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  1. #1
    Senior Member Jedi Trader Avatar de xenia
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    Les daubinettes font sauter la banque


    Le cas d'Alexandre Pouchkine paraît être unique dans l'histoire de la littérature universelle. En effet, s'il est possible d'étudier les lettres françaises, anglaises, allemandes, italiennes, espagnoles, sans se référer constamment au même écrivain pour expliquer les travaux de ceux qui lui ont succédé, il est impossible de parler des grands auteurs russes sans évoquer celui à qui ils doivent tout. Il existait certes une littérature en Russie avant Pouchkine, mais la littérature russe proprement dite est née avec lui.
    Ses prédécesseurs se bornaient à copier les modèles occidentaux. Ils s'exprimaient en russe mais pensaient en français. Lui, le premier, pensa et s'exprima en russe. Très jeune, Pouchkine s'imposa à l'admiration de ses contemporains et ouvrit de tous côtés les voies où s'engouffrèrent, plus tard, les héritiers de sa pensée.Il est partout à la fois, et nulle part il ne s'attarde.
    Pourtant, cet homme pressé d'écrire était aussi pressé de vivre. Amours fulgurantes, une femme chassant l'autre, passion du jeu, révolte contre le pouvoir impérial, exil à la campagne pour quelques vers satiriques, retour en grâce sous le règne de Nicolas 1er, mariage avec une june beaute, tracasseries policières, mondanités, jalousie, ragots... Cette vie a pris fin brusquement, à 37 ans.
    Les peintres à qui l’on doit les tableaux illustrant la « Dame de Piques » de Pouchkine appartiennent au groupe «Le Monde de l’Art ». Ce groupe s’est formé à St-Petersbourg pendant les années 1890, l’Age d’Argent de la culture russe, sous l’influence de Diaghilev, futur organisateur et impresario des Ballets Russes. C’était un cercle réunissant des atristes profondément esthètes et quelque peu passéistes, bref, très pétersboirgeois, dont la volonté était de fondre en un tout les arts plastiques, la musique, le théâtre, l’architecture ... J’ai choisi pour vous les paysages de la « Venise du Nord » créés par Alexandre Benois, Anna Ostrooumova-Lebedeva et Mstislav Doboujinski.


    On jouait chez Naroumov, lieutenant aux gardes à cheval. Une longue nuit d’hiver s’était écoulée sans que personne ne s’en aperçût, et il était cinq heures du matin quand on servit le souper. Les gagnants se mirent à table avec grand appétit ; pour les autres, ils regardaient leurs assiettes vides. Peu à peu néanmoins, le vin de Champagne aidant la conversation s’anima et devint générale.
    « Qu’as-tu fait aujourd’hui, Sourine ? demanda le maître de la maison à un de ses camarades.

    Quel dommage que la question posée par Naroumov ne se prête pas à ce gendre de réponse lapidaire et nette, car le début de notre initiale daubinette vous la fournirait, et en langue d’origine, s’il vous plaît !

  2. #2
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    [align=left:d06b7aeba2]
    - Comme toujours, j’ai perdu. En vérité, je n’ai pas de chance. Je joue la mirandole ; vous savez si j’ai du sang-froid. Je suis un ponte impassible, jamais je ne change mon jeu, et je perds toujours !
    - Comment ! Dans toute ta soirée, tu n’as pas essayé une fois de mettre sur le rouge ? En vérité ta fermeté me passe.
    - Comment trouvez-vous Hermann ? dit un des convives en montrant du doigt un jeune officier de génie. De sa vie, ce garçon là n’a fait un paroli ni touché une carte, et il nous regarde jouer jusqu’à cinq heures du matin.
    - Le jeu m’intéresse, dit Hermann, mais je ne suis pas d’humeur à risquer le nécessaire pour gagner le superflu.
    - Hermann est Allemand ; il est économe, voilà tout, s’écria Tomski ; mais ce qu’il y a de plus étonnant, c’est ma grand-mère la comtesse Anna Fedotovna.
    - Pourquoi cela ? lui demandèrent es amis.
    - N’avez-vous pas remarqué, reprit Tomski, qu’elle ne joue jamais ?
    - En effet, dit Naroumof, une femme de quatre-vingts ans qui ne ponte pas, cela est extraordinaire.
    - Vous ne savez pas pourquoi ?
    [/align:d06b7aeba2]

    En revanche, la dernière interrogation du paragraphe précédent accepterait parfaitement la réponse, - toujours en version d’origine, - dont le début vous pouvez emprunter au début du patronyme de notre seconde petite !

  3. #3
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    [align=left:7cf7309e6b]
    - Non. Est-ce qu’il y a une raison ?
    - Oh ! bien, écoutez. Vous saurez que ma grand-mère, il y a quelque soixante ans, alla à Paris et y fit fureur. On courait après elle pour voir la Venus moscovite. Richelieu lui fit la cour, et ma grand-mère prétend qu’il s’en fallut peu qu’elle ne l’obligeât par ses rigueurs à se brûler la cervelle. Dans ce temps-là, les femmes jouaient au pharaon. Un soir, au jeu de la cour, elle perdit sur parole, contre le duc d’Orléans, une somme très considérable. Rentrée chez elle, ma grand-mère ôta ses mouches, défit ses paniers, et dans ce costume tragique alla conter sa mésaventure à mon grand-père, en lui demandant de l’argent pour s’acquitter. Feu mon grand-père était une espèce d’intendant pour sa femme. Il la craignait comme le feu, mais le chiffre qu’on lui avoua le fit sauter au plancher ; il s’emporta, se mit à faire ses comptes, et prouva à ma grand-mère qu’en six mois elle avait dépensé un demi-million. Il lui dit nettement qu’il n’avait pas à Paris ses villages de gouvernements de Moscou et de Saratov, et conclut en refusant les subsides demandés. Vous imaginez bien la fureur de ma grand-mère. Elle lui donna un soufflet et lui fit lit à part cette nuit-là en témoignage de son indignation. Le lendemain elle revint à charge. Pour la première fois de sa vie elle voulut bien condescendre à des raisonnements et des explications. C’est en vain qu’elle s’efforça de démontrer à son mari qu’il y a dettes et dettes, et qu’il n’y a pas d’apparence d’en user avec un prince comme avec un carrossier. Toute cette éloquence fut en pire perte, mon grand-père était inflexible. Ma grand-mère ne savait que devenir. Heureusement, elle connaissait un homme fort célèbre à cette époque. Vous avez entendu parler du comte de Saint-Germain, dont on débite tant de merveilles.
    [/align:7cf7309e6b]

    Puisque nos devinettes d’aujourd’hui semblent être consacrées à des problèmes de traduction, voilà : le mnémo de la troisième de notre sélection pourrait servir à traduire dans une langue étrangère très répandue un terme figurant dans le passage ci-dessus est caractérisant des relations parentales, seulement, je vous préviens : ça serait une hyper-super mauvaise traduction !

  4. #4
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    [align=left:fd85da5576]
    Vous savez qu’il se donnait pour une manière de Juif errant, possesseur de l’élixir de vie et de la pierre philosophale. Quelques-uns se moquaient de lui comme d’un charlatan. Casanova, dans ses Mémoires, dit qu’il était espion. Quoi qu’il en soit, malgré le mystère de sa vie, Saint-Germain était recherché par la bonne compagnie et était vraiment un homme aimable. Encore aujourd’hui ma grand-mère a conservé pour lui une affection très vive, et elle se fâche tout rouge quand on n’en parle pas avec respect. Elle pensa qu’il pourrait lui avancer la somme dont elle avait besoin, et lui écrivit un billet pour le prier de passer chez elle. Le vieux thaumaturge accourut aussitôt et la trouva plongée dans le désespoir. En deux mots, elle le mit au fait, lui raconta son malheur et la cruauté de son mari, ajoutant qu’elle n’avait plus d’espoir que dans son amitié et son obligeance. Saint-Germain, après quelques instants de réflexion :
    « Madame, dit-il, je pourrais facilement vous avancer l’argent qu’il vous faut ; mais je sais que vous n’auriez de repos qu’après me l’avoir remboursé, et je ne veux pas que vous sortiez d’un embarras pour vous jeter dans un autre. Il y a un moyen de vous acquitter. Il faut que vous regagniez cet argent …
    - Mais, mon cher comte, répondit ma grand-mère, je vous l’ai déjà dit, je n’ai plus une pistole …
    - Vous n’en avez pas besoin, reprit Saint-Germain : écoutez-moi seulement. » Alors il lui apprit un secret que chacun de vous, j’en suis sûr, payerait fort cher. »
    [/align:fd85da5576]

    Il faut admettre que la meme a du caractère : sans s’embarrasser de préjugés inutile, elle prend la seule décision susceptible de la tirer d’affaire. C’est ce qui la rapproche de notre daubinette présente, - à part que cette dernière parle le franglais, mais c’est l’air du temps qui le veut, n’est-ce pas ?

  5. #5
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    [align=left:3872a31dae]
    Tous les jeunes officiers étaient attentifs. Tomski s’arrêta pour allumer une pipe, avala une bouffée de tabac et continua de la sorte :
    « Le soir même, ma grand-mère alla à Versailles, au Jeu de la reine. Le duc d’Orléans tenait la banque. Ma grand-mère lui débita une petite histoire pour s’excuser de n’avoir pas encore acquitté sa dette, puis elle s’assit et se mit à ponter. Elle prit trois cartes : la première gagna ; elle doubla son enjeu sur la seconde, gagna encore, doubla sur la troisième : bref, elle s’acquitta glorieusement.
    - Par hasard ! dit un des jeunes officiers.
    - Quel conte ! s’écria Hermann.
    - C’était donc des cartes préparées ? dit un troisième.
    - Je ne le crois pas, répondit gravement Tomski.
    - Comment ! s’écria Naroumof, tu as une grand-mère qui sait trois cartes gagnantes, et tu n’as pas encore su te les faire indiquer ?
    - Ah ! c’est là le diable ! reprit Tomski. Elle avait quatre fils, dont mon père était un. Trois furent des joueurs déterminés, et pas un seul n’a pu lui tirer son secret, qui pourtant leur aurait fait grand bien et à moi aussi. Mais écoutez ce que m’a raconté mon oncle, le comte Ivan Ilitch, et j’ai sa parole d’honneur. Tchaplitzki – vous savez, celui qui est mort dans la misère après avoir mangé des millions -, un jour, dans sa jeunesse, perdit contre Zoritch environ trois cent mille roubles. Il était au désespoir.
    [/align:3872a31dae]

    L’histoire devient fascinante hein ? Ce comte de Saint-Germain est un type très mystérieux, il existe à son sujet maintes légendes, Alexandre Dumas (papa, bien sûr) et Georges Sand ont écrit des romans racontant sa vie et ses aventures. Seulement, je trouve que dans le passage que je viens de poster, il se trouve assez verbeux, et surtout, quel dommage que son secret n’est pas révélé – j’aimeirais bien pouvoir en profiter pour arrondir mes fins de mois, la Bourse était vraiment difficile en ce moment !
    Quant au nom de notre daubinette, il faut trouver un synonyme à l’un des termes figurant dans ma phrase précédente et l’expurger des voyelles.

  6. #6
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    [align=left:f6d127c3f4]
    Ma grand-mère, qui n’était guère indulgente pour les fredaines des jeunes gens, je ne sais pourquoi, faisait exception à ses habitudes en faveur de Tchaplitski : elle lui donna trois cartes à jouer l’une après l’autre, en exigeant sa parole de ne plus jouer ensuite de sa vie. Aussitôt Tchaplotzki alla trouver Zoritch et lui demanda sa revanche. Sur la première carte, il mit cinquante mille roubles. Il gagna, fit paroli ; en fin de compte, avec ses trois cartes, il s’acquitta et se trouva même en gain … Mais voilà six heures ! Ma foi, il est temps d’aller se coucher. »
    Chacun vida son verre, et l’on se sépara.
    II
    La vieille comtesse Anna Fedotovna était dans son cabinet de toilette, assise devant une glace. Trois femmes de chambre l’entouraient : l’une lui présentait un pot de rouge, une autre une boîte d’épingles noires ; une troisième tenait un énorme bonnet de dentelles avec des rubans couleur de feu. La comtesse n’avait plus la moindre prétention à la beauté ; mais elle conservait les habitudes de sa jeunesse, s’habillait à la mode s’il y a cinquante ans, et mettait à sa toilette tout le temps et toute la pompe d’une petite maîtresse du siècle passé. Sa demoiselle de compagnie travaillait à un métier dans l’embrasure de la fenêtre.
    « Bonjour, grand-maman, dit un jeune officier en entrant dans le cabinet ; bonjour mademoiselle Lise. Grand-maman, c’est une requête que je viens vos porter.
    [/align:f6d127c3f4]

    Effectivement, Naroumof a totalement raison : avoir une grand-mere que sait trios cartes gagnantes et ne pas avoir su se les faire cracher, c’est à mon sens avoir perdu une belle oCCAsion de s’enrichir en dormant – ou presque, quelle andouille que ce Tomski, pfffff !

  7. #7
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    [align=left:b289851965]
    - Qu’est-ce que c’est, Paul ?
    - Permettez-moi de vous présenter un de mes amis, et de vous demander pour lui une invitation à votre bal.
    - Amène-le à mon bal, et tu me le présenteras là. As-tu été hier chez la princesse *** ?
    -Assurément : c’était délicieux ! On a dansé jusqu’à cinq heures. Mademoiselle Eletzki était à ravir.
    - Ma foi, mon cher, tu n’es pas difficile. En fait de beauté, c’est sa grand-mère la princesse Daria Petrovna qu’il fallait voir ! Mais, dis donc, elle doit être bien vieille, la princesse Paria Petrovna ?
    - Comment, vieille ! s’écria étourdiment Tomski, il y a sept ans qu’elle est morte ! »
    La demoiselle de compagnie leva la tête et fit un signe au jeune officier. Il se rappela aussitôt que la consigne était de cacher à la comtesse la mort de ses contemporains. Il se mordit la langue ; mais d’ailleurs la comtesse garda le plus beau sang-froid en apprenant que sa vieille amie n’était plus de ce monde.
    « Morte ? dit-elle ; tiens, je ne le savais pas. Nous avons été nommées demoiselles d’honneur, et quand nous fûmes présentées, l’impératrice … »
    La vieille comtesse raconta pour la centième fois une anecdote de ses jeunes années.
    [/align:b289851965]

    Ah, si seulement ma mamie avait eu de tels secrets ! Sans cyber-déconner, j’aurais su les lui extorquer, je vous le jure, et ce, même si ma grand-mère avait elle aussi un caractère très affirmé (d’ailleurs, d’aucuns disent que je tiens d’elle, et ce n’est pas un compliment, surtout venant de ma mère !) Bon vous l’avez trouvée, j’espère ?

  8. #8
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    [align=left:da84c25ab8]
    « Paul, dit-elle en finissant, aide-moi à me lever. Lisanka, où est ma tabatière ? »
    Et, suivie de ses trois femmes de chambre, elle passa derrière un grand paravent pour achever sa toilette. Tomski demeurait en tête à tête avec la demoiselle de compagnie.
    « Quel est ce monsieur que vous voulez présenter à madame ? demanda à voix basse Lisaveta Ivanonva.
    - Naroumov. Vous le connaissez ?
    - Non. Est-il militaire ?
    - Oui.
    - Dans le génie ?
    - Non, dans les chevaliers-gardes. Pourquoi donc croyiez-vous qu’il était dans le génie ? » La demoiselle de compagnie sourit, mais ne répondit pas.
    « Paul ! cria la comtesse de derrière son paravent, envoie-moi un roman nouveau, n’importe quoi ; seulement, vois-tu, pas dans le goût d’aujourd’hui.
    - Comment vous le faut-il, grand-maman ?
    - Un roman où le héros n’étrangle ni père ni mère, et o* il n’y ait pas de noyés. Rien ne me fait plus de peur que les noyés.
    [/align:da84c25ab8]

    Pauvre demoiselle de compagnie, il est bien vrai qu’elle ne gagne pas sa vie à la légère : même si l’on ne la nourrit pas de pain sec mais plutôt de biscuits au gingembre et autres gourmandises, elle se fait houspiller et gourmander toute la sainte journée ! A lire attentivement la denrière phrase, vous ne manquerez pas d’y trouver le patronyme de notre huitième daubinette, en traduction indeed !

  9. #9
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    [align=left:4a687d256d]
    - Où trouver à présent un roman de cette espèce ? En voudriez-vous un russe ?
    - Bah ! est-ce qu’il y a des romans russes ? Tu m’en enverras un ; n’est-ce pas, tu ne l’oublieras pas ?
    - je n’y manquerai pas. Adieu, grand-maman, je sis bien pressé. Adieu Lisaveta Ivanonva. Pourquoi donc vouliez-vous que Naroumof fût dans le génie ? »
    Et Tomski sortit du cabinet de toilette. Lisaveta Ivanonva, restée seule, reprit sa tapisserie et s’assit dans l’embrasure de la fenêtre. Aussitôt, dans la rue, à l’angle d’une maison voisine, parut un jeune officier. Sa présence fit aussitôt rougir jusqu’aux oreilles la demoiselle de compagnie ; elle baissa la tête et la cacha presque sous son canevas. En ce moment, la comtesse rentra, complètement habillée.
    « Lisanka, dit-elle, fais atteler ; nos allons faire un tour de promenade. »
    Lisaveta se leva aussitôt et se mit à ranger sa tapisserie.
    « Eh bien, qu’est-ce que c’est ? Petite, es-tu sourde ? Va dire qu’on attelle tout de suite.
    - J’y vais », répondit la demoiselle de compagnie. Et elle courut dans l’antichambre. Un domestique entra, apportant des livres de la part du prince Paul Alexandrovitch. « Bien des remerciements. – Lisanka ! Lisanka ! Où court-elle comme cela ?
    - J’allais m’habiller, madame.
    [/align:4a687d256d]

    La daubette n°9 est consacrée au dieu qui patronne toute la population masculine de cette nouvelle. Vous y êtes ?

  10. #10
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    10

    [align=left:5b74fbf58f]
    - Nous avons le temps, petite. Assieds-toi, prends le premier volume, et lis-moi. La demoiselle de compagnie prit le livre et lut quelques lignes.
    « Plus haut ! dit la comtesse. Qu’as-tu donc ? Est-ce que tu es enrouée ? Attends, approche-moi ce tabouret … Plus près … Bon. »
    Lisaveta Ivanonva lut encore deux pages ; la comtesse bâilla.
    « Jette cet ennuyeux livre, dit-elle ; quel fatras ! Renvoie cela au prince Paul, et fais-lui bien mes remerciements … Et cette voiture, est-ce qu’elle ne viendra pas ?
    - La voici, répondit Lisaveta Ivanonva, en regardant pas la fenêtre.
    - Eh bien, tu n’es pas habillée ? Il faut donc toujours t’attendre ! C’est insupportable. »
    Lisaveta courut à sa chambre. Elle y était depuis deux minutes à peine, que la comtesse sonnait de toute sa force ; ses trois femmes de chambre enteraient par une porte et le valet de chambre par une autre.
    « On ne m’entend donc pas, à ce qu’il paraît ! s’écria la comtesse. Qu’on aille dire à Lisaveta Ivanonva que je l’attends. »
    Elle entrait en ce moment avec une robe de promenade et un chapeau.
    « Enfin, mademoiselle ! dit la comtesse. Mais quelle toilette est-ce là ? Pourquoi cela ? A qui en veux-tu ? Voyons quel temps fait-il ? Il fait du vent, je crois.
    [/align:5b74fbf58f]

    VOus avez vu ses caprises de la vieille comtesse ? Quelle horrible créature, changeant tout le temps ses décisions, vociférant : Lisa ! Lisa ! ne lui laissant pas une seconde de repos. Tantôt elle a chaud (mné jarko), tantôt elle a froid (mné holodno), non mais !
    Pour ceux qui sont intéressés par la valeur n°10, bien chercher entre les parenthèses, car son mnémo s’y cache.

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