau bien équipé de son père ? Il ne manquerait ni de vêtements chauds doublés de fourrure si le temps devenait vif, ni de légers habits d’étoffes syriennes comme les marins avaient coutume d’en porter lorsqu’ils croisaient par beau temps dans quelque archipel accueillant.

    ***
    Trois mois après son départ d’Ostie, la trirème de Galenas s’engagea à la rame dans un archipel hérissé d’écueils. Ni le capitaine ni l’équipage ne savaient bien où ils se trouvaient, mais ils étaient contents d’être, pour un moment, protégés des tempêtes qui faisaient rage dans la mer ouverte.
    [/align:91bec43467]

    Quel veinard ce geune Poppius : pour moi, oublier mes bagages serait un vrai désastre, et lui, on lui a fourni plein de fringues, et pas de n’importe quelles, hein ? des belles toges en LIN syrien !


  6. #6
    Senior Member Jedi Trader Avatar de xenia
    Date d'inscription
    April 2003
    Messages
    6 196

    6

    [align=left:0e252c62b3] On aurait vraiment cru que Silvius Antonius avait raison en prétendant qu’une divinité le persécutait. Personne, sur le bateau, n’avait jamais fait un pareil voyage. Les malheureux marins se disaient qu’ils n’avaient pas eu deux jours de beau temps depuis qu’ils avaient quitté Ostie. Une tempête chassait l’autre. Faim et soif les avaient harassés tandis que jour et nuit, ils s’étaient épuisés jusqu’à perdre le sommeil, à manier les rames et la voile.
    Ce qui accroissait l’abattement des marins, c’est qu’ils n’avaient pu se livrer à aucun commerce. Comment auraient-ils pu s’approcher d’une côte pour étaler leurs marchandises sur le rivage et se livrer au troc par un tel temps ? Au contraire, dès qu’ils avaient vu émerger une côte du temps pluvieux et gris opiniâtre, qui les avait environnés, il leur avait fallu mettre le cap sur la haute mer par crainte des rochers aspergés d’écume. Une nuit qu’ils s’étaient échoués sur un écueil, ils avaient dû jeter à la mer la moitié de la cargaison.
    A l’autre moitié, c’est à peine s’ils osaient penser car ne fallait-il pas craindre que celle-là aussi fût complètement perdue après tous les paquets de mer qui avaient déferlé sur le bateau ?
    [/align:0e252c62b3]

    Et voilà, toute la fine équipe est abattue, effrayée, découragée. Logique : les éléments déchaînés leur ont fait peur. Je me demande comment dans une telle situation réagirait notre chère petite No 6 !


  7. #7
    Senior Member Jedi Trader Avatar de xenia
    Date d'inscription
    April 2003
    Messages
    6 196

    7

    [align=left:ff9b9ff9a9] Ce qui était sûr, c’est que Silvius Antonius n’avait pas fait preuve de chance en mer. Car il vivait encore, Silvius Antonius, il ne s’était pas noyé. Il serait impossible de chercher pourquoi il prolongeait une existence qui ne pouvait être plus agréable maintenant que lorsqu’il était initialement résolu à l’écourter. Peut-être avait-il espéré que la mer s’emparerait de lui sans sa propre participation. Peut-être n’aimait-il plus la mer en fureur, peut-être avait-il résolu de mourir dans l’eau verte et parfumée de sa baignoire de marbre.
    Mais si Galenas et ses hommes avaient su pourquoi le jeune Poppius était venu à bord, ils se seraient très certainement plaints amèrement qu’il n’eût pas exécuté ses desseins, car ils étaient tous convaincus que c’était sa présence qui leur avait apporté cette malchance. Mainte nuit noire, Galenas avait craint que les marins se jettent sur le fils de l’armateur pour le jeter à la mer. Plus d’un d’entre eux raconta qu’au cours des plus affreuses nuits de tempête, il avait vu des mains noires sortir de l’eau et empoigner le bateau.
    Et l’on n’estimait pas avoir besoin de tirer au sort parmi l’équipage pour trouver celui que ces mains voulaient précipiter dans l’abîme. Le capitaine comme l’équipage faisaient à Silvius Antonius l’honneur étrange de croire que c’était à cause de lui que toutes ces tempêtes grondaient à travers les airs et agitaient la mer.
    [/align:ff9b9ff9a9]

    Quand même, pourquoi veut-il en finir avec son existance ? Je trouve que ses motivations ne sont pas très NeTteS, et vous ?
    Serait-ce une manifestation historiquement précoce de spleen, maladie romantique par excellence ?


  8. #8
    Senior Member Jedi Trader Avatar de xenia
    Date d'inscription
    April 2003
    Messages
    6 196

    8

    [align=left:bfbcd433c3] Si, pendant ce temps, Silvius Antonius s’était comporté comme un homme, s’il avait pris sa part du travail et des soucis, peut-être que quelqu’un de ses accompagnateurs aurait eu de la compassion pour lui comme pour un malheureux qui s’est attiré le courroux des dieux. Mais le jeune homme ne s’était pas entendu à gagner leur sympathie. Il n’avait pas pensé à autre chose qu’à se mettre à l’abri du vent et à chercher des fourrures et des couvertures dans la cargaison pour se protéger du froid.
    Toutefois, pour le moment, toutes les plaintes sur le compte de sa présence s’étaient tues. Dès que la tempête eut réussi à chasser la trirème dans l’archipel évoqué plus haut, elle cessa de rager. Elle se conduisit comme un chien de berger qui se tait et se tient tranquille lorsqu’il voit le troupeau sur le bon chemin de la bergerie. Les épais nuages évacuèrent le ciel. Le soleil brillait. Pour la première fois du voyage, l’équipage sentit le bien-être de l’été investir la nature.
    Sur ces hommes harassés par la tempête, l’éclat du soleil et la chaleur firent presque l’effet d’une ivresse. Au lieu de languir après le repos et le sommeil, ils se sentirent comme des enfants rendus joyeux par le matin. L’espoir se remit à flamber en eux. Ils présumèrent qu’ils allaient trouver une grande terre ferme derrière cette masse de rochers escarpés. Ils s’attendaient à trouver des gens, et qui sait ? Sur cette côte étrangère qui n’avait peut-être pas encore reçu la visite d’un bateau romain, leurs marchandises, éventuellement, seraient facilement écoulées.
    [/align:bfbcd433c3]

    Donc, de la représentation de la tempête et autres horreurs, on passe à des images idylliques, c’est bien ça. Justement de belles images, notre daubinette No 8 affirme qu’elle en a plein, plusieurs centaines. Reste à savoir si ça l’aidera à monter pour de bon car pour l’instant, elle ne fait que se vanter !


  9. #9
    Senior Member Jedi Trader Avatar de xenia
    Date d'inscription
    April 2003
    Messages
    6 196

    9

    [align=left:dda2d78838] Ils réussiraient peut-être, finalement, à faire un troc avantageux, à emplir les cales du bateau de grandes peaux d’ours et d’élans, avec de grandes quantités de cire blanche et d’ambre aux éclats dorés.
    Tandis que la trirème continuait à se chercher un passage parmi les écueils qui devenaient de plus en plus hauts et de plus en plus riches de verdure luxuriante et de forêts, on se hâta de la décorer afin qu’elle attire les regards des barbares.
    Le bateau, déjà la plus belle des œuvres humaines sans décorations, rivalisa bientôt, sur la vague, avec l’oiseau le plus bellement emplumé. Récemment ballotté par la tempête et harcelé, il portait maintenant sur son mât une flèche dorée et une voile splendide bordée de pourpre.
    A la proue se dressait une radieuse statue de Neptune et à la poupe, une toile de tissu de soie multicolore. Et que l’on n’aille pas croire que les marins négligèrent de tendre les flancs du bateau de tapis dont les franges traînaient sur l’eau ou d’enrouler des rubans dorés autour des lourdes rames.
    [/align:dda2d78838]

    Comme ils passent vite d’un abattement à l’espoir : regardez, il y a quelques heures, ils avaient peur pour leur vie, et maintenant, ils ornent leur bateau et ils se prennent à rêver aux belles choses qu’ils pourraient troquer contre leurs marchandises. Ainsi va le monde : dès qu’il se retrouve en sécurité, il commence à se creuser les méninges sur la manière de s’assurer le bien-être matériel. Et pour trouver le nom de la valeur No 9, rien de plus facile : c’est le synonyme d’un des mots que j’ai utilisés dans ma dernière phrase.


  10. #10
    Senior Member Jedi Trader Avatar de xenia
    Date d'inscription
    April 2003
    Messages
    6 196

    10

    [align=left:28d49a379a] Les gens du bateau ne gardèrent pas non plus leurs habits imprégnés de sel, qu’ils avaient pendant le voyage et que les tempêtes et l’eau de la mer avaient fait de leur mieux pour transformer en haillons. Ils passèrent des costumes blancs, se ceignirent la taille de pourpre et entourèrent leur chevelure de diadèmes étincelants.
    Même Silvius Antonius sortit de sa veulerie. On eût dit qu’enfin, il se réjouissait de pouvoir s’occuper à quelque chose à quoi il s’entendît. Il se fit raser et couper les cheveux, puis imprégner tout le corps d’essences parfumées. Sur ce, il se revêtit d’un costume qui lui tombait jusqu’aux pieds, attacha un manteau sur son épaule, se mit un large anneau d’or autour des cheveux et, dans le grand écrin que Galenas ouvrit pour lui, cueillit des bagues et des bracelets, des colliers et une ceinture dorée. Lorsqu’il fut tout à fait prêt, il fit un rouleau des rideaux de pourpre de la tente pour être vu des habitants du rivage.
    Pendant ces préparatifs, le bateau s’était avancé en glissant parmi des chenaux de plus en plus étroits et pour finir, les marins s’aperçurent qu’ils étaient parvenus dans l’embouchure d’un fleuve. On fit voile en eau douce. La terre ferme s’étendait de part et d’autre du bateau.
    La trirème glissait lentement sur l’eau scintillante. Le temps était des plus splendides, toute la nature était d’un calme radieux. Et comme cette grande étendue déserte paraissait douce au magnifique bateau marchand !
    [/align:28d49a379a]

    Oh, la nature au calme, l’eau bleue, les rayons du soleil qui réveille toute la faune, les oiseaux qui chantent, les libellules et les COXinelles qui volètent, quel tableau enchanteur !


Page 1 sur 5 123 ... DernièreDernière

Discussions similaires

  1. Particulier ce monde....
    Par ronin dans le forum Xenia
    Réponses: 1
    Dernier message: 05/03/2009, 07h16
  2. Les daubinettes découvrent le meilleur des mondes
    Par xenia dans le forum Actions
    Réponses: 38
    Dernier message: 13/08/2005, 01h18
  3. Les daubinettes découvrent Yahoo
    Par xenia dans le forum Actions
    Réponses: 38
    Dernier message: 01/05/2004, 16h14
  4. Les daubinettes découvrent la solitude
    Par xenia dans le forum Actions
    Réponses: 46
    Dernier message: 05/03/2004, 19h05
  5. Les meilleurs gérants au monde
    Par kurtosis dans le forum Actions, Dérivés, Indices ...
    Réponses: 1
    Dernier message: 27/07/2003, 15h08

Règles de messages

  • Vous ne pouvez pas créer de nouvelles discussions
  • Vous ne pouvez pas envoyer des réponses
  • Vous ne pouvez pas envoyer des pièces jointes
  • Vous ne pouvez pas modifier vos messages
  •