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  1. #1
    Senior Member Jedi Trader Avatar de xenia
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    Les daubinettes intègrent la Turquie

    Bonjour à tous !
    Ces derniers temps, la Turquie est à la mode, l’on peut même dire que les gens branchées ne parlent plus que d’elle. Alors, nos daubinettes sont aller voir ce qu’on écrivait sur la Turquie dans le passé et elles ont découvert un récite de voyage en Turquie écrit il y a environ 300 par un certain Jean Potocki (cela se prononce Pototski, on est bien d’accord ?), un aristocrate polonais et grand voyageur devant l’Eternel.
    Que dire des images qui égayent ce thread ? Ce sont des miniatures turques du XVIII siècle qui n’ont certes rien d’un chef-d’œuvre ; c’est un art provincial, naïf et malhabil, mais les images sont traîches et divertissantes, ou du moins, c’est l’avis des daubinettes qui espèrent que vous allez le partager.
    Allez, on y va !


    [align=left:7e10a35f7f]

    Lettre V
    Le 6 juin à Constantinople

    Vos serez peut-être étonnés d’apprendre que dans le grand nombre de voyageurs qui abordent en cette ville il en soit très peu qui puissent en rapporter des idées un peu exactes. Bien cependant n’est plus vrai : les plus observateurs ont épuisé leur curiosité à visiter les monuments de la Grèce et n’envisagent les Turcs que comme les destructeurs des objets de leur culte. Ils arrivent pleins de cette idée, se logent dans le quartier des Francs et daignent à peine traverser une fois le pont pour aller voir la mosquée de Sainte-Sophie et revenir chez eux.
    Nourrie par l’étude de l’histoire et de la littérature des Orientaux, ma curiosité m’a fait suivre une autre marche. Depuis près d’un mois je passe les journées entières à parcourir les rues de cette capitale, sans autre but que de me rassasier du plaisir d’y être. Je me perds dans ses quartiers les plus reculés, j’erre sans dessein et sans plan. Je m’arrête ou je poursuis ma course, décidé par le motif le plus léger, je reviens souvent aux lieux dont on m’avait défendu l’entrée et j’éprouve qu’il en est peu d’inaccessibles à l’opiniâtreté, et surtout à l’or. Les mots jassak (défense), olmas (cela ne se peut), les premiers qui retentissent aux oreilles d’un étranger, sont enfin étouffés par la voix de l’intérêt. [/align:7e10a35f7f]


    Ah, si les Turcs n’avaient pas pris Constantinople ! Tout serait différent maintenant, et notre daubinette (ou du moins le premier des deux termes qui commosent son patronyme) serait à la tête d’une série indispensable à tout peuple qui se dit civilisé. Hélas, triple hélas, les Grecs et par conséquent ladite série ont été boutés hors de la ville, mais voici la proposition des daubinettes : comme l’entré éventuelle de la Turquie semble créer plein de problèmes, les Turcs n’ont qu’à rendre Constantinople, - et toute la partie européenne de leur pays, - à la Grèce et se replier sur la partie asiatique. Comme cela, le problème serait réglé et tout le monde content, n’est-ce pas ? Convenez qu’elles sont futées nos petites !


  2. #2
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    [align=left:10202688a0] Ce sentiment plus fort même que celui de la crainte m’a déjà ouvert les palais des Grands, les sanctuaires de la religion, ceux de la beauté où s’élèvent et se vendent les jeunes filles destinées à faire l’ornement des harems, tous lieux que n’a jamais vus le commun des voyageurs.
    Quelquefois le hasard et l’hospitalité naturelle aux Orientaux viennent au-devant de ma curiosité ; mais on sent bien que de pareils hasards ne sont que pour ceux qui savent les chercher.
    Revenant hier assez tard par le chemin qui conduit de Kiaght-hane à l’Ok-Maidan, je passai près d’un jardin qui semblait être illuminé pour une fête ; un jeune homme bien mis se tenait près de la porte, et s’adressant aux passants leur répétait cette phrase : « Hommes de toutes les nations et de toutes les croyances, le Seigneur Ali vous invite à prendre part à sa joie, il vient de faire circoncire son fils ». J’entrai et, m’était fait présenter au Seigneur Ali, nous n’eûmes pas de peine à nous reconnaître pour nous être vus à Koczim, où il avait alors la charge de teflerdar. Cette reconnaissance parut lui faire autant de plaisir qu’à moi. [/align:10202688a0]


    Comme vous n’allez pas tarder le voir, l’argent détermine le comportement des habitants de ce beau pays (ce en quoi il ne doit pas différer de beaucoup de tous les autres) ou autrement dit, l’appât de gain est plus fort que tout interdit. Eh bien, c’est ce que proclame le patronyme de notre deuxième daubinette à sa manière, en proclamant que les affaires déterminent le comportement.


  3. #3
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    [align=left:689d8a4c73] Il m’entretint quelque temps fort affectueusement, puis, un de ses tchiohadars étant venu lui parler à l’oreille, il me dit : « Je suis obligé de vous quitter pour aller recevoir le frère du vizir et plusieurs autres personnages considérables qui me font l’honneur d’assister aux fêtes que je donne aujourd’hui ; mais voici quelqu’un que vous placera de manière à vous faire voir commodément tous les spectacles qui en font partie ». Je le remerciai et suivis son tchiohadars dans une partie du jardin où l’on avait tendu un riche pavillon. Le fond en était occupé par une estrade où était placé le nouveau circoncis avec soixante autres enfants qu’Ali Effendi avait fait circoncire et habiller à ses frais.
    Vis-à-vis était un orchestre nombreux ; des jeunes garçons déguisés en filles exécutèrent une danse qui représentait les différentes nuances des plaisirs. Leurs mouvements d’abord doux et modérés devenaient successivement plus vifs et finissaient par des vibrations que l’œil avait peine à suivre. L’intention en était rendue de manière à ne pouvoir s’y méprendre, seulement ils y mettaient une souplesse qui n’est pas dans la nature et ne peut être que le fruit d’un long exercice.
    Des bouffons se tenaient à côté des danseurs, les imitant gauchement et désignant avec précision l’impuissance de les imiter mieux. Tels sont les tableaux que l’on offre ici aux regards de l’enfance. [/align:689d8a4c73]


    C’est quand même incroyable, ces BeuVeRies dans un pays où les boissons alcoolisés sont interdits, non ? Sans parler des autres débauches, ceux qui sont décrits dans le texte ci-dessus. Ah, décidément, pour trouver des hommes qui ne transgressent pas les règles, il faut se lever tôt, hein N ?


  4. #4
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    [align=left:475d60620f] Il ne faut donc pas s’étonner si, blasés dès l’âge le plus tendre sur ce que la volupté a de plus incitant, les Orientaux cherchent quelquefois hors de la nature des plaisirs criminels et de nouveaux dégoûts. Mais tout cela n’est rien encore auprès de ce qui se passe tous les jours dans les mayhané. On appelle ainsi les maisons où se vend la liqueur à laquelle la défense du prophète semble ajouter un nouveau charme. Elles sont dans des lieux retirés où l’on n’entre que par des défilés obscurs et des espèces de chatières ; enfin l’on est introduit dans des cours intérieures ornées de parterres, de volières et de jets d’eau, mais ce qui surtout y attire un grand nombre de Musulmans, ce sont les puschts, jeunes et beaux garçons dont le maintien et le métier ne sont point équivoques. Ils arrivent, richement habillés, suivis de joueurs d’instruments et font le tour des tables jusqu’à ce qu’ils trouvent quelqu’un qui veuille les employer ; cet emploi consiste à verser à boire, à présenter des fleurs, à chanter et danser : souvent, lorsqu’ils s’en acquittent bien, les convives leur couvrent le visage d’une petite monnaie d’or que la sueur y tient attachée. [/align:475d60620f]

    Je veux bien croire que ces garçons sont très amènes et tout ce qu’on veut, mais lorsqu’on me dit qu’ils transpirent au point que la monnaie d’or leur colle à la peau, je ne peux CERtes pas ne pas être quelque peu déroutée, et vous ? Les trouveriez vous séduisants et attirants, ces êtres luisants de sueur ?


  5. #5
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    [align=left:7108451075] Mais ce métier n’est pas exempt de dangers et demande beaucoup de conduite, car souvent les puschts deviennent les victimes de la jalousie et de la passion qu’ils inspirent.
    Voilà des goûts qui doivent sans doute faire horreur, surtout aux femmes, à moins qu’elles n’aiment mieux regarder comme un hommage qu’on leur rend celui que l’on adresse à des êtres qui leur ressemblent assez pour m’avoir trompé plusieurs fois lorsqu’ils étaient déguisés pour la danse.
    Je veux, avant que de finir cette lettre, vous parler d’une débauche d’un autre genre, fort commune ici : celle de l’opium. On désigne ceux qui y sont adonnés par le nom injurieux de titiaki, que quelques-uns se font gloire de porter. Les moins aisés et les plus fainéants d’entre eux se rassemblent dans un endroit nommé tiriak-ciarsi. Là, passant continuellement de l’exaltation des sens au sommeil et du sommeil à l’exaltation, ils abrègent volontairement leurs jours pour pouvoir les passer dans un oubli parfait d’eux-mêmes. [/align:7108451075]


    Ah que c’est dommage que notre cinquième daubinette n’ait pas pu visiter la Turquie avec sieur Potocki : avec toute la pédagogie qui lui est propre, cette petite qui se consacre à instruire son monde, aurait expliqué aux personnes intéressées toute l’immoralité de leur comportement décrit ci-dessus, et ils se seraient à n’en pas douter amendées. Dire que c’aurait pu changer tout le développement ultérieur de la Turquie, ah, que d’occasions manquées, dans l’histoire de l’humanité !


  6. #6
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    [align=left:ed6383c39e] On dit qu’ils doux et paisibles, pourvu qu’on ne les réveille pas dans le moment où le sommeil leur est nécessaire ou qu’on ne les prive point du poison dont ils ne peuvent plus se passer, car alors il n’est point d’excès dont ils ne soient capables. Après le dernier incendie de Constantinople, ils se sont assemblés tumultueusement pour demander que l’on commençât par rétablir leur ciarsi, et le Grand-Seigneur le leur a tout de suite accordé.



    Lettre VI
    Le 16 à Constantinople

    Il ne me reste plus, pour vous faire connaître les amusements du peuple turc, qu’à vous parler des cafés. La plupart, bâtis en forme de kiosques, reçoivent l’air de tous les côtés et sont d’une fraîcheur admirable. Ils sont le rendez-vous des oisifs de tous les états. Le vizir, le capitan pacha et le sultan lui-même y viennent souvent, déguisés, apprendre ce que l’on pense d’eux, car le caractère et les moindres actions des gens en place sont ici comme ailleurs le sujet favori de toutes les conversations ; d’autres fois, elles roulent sur la galanterie. Un conteur de profession rapporte l’aventure la plus nouvelle, en l’ornant de tous les agréments de l’élocution orientale. En voici une que j’entendis raconter hier dans un café du faubourg de Scutari et que j’ai mise aussitôt par écrit. Elle pourra vous donner une idée de leur manière de s’énoncer. [/align:ed6383c39e]


    A chacun son amusement, pas vrai ? Pendant que les uns offrent de la monnaie d’or aux beaux éphèbes, les autres se consolent des frustrations de la vie terrestre en consommant des substances prohibées. Et tout ça, parce que notre daubinette No 6, tout comme la précédente, n’était pas encore en activité : elle aurais su canalaiser leur besoins ludiques, elle qui se consacre aux jeux (c’est du moins ce qui ressort, d’après moi, de sa dénomination, si on se donne la peine de la traduire en français).


  7. #7
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    [align=left:1f1e4ec09c] « Il y a environ un mois, dit le conteur, qu’Omar, ce riche mollah que vous connaissez tous, se promenant sur la terrasser de sa maison, aperçut la jeune Fatmé, qui venait d’épouser le beau Cassem, et devint amoureux. Les riches ne connaissent que l’or pour réussir dans leurs desseins. Omar fit venir la vieille Emina Hanem, fameuse intrigante, et lui déclara l’objet de sa passion. Emina lui représenta que Cassem était jeune, amoureux et jaloux, et que Fatmé était heureuse avec lui.
    « D’ailleurs, lui dit-elle, les hommes remplis de leurs passions sont des voyageurs altérés. Ils désirent avec ardeur une fontaine et, lorsqu’ils l’ont trouvée, ils boivent et puis lui tournent le dos. » Tels étaient les scrupules d’Emina, qui n’en avait jamais eu que pour son intérêt, mais les dons et les promesses d’Omar lui prouvèrent qu’il ne serait point ingrat et les levèrent tout à fait.
    Alors, elle ne songea plus qu’à remplir sa commission. Les difficultés qui auraient arrêté tout autre servirent à son projet et la jalousie de Cassem, qui aurait effrayé une intrigante moins adroite, fut précisément ce qui la fit réussir.
    « Emina prit une robe blanche, un voile vert, un gros chapelet, enfin tout l’équipage d’une hagie de la Mecque. [/align:1f1e4ec09c]


    J’aime beaucoup cette histoire, drôle et désabusée. Elle a tout l’esprit des contes de Mille et Une Nuit, et je trouve qu’elle montre bien la GeNèSe du conte en général.


  8. #8
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    [align=left:8e80c2bae6] Ainsi déguisée elle vint à midi frapper à la porte de Fatmé : « Bonne et charitable dame, lui dit-elle, j’ai fait neuf fois le voyage des villes saintes, soixante et dix fois j’ai bu l’eau du puits de Zemzen, trois cents fois mes lèvres ont touché la Pierre noire et plus de mille fois le seuil de la Caaba ; dans mon dernier pèlerinage, j’ai fait le vœu de ne jamais manquer aux cinq prières recommandées par le prophète. Aujourd’hui les cris du muezzin m’ont trouvée dans la rue et fort éloignée de ma maison, ainsi je ne vous demande qu’un peu d’eau pour faire mon abdest et un coin de votre maison pour y prier en liberté. Elle fit monter la vieille, lui donna de l’eau pour ses ablutions et le tapis sur lequel son mari faisait la prière. La fourbe Emina la remercia, fit semblant de prier, replia le tapis et le remit en place. Mais en le roulant, elle eût l’adresse d’y glisser une pièce d’étoffe riche. Elle se retira ensuite en comblant de bénédictions la bonne Fatmé, qui se félicitait d’avoir pu obliger une personne aussi pieuse. [/align:8e80c2bae6]

    Et voilà : la gentille Fatmé, le beau Cassem, tout le monde s’est fait avoir par la perfide Emina, pourtant, ils n’étaient pas plus bêtes ni plus cons que d’autres !
    Et pout connaître ma daubinette No 8, vous n’avez qu’à vous inspirer de ma dernière phrase, tout en vous souvenant qu’il existent d’autres langues que le français (je vous le dis surtout pour l’un des termes composant sa raison sociale).


  9. #9
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    [align=left:891ba2ec78] Cependant, Cassem revint bientôt après, et voulut aussi dire la prière, mais, en ouvrant son tapis, la première chose qui frappa ses yeux fut l’étoffe brillante d’or que la vieille y avait laissée. Cassem n’était pas riche et savait que Fatmé ne l’était pas assez pour faire une emplette aussi chère.
    Enfin, le démon de la jalousie s’empara de lui et, sans donner aucune raison à sa femme, il la conduisit chez le cadi et la répudia. La malheureuse Fatmé, se voyant abandonnée sans avoir rien à se reprocher, passa trois jours dans les pleurs. Au bout de ce temps-là, elle vit arriver la vieille, qui lui dit : « Ma chère Fatmé, je sais toute votre aventure, elle est triste, et Cassem n’est qu’un extravagant, mais vous pleureriez toute une année que cela n’y changerait rien, et je pense qu’il vaudrait mieux s’occuper à trouver un autre mari ».
    Fatmé essuya ses beaux yeux et convint de la vérité du fait : « Mais, dit-elle, je n’ai jamais connu que Cassem que j’aimais plus que ma vie, et je ne sauras comment m’y prendre pour chercher un autre époux ». « C’est mon affaire, répondit Emina, et même je me fais fort d’en trouver un qui ne vous déplaira pas. [/align:891ba2ec78]


    Mais quelle peste, cette Emina, quand même ! Tel un parasyte, elle profite de toutes les faiblesses humaines et en tire profit, ce en quoi elle s’apparente au mnémonique de notre daubinette No 9.


  10. #10
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    [align=left:4af0dfbeb4] Votre voisin, le riche Omar, a entendu parler de votre beauté, mais il a une fantaisie contraire à nos usages et à la modestie : il veut voir sa femme avant de l’épouser. C’est à vous de vous y soumettre si cette affaire vous convient ». Fatmé n’avait devant elle qu’un avenir assez triste et fort peu de ressources. Elle résolut de se laisser conduire par la vieille, mais elle ignorait encore que l’hypocrite est comme le roseau qui perce la main qui cherche à s’appuyer sur lui.
    Emina conduisit Fatmé chez Omar, qui, aidé de ses efforts, n’eut pas de peine à triompher de la jeune épouse. Après quoi il lui fit un présent magnifique et la renvoya chez elle, lui promettant de la faire chercher le lendemain, avec les cérémonies accoutumées. Cependant, la vieille était allée chez Cassem et lui avait demandé une pièce d’étoffe riche qu’elle avait, dit-elle, laissée dans un tapis que sa femme lui avait prêté pour dire sa prière.
    Ce peu de mots ouvrit les yeux de Casser et lui fit comprendre combien il avait été injuste. Il vivait malheureux, éloigné de son épouse, et n’eut rien de plus pressé que d’aller réparer ses torts. Enfin, Fatmé vit arriver le lendemain non les gens d’Omar, mais le beau Cassem, et malgré les richesses du mollah elle se crut heureuse de retrouver son époux. Cassem le fut bien davantage de retrouver sa chère Fatmé. Le riche Omar avait contenté ses désirs, tous étaient redevables de leur bonheur à l’adresse de la vieille Emina Hanem. [/align:4af0dfbeb4]


    Moi, cette Emina, je l’enfermerais dans un caGIBi sombre et froid et je ne la nourrirais que de pain et d’eau, pour qu’elle ne s’amuse plus à semer la zizanie chez d’honnêtes gens et brouiller les amoureux, non mais !!!

    Bon, c’est clair, non ? Il faut juste que vous inversiez la chose !


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