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  1. #1
    Senior Member Jedi Trader Avatar de xenia
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    Les daubinettes entre la valse et la psychanalyse

    Bonsoir à tous. Notre thread de ce vendredi est aérien, virevoltant, mélancolique et frivole – en un mot, viennois fin de siècle. Et ce sont deux nouvelles d’Arthur Schnitzler qui lui fournissent son contenu littéraire. Quant aux illustrations, nous les avons puisées chez Degas qui, - on ne peut pas vous tromper, - n’était certes pas Viennois. Il n’empêche que ses danseuses conviennent à notre avis à merveille aux textes que nous avons choisis.
    Mais nous vous cédons la place pour que vous puissiez juger par vous-mêmes.



    Arthur Schnitzler

    L’étrangère

    [align=left:c633e0c73b] Quand Albert se réveilla à six heures du matin, il trouva vide le lit à côté de lui, sa femme était partie. Sur la table de nuit il vit un papier sur lequel étaient griffonnés quelques mots. Albert s’assit et lut : « Mon cher ami, je me suis réveillée avant toi. Adieu, je m’en vais et je ne sais si je reviendrai. Catherine. »
    Albert laissa ce message sur la couverture blanche et secoua la tête. Qu’elle revînt cette fois-ci encore, ou que son départ fût définitif, qu’importait ? Ni le ton ni le contenu de la lettre ne l’avaient surpris. Il trouvait simplement que c’était tôt, plus tôt qu’il ne l’avait prévu. Son bonheur avait duré quinze jours. Qu’y faire ? il était prêt. Il se leva lentement, prit sa robe de chambre, s’approcha de na fenêtre et l’ouvrit. La ville d’Innsbruck s’étendait à ses pieds, paisible sous le soleil matinal ; au loin, les montagnes escarpées perdaient leurs cimes dans la lumière bleue. Son cœur se serrait. « A quoi servent prévoyance et sagesse ? songea-t-il, nous portons le malheur avec plus de crânerie et non moins de chagrin. » Il hésita une seconde.
    Que pouvait-il attendre ? Ne devait-il pas en finir tout de suite ? La curiosité qui le tenaillait n’était-elle pas une défaillance ? [/align:c633e0c73b]


    Quel personnage triste, ceet Albert, vous allez même voir que son humeur chagrine et son abattement ont quelque chose de systématique, ce en quoi il diffère de notre daubinette initiale qui, même si l’on peut croire qu’elle essuie depuis un certain temps pas mal de brimades, ne se laisse pas abattre.


  2. #2
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    [align=left:458b3072f6] Sa décision était arrêtée et irrévocable, il savait que son destin allait s’accomplir. Ce destin, il l’avait pressenti le jour où il avait connu Catherine, où il avait dansé avec elle, où il avait senti sa bouche chargée de mystère tout près de sa propre joue.
    Cela se passait deux ans plus tôt à un bal. Albert se rappela être rentré avec son ami Vincent, et tout ce que le jeune homme lui avait raconté lui revint à la mémoire. Vincent, qui connaissant Catherine et sa famille, l’avait averti, et Albert croyait entendre encore le son inquiet de sa voix. Le père, commandant d’un régime d’artillerie, avait été anobli pendant la campagne de Bosnie et était mort frappé par la balle d’un insurgé ; son frère, lieutenant de cavalerie, s’était empressé de manger l’héritage paternel ; la mère avait essayé de sauver son fils en sacrifiant sa propre fortune, mais en vain. Le jeune officier se tuait quelques jours plus tard. C’est à ce moment-là que le baron de Massbourg, qu’on disait fiancé de Catherine, cessa de la voir, et l’on prétendit que cette rupture n’était pas motivée uniquement par les revers de fortune de la famille. [/align:458b3072f6]


    Ah, les bals à Vienne 1900 ! Celui qui a assisté au bal du Nouvel An, peut s’imaginer leur splendeur : c’est une espèce de nO MAn’s land dont la population est composée de sylphides et d’elfes qui passent leur temps à valser, valser, valser … Ce n’est pas pour rien que c’est la patrie de Johann Strauss.


  3. #3
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    [align=left:861f77323b] Une scène odieuse s’était passée au cimetière, où Catherine, le jour de l’enterrement de son frère, s’était jetée dans les bras d’un officier inconnu. Plus tard, elle aima avec passion un célèbre organiste, Bannetti. Il quitta Vienne sans qu’elle lui eût adressé la parole. Un matin, elle raconta à sa mère qu’elle avait rêvé que Bannetti était venu les voir, avait joué une fugue de Bach et, étant tombé à la renverse de son tabouret, s’était cassé le cou.
    A travers le plafond entrouvert, le piano s’était envolé vers le ciel. Le même jour, on apprit que l’organiste s’était suicidé dans un petit village de Lombardie. Se précipitant du haut d’un clocher, il était venu se broyer au pied d’une croix, dans un cimetière. Bientôt les médecins reconnurent chez Catherine les symptômes certaines d’une neurasthénie qui dégénéra en mélancolie profonde. On voulut l’interner, mais sa mère s’y opposa, persuadée qu’il ne s’agissait que d’un mal passager. Un an passa, Catherine demeurait solitaire et silencieuse ; la nuit, elle se levait parfois pour chanter des chansons qu’elle avait apprises jadis. [/align:861f77323b]


    Catherine elle non plus ne fait des choses à moitié : se jeter dans les bras d’un amant à l’enterrement de son frère, dites donc !
    Son caractère décidé la rapproche de notre daubinette No 3, mais à la différence de celle-ci, l’héroïne de Schnitzler ne semble pas être une femme d’affaires !


  4. #4
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    [align=left:d7daaa2051] Puis, peu à peu, sa mélancolie se dissipa et, au plus grand étonnement des médecins, elle reprit plaisir à la vie. Elle revit quelques amis d’abord, recommença à aller dans le monde ensuite, et son parfait équilibre mental paraissait évident. Albert, le soir du bal de la Croix-Blanche, où il avait connu Catherine, eut beaucoup de mal à ajouter foi au récit de son ami.
    Albert de Webeling, qui ne sortait guère jusqu’alors, eut tôt fait de se faire inviter dans les maisons que fréquentait Catherine. C’était un garçon de bonne famille, il avait une jolie situation dans un ministère, on l’accueillit avec empressement. A chaque fois qu’il revoyait la jeune fille, son sentiment devenait plus profond.
    Catherine était grande, simplement mais toujours bien habillée ; elle avait un port de tête royal et une façon incomparable d’incliner la tête quand elle vous écoutait. Elle parlait peu d’elle-même et, la plupart du temps, ses yeux avaient une expression nostalgique et lointaine.
    Les très jeunes gens ne semblaient pas l’intéresser, elle s’entretenait plus volontiers avec les hommes d’âge mûr. Encore une fois, on la disait fiancée avec le comte de Ruminghaus qui revenait d’un voyage d’exploration au Turkestan et au Tibet. [/align:d7daaa2051]


    Tiens, comme l’amour vous transforme un homme : un garçon aussi CERieux, solitaire, renfermé qui commence à fréquenter la société. Ça vous est déjà arrivé à vous ? Allez, avouez (et ne faites pas attention à mes fautes, ou peut-être bien que vous avez justement intérêt à y faire attention cette fois-ci, c’est à vous de voir) !


  5. #5
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    [align=left:e0a503a152] Albert se rendit compte que le jour où Catherine en épouserait un autre serait le dernier de sa vie. Lui, dont l’existence avait été jusque-là paisible, rangée, raisonnable, comprit soudain toute la folie de la passion et tous les dangers qu’elle comporte. Il était persuadé de son infériorité vis-à-vis de Catherine. Qu’avait-il à lui offrir ? un modeste revenu, un avenir assuré mais non brillant. C’était un de ces jeunes gens qui, s’habillant avec soin, n’avait jamais l’air élégant, qui, parlant avec aisance, n’avait jamais rien de transcendant à dire. On le voyait partout avec plaisir, on ne le remarquait nulle part. Si Catherine, cet être d’essence supérieure, surnaturelle, condescendait à s’abaisser vers lui, il était résolu à payer ce bonheur à n’importe quel prix.
    Elle avait le droit de tout exiger, et prêt aux plus grands sacrifices, il se sentait plus digne d’elle. Un matin, il apprit que le comte était parti pour la Galicie sans s’être déclaré ; il trouva l’instant propice. Prenant une résolution soudaine, chose qui lui arrivait rarement, il se rendit chez Catherine. Combien ce matin-là lui paraissait lointain ! [/align:e0a503a152]


    Un modeste revenu ne pouvait certes pas suffire à entretenir un grand train, d’autant plus qu’à cette époque-là, les gens du monde n’habitaient pas, comme notre daubinette No 5, dans des usines désinfectées, mais dans des appartements splendides qui coûtaient la peau des fesses, dans quelle galère il s’est engagé, le pauvre !


  6. #6
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    [align=left:77cd0ebf71] Il revit la pièce spacieuse où il avait été reçu, le plafond voûté de la vieille maison du Schottenhof, les meubles démodés mais bien entretenus, l’unique fauteuil de velours rouge, près de la fenêtre. Et puis, sur la table d’acajou, un album de photographies avec une couverture de nacre et une coupe de porcelaine en vieux saxe. C’était le dimanche des Rameaux et il se souvint avoir longuement regardé la cour et observé les personnes qui sortaient de la « Schottenkirche » après la messe de onze heures. Les cloches sonnaient encore comme Catherine entrait, précédée de sa mère. Elle ne marqua pas la surprise et accepta sa demande sans plus d’émotion que s’il l’eût invitée à un bal.
    La mère, avec le sourire affable des sourds, approuvait de la tête et, pour mieux entendre, approchait un petit éventail noir de son oreille. Durant leur conversation, dans cette pièce que baignait la paix dominicale, Albert eut l’impression d’être accueilli comme celui qui apporte le calme après la tourmente. Descendant l’escalier, il fut surpris de ne pas ressentir la joie du triomphe mais plutôt une sourde inquiétude, la certitude de s’être aventuré dans une entreprise dangereuse. [/align:77cd0ebf71]


    Et voilà, sa demande a été accepté, encore que sans enthousiasme outrancier. So she told his « yes » … mais au fait, his ou him ?


  7. #7
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    [align=left:ecf534b37c] Et, comme il traversait les rues en fête par ce beau dimanche, comme il rencontrait des passants joyeux et insouciants, il comprit que jamais plus il ne serait de ceux-là.
    Albert passait toutes ses soirées chez Catherine ; souvent elle chantait d’une voix agréable mais sans aucune expression des chansons populaires italiennes et son fiancé l’accompagnait au piano. Puis ils s’approchaient de la fenêtre, s’attardaient à regarder la cour silencieuse où les arbres bourgeonnaient. Quand la journée était belle, ils se rencontraient au jardin du Belvédère ; elle arrivait avant lui et observait longuement le jeu des enfants.
    Albert essayé de lui parler de son enfance, de son adolescence à Graz où habitaient ses parents, du temps où il était étudiant à Vienne, de ses voyages, de sa vie. Mais l’indifférence de Catherine était telle qu’il sentait ses souvenirs s’estomper, perdre de leur importance, rentrer dans le royaume des ombres. D’étrangers choses advinrent ; elle semblèrent significatives à Albert, mais il ne put jamais obtenir aucun éclaircissement à leur sujet. Ainsi rencontra-t-il un matin, sur la place Saint-Etienne, sa fiancée au bras d’un inconnu en grand deuil. [/align:ecf534b37c]


    Hé ben, il me semble que pendant qu’Albert réITErait ses visites chez sa belle, celle-ci continuait à vivre sa vie mystérieuse, comme si ses fiançailles n’avaient aucune importance : mauvais signe, ça !


  8. #8
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    [align=left:00f3d1a82c] Il s’arrêta, mais elle passa en saluant d’un petit signe de tête et continua sa route avec son compagnon. Le monsieur prit une voiture qui l’attendait au coin d’une rue. Catherine rentra chez elle. Quand, le soir, Albert lui demanda le nom de ce monsieur, elle le regarda, surprise, nomma un nom polonais qu’il n’avait jamais entendu et se retira dans sa chambre pour le reste de la soirée.
    Un autre soir, elle ne parut pas. Vers dix heures, on la vit entrer, un bouquet de fleurs champêtres à la main. Elle raconta avoir été à la campagne et s’être endormie dans les près. Elle jeta par la fenêtre les fleurs qu’elle avait rapportées. Visitant une exposition, elle s’arrêta longuement devant un tableau qui représentait un paysage de montagne et un ciel couvert de nuages blancs. Quelques jours plus tard, elle parla de cette contrée comme si elle y avait été autrefois avec son frère. Albert crut à une plaisanterie, mais il se rendit compte bientôt que ce paysage s’était en quelque sorte incorporé aux souvenirs d’enfance de Catherine, qu’il était devenu vivant pour elle. Ce jour-là son étonnement fit place à une stupeur inquiète. Mais plus le fond de cette âme lui paraissait impénétrable, plus il sentait grandir son amour et son désir. Il arrivait parfois à la faire parler de sa jeunesse. Mais tout ce qu’elle racontait, tant les histoires vécues que les récits de ses rêves, devenait nébuleux et semblait irréel. [/align:00f3d1a82c]


    Cette manie de confondre la réalité d’avec la fiction n’aurait pas manqué d’intéresser Freud : elle relève assurément de la maladie mentale !
    Remarquez, notre petite No 8 aurait pu elle aussi essayer de diagnostiquer le mal dont souffrait la belle Catherine, seulement, le traitement lui serait revenu cher, car notre daubette commence toujours par chiffrer le coût de ses soins !


  9. #9
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    [align=left:3b0ae329fd] Albert se demandait si la mort de Bannetti l’avait impressionnée, si elle se souvenait avec plus de précisions d’une rencontre au Prater avec le duc de Modène, ou d’un jeune homme peint par Van Dyck, dont la beauté l’avait frappée à la galerie Liechtenstein. Son âme plongée dans une éternelle et nostalgique pénombre semblait attendre la réalisation de désirs mystérieux.
    Albert savait qu’il ne tenait aucune place dans sa vie, qu’il n’était rien de plus qu’un danseur qui lui faisait faire un tour de valse. Incapable de l’amener à matérialiser sa nébuleuse conception de la vie, Albert sentit bientôt l’influence que prenait sur lui l’être troublant de la jeune fille. Les réalités de l’existence perdirent de leur importance, sa manière de penser et d’agir se modifia sensiblement. L’argent, dès lors, ne compta plus, il fit à sa fiancée des cadeaux qui dépassaient ses moyens. Le jour du mariage, il lui fit don d’une maison entourée d’un jardin qu’il avait achetée parce que Catherine l’avait admirée en passant. Elle acceptait tout avec cette sereine placidité qu’elle avait montrée le jour de leurs fiançailles, le croyant sans doute plus riche qu’il n’était. Il avait bien pensé à discuter avec elle le budget de leur petit ménage, mais le courage lui en manqua. Bientôt il reconnut l’inutilité d’une pareille entreprise. [/align:3b0ae329fd]


    Telle une COXinelle, cette jeune fille étrange et attirante volète entre galeries d’art, spectacles, bals et autres soirées, mais rien ne semble la toucher ni même la concerner …


  10. #10
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    [align=left:66b8f9fd2a] Catherine parlant de l’avenir ne semblait pas se douter que la route à suivre lui était tracée d’avance, ses projets au contraire paraissaient ne devoir être influencés par aucune contrainte physique ou morale. Et c’est ainsi qu’Albert avait compris que son bonheur serait de courte durée, qu’il avait réalisé que la vie perdrait toute saveur pour lui le jour où Catherine le quitterait.
    Sa résolution était prise, il se tuerait, et cette certitude lui faisait envisager l’avenir sans crainte et sans défaillance.
    Le matin de leur mariage elle lui était étrangère comme au jour où il l’avait connue. Elle devint sienne sans élan et sans répugnance. Ils voyagèrent ensemble dans les montagnes, traversèrent des vallées ensoleillées, des gorges étroites ; ensemble ils se promenèrent sur les rives de lacs enchanteurs et à l’ombre de forêts murmurantes. Serrés l’un contre l’autre, ils virent défiler des villes calmes et dorées comme des cités de rêve, des fleuves au cours mystérieux, de muettes montagnes au sommet desquelles se volatilisaient les nuages. Et, comme d’autres jeunes couples, ils parlaient de la vie, se promenaient côte à côte, s’arrêtaient aux devantures des magasins, discutaient, riaient ensemble et, heureux, s’endormaient le soir dans les bras l’un de l’autre. [/align:66b8f9fd2a]


    Etonnant que Schnitzler ne dessine pas le portrait de son héroïne. Pourtant, je serais très curieuse de savoir comment elle était PHYsiquement. Je m’imagine une grande blonde cendrée, svelte et élancée, aux yeux gris et vous ?


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