Vous connaissez tous ce mot rare de quatre syllabes que tout le monde raccourcit en l’abrégeant à deux syllabes et prononce avec seulement 2 lettres, la seizième puis la quatrième pour ceux qu’une digestion difficile empêche de trouver !

Certes si je le lance à Rônin, le sénégalais blanc, l’homme qui ne peut entrer dans un village africain sans entendre crier « Papa » par le rejeton de l’une de ses innombrables compagnes fertilisées contre un baobab ou à Deneb, notre éminent universitaire qui, s’il lui venait à l’idée de faire un cours dans un amphithéâtre, devrait y entrer par l’entrée du haut, celle du bas étant bloquée par les cœurs déchirés qui ont été déposés par de ravissantes étudiantes rejetées, ce serait bien sûr une insulte !

Mais si je l’adresse à quelqu’un qui en est ce n’est que l’énoncé d’un fait alors au nom de quoi sévir ?

Un exemple personnel. A l’époque où il était ministre de la culture et distribuait tous les fonds secrêts aux employés du ministère (sauf quelques billets pour payer un appartement place des Vosges d’après un livre publié par deux journalistes qu’il a essayé de le faire interdire en référé mais échoué) il est allé au festival de la BD à Angoulème. La police a bloqué la nationale 10 (mais oui, authentique) afin que son cortège sortant de l’aérodrome ne perde pas de temps. Et ils ne l’ont pas bloquée alors qu’il était à quelques centaines de mètres de l’intersection mais bien avant. On devait bien être une centaine de voitures à attendre. Constitutionnellement c’est illégal mais bah le président avait bien fait interdire la circulation dans une rue de Paris…

Donc lorsque son véhicule est passé à côté du mien si j’avais passé la tête à la portière et lui avait crié « Tu n’as pas le droit CENSURE de faire bloquer la circulation et en aucun cas pas si longtemps à l’avance » j’aurais eu droit à une amende si la loi avait été votée à cette époque !

Sera-t-on un jour condamné pour crier à un agriculteur tractant sa charrette à 10 km/h « Pousse ton char cul terreux » ?