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  1. #1
    Senior Member Jedi Trader Avatar de xenia
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    Les daubinettes font un pied de nez !

    Aujourd’hui, vous avez droit à un texte vraiment magnifique, il s’agit de quelques extraits du livre de Rudyard Kipling « Histoires comme ça ». Je ne connais pas d’autre livre qui s’adresserait aux enfants avec cette justesse de ton absolue, avec ce sérieux, mais aussi cette inventivité, cette fantaisie débridée, cet humour irrésistible, très très british indeed !.
    Et quoi de mieux, pour illustrer ces écrits merveilleux que des dessins faits par les enfants, superbes de sensibilité, de justesse et d’iagination ?

    Comment la Baleine acquit son gosier
    [align=left:78eeee6f29] Il était une fois, ô ma Mieux-Aimée, il était une fois, dans la mer, une Baleine qui mangeait les poisons. Elle mangea le hareng et le merlan, le turbot et le maquereau, le thon et l’espadon, la dorade et sa camarade, l’équille et l’étrille et l’anguille habile et lisse qui glisse. Tous les poisons qu’elle put rencontrer dans toute la mer, elle les mangea avec sa bouche, comme ça ! Jusqu’à ce qu’enfin il ne restât plus qu’un seul petit poisson dans toute la mer, et c’était un petit Poisson Futé qui nageait juste derrière l’oreille droite de la Baleine afin d’être toujours à l’abri.
    Alors la Baleine se dressa sur sa queue et dit :
    - J’ai faim.
    - Et le petit Poisson Futé dit d’une petite vois futée :
    - Noble et généreux Cétacé, as-tu déjà goûté de l’Homme ?
    - Non, dit la Baleine. Ça ressemble à quoi ?
    - C’est bon, dit le petit Poisson Futé. C’est bon, mais un peu dur sous la dent.
    - Alors, trouve-m’en quelques-uns, dit la Baleine.
    Et elle fit écumer la mer avec sa queue.
    [/align:78eeee6f29]

    La première daubinettes de notre selection a ici toute sa place : en effet, on peut présumer qu’il y a des enfants qui apprennent leur alphabet en lisant ces ravissantes histoires, n’est-ce pas ?

  2. #2
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    2

    [align=left:9afa81facc] - Un à la fois c’est suffisant, dit le Poisson Futé. Si tu nages jusqu’à 30° de latitude Nord et 20° de longitude Ouest (c’est de la Magie), tu trouveras, assis sur un radeau au milieu de la mer, vêtu seulement d’une culotte en toile bleue et d’une paire de bretelles (n’oublie pas les bretelles, ma Mieux-Aimée), d’un couteau de poche, tu trouveras un Marin naufragé qui, il est juste de te le dire, est un home d’infinie-ressource-et-dagacité.
    Alors la Baleine nagea et nagea encore, le plus vite possible, jusqu’à 30° de latitude Nord et 20° de longitude Ouest et là, sur un radeau, au milieu de la mer, vêtu seulement d’une culotte en toile bleue et d’une paire de bretelles (il ne faut surtout pas oublier les bretelles, ma Mieux-Aimée), avec un couteau de poche, elle trouva un Marin naufragé, seul et solitaire, qui laissait traîner ses pieds dans l’eau. (Sa Maman l’avait autorisé à barboter sinon il n’aurait jamais fait ça car c’était un home d’unfinie-ressource-et-sagacité).
    Alors la Baleine ouvrit grand la bouche, elle l’ouvrit si grand, si grand qu’elle touchait Presque sa queue et elle avala le Marin naufragé, avec son radeau et sa culotte de toile bleue, ses bretelles (il ne faut pas les oublier) et son couteau de poche. Elle fourra tout cela au fond de ses placards secrets, bien au chaud, puis elle se lécha les babines, comme ça, et pirouette trois fois sur sa queue.
    Mais dès que le Marin, qui était un home d’infinie-ressource-et-sagacité, se retrouva pour de bon au fond des chauds placards de la Baleine, dans le noir, il se mit à taper et frapper, à bondir et mugir, à sauter et chahuter, à choir et s’asseoir, à sautiller et brailler, à cogner et grogner, à mordre et à tordre, à courir et rugir, à boitiller et à batailler et à danser des matelotes là où il n(eût pas fallu, si bien que la Baleine n’était pas du tout heureuse (Tu n’as pas oublié les bretelles ?)
    [/align:9afa81facc]

    Notre seconde valeur me paraît bien présomptueuse : peu-on estimer les choses inestimables par definition comme par exemple le livre de Kipling, ou un tableau de Rembrandt, ou une symphonie de Haydn ? Pour moi, la réponse est un non catégorique, mais bien entendu, vous n’êtes pas obligés d’être d’accord avec moi, encore que …

  3. #3
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    3

    [align=left:b874784672] Alors elle dit au poisson Futé :
    - Cet homme est vraiment dur sous la dent et de plus, il me donne le hoquet. Que dois-je faire ?
    - Demande-lui de sortir, dit le Poisson Futé.
    Sur quoi la Baleine cria dans sont propre gosier au Marin naufragé :
    - Sortez et tenez-vous correctement. J’ai le hoquet.
    - Non! Non! Dit le Marin. Il n’en est pas question. Ramène-moi sur ma terre natale, les blanches-falaises-d’Albion, ensuite nous verrons.
    Sur ce, il se remit à danser de plus belle.
    - Mieux vaut le ramener chez lui, dit le Poisson Futé à la Baleine. J’aurais dû te prévenir que c’était un home d’infinie-resource-et-sagacité.
    Et la Baleine de nager, nager, nager encore des deux nageoires et de la queue, aussi fort qu’elle put malgré son hoquet; et enfin elle aperçut la terre natale du Marin, les blanches-falaises-d’Albion, et elle remonta la moitié de la plage ; elle ouvrit grand, tout grand la bouche et dit :
    - Correspondance pour Winchester, Ashuelot, Nashua, Keen et toutes les stations de la ligne de Fitchburg.
    Et à l’instant où elle a dit “Fitch”, le Marin sortit de sa bouche. Mais tandis que la Baleine nageait, le Marin, qui était, c’est sûr, home d’infinie-ressource-et-sagacité, avait taillé le radeau à l’aide de son couteau de poche pour façonner un petit carré de treillage qu’il avait ensuite attaché solidement avec ses bretelles (Maintenant tu sais pourquoi il ne fallait pas oublier les bretelles!) Et il avait coincé le treillage en travers du gosier de la Baleine, où il resta fiche.
    [/align:b874784672]

    Tiens, il n’est pas exclu que notre daubinettes précedente veuille donner le prix de celle-ci, puisque son mnémo est un homonyme d’une œuvre dramatique très célèbre. Eh bien, qu’elle essaie !

  4. #4
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    [align=left:27448fc5c0] Puis il récita le sloka suivant que je vais te rapporter car tu ne le connais pas :
    Au moyen d’un treillage
    J’ai clos ton oesophage.
    Car le Marin était aussi un Hi-ber-ni-en. En marchant sur les galets, il retourna chez sa Mère qui lui avait donné la permission de laisser traîner ses doigts de pied dans l’eau; il se maria et vécut heureux très longtemps. Et Baleine aussi. Mais depuis ce jour, le treillage coincé dans son gosier, qu’elle ne réussit jamais à expulser en toussant ou à faire descendre en avalant, l’empêche de rien manger que de tout petits poisons, et c’est la raison pour laquelle les Baleines ne mangent plus d’hommes, de garçons ni de petites filles.
    Le Petit Poisson Futé alla se cacher dans la vase sous le pas des Portes de l’Equateur. Il craignait que la Baleine ne fût en colère contre lui. Le Marin revint chez lui avec son couteau de poche. Il portrait sa culotte de toile bleue en débarquant sur les galets. Les bretelles, vois-tu, il avait dû les abandonner pour maintenir le treillage, et c’est la fin de cette histoire-là.

    Comment le Chameau acquit sa bosse

    Et voici l’histoire suivante qui raconte comment le Chameau acquit sa bosse. Au commencement des temps, quand le monde était tout neuf et tout et tout, et que les Animaux commençaient juste à travailler pour l’Homme, il y avait un Chameau qui vivait au milieu d’un Désert Hurlant car il ne voulait pas travailler ; d’ailleurs c’était un Hurleur lui-même. Alors il se nourrissait de bouts de bois, de tamaris, de plantes grasses et de piquants d’épine, avec une douloureuse paresse; et lorsqu’on lui adressait la parole, il répondait : “Bof! Simplement “Bof!” et rien d’autre.
    [/align:27448fc5c0]

    Ben je comprends bien ce malheureux chameau qui répondait toujours à tout par un « Bof » ! La vie ne la pas gâté, le pauvre, car ce désert Hurlant, il faut quand même reconnaître qu’il lESInait sur la bouffe pour les chameaux, et pas qu’un peu : des plantes grasses, le tamaris et les piquants d’épine, c’est-ce qu’on peut considérer tout ça comme in repas digne de ce nom ?. A ce régime alimentaire, n’importe qui deviendrait hurleur, moi la première !

  5. #5
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    [align=left:274e323d7d] Alors, le Cheval vint le trouver le lundi matin avec une selle sur le dos et un mors dans la bouche et il lui dit :
    - Chameau, ô Chameau, viens donc trotter comme nous tous !
    - Bof ! Dit le Chameau.
    Et le Cheval s’en fut le répéter à l’homme.
    Alors le Chien vint le trouver avec un bâton dans la gueule et il lui dit :
    - Chameau, ô Chameau, viens donc chercher et rapporter comme nous tous.
    - Bof ! Dit le Chameau.
    Et le Chien s’en fut le répéter à l’homme.
    Alors le Boeuf vint le trouver avec un joug sur la nuque et il lui dit :
    - Chameau, ô Chameau, viens donc labourer comme nous tous.
    - Bof ! Dit le Chameau.
    Et le Boeuf s’en fut le répéter à l’homme.
    A la fin de la journée, l’Homme convoqua le Cheval, le Chien et le Boeuf, et il leur dit : Vous Trois, ô Vous Trois, je suis navré pour vous (avec ce monde tout neuf et tout et tout), mais cette chose qui dit “Bof” est incapable de travailler, sinon elle serait déjà là. Je vais donc la laisser en paix et vous devrez travailler deux fois plus pour la remplacer.
    Cela mit les Trois très en colère (avec ce monde tout neuf et tout et tout) et aussitôt ils tinrent conseil, un indaba, un punchayet et un pow-wow, à la limite du Désert. Le Chameau arriva en mâchant ses plantes grasses avec une paresse encore plus douloureuse et il se moqua d’eux, puis il dit “Bof !” et repartit.
    [/align:274e323d7d]

    Tiens, c’est la daubinettes N° 5 ? Etonnant ça, ar dans une langue voisine, mais moins répendue qu’une autre, elle serait la première, si on se donne la peine d’ajouter une consonne supplémentaire à son pseudo !

  6. #6
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    [align=left:8b68bab6a9] C’est alors qu’arriva le Djinn responsable de Tous les Déserts, enroulé dans un nuage de poussière (les Djinns voyagent toujours de cette manière car c’est Magique), et il s’arrêta pour palabrer et tenir un pow-wow avec les Trois.
    - Djinn de Tous les Déserts, dit le Cheval. Quelqu’un a-t-il le droit d'être paresseux dans ce monde tout neuf et tout et tout ?
    - Certainement pas, répondit le Djinn.
    - Eh bien, dit le Cheval, il y a quelqu’un au milieu de ton Désert Hurlant (c’est un Hurleur lui-même), avec un long cou et de longues pattes, qui n’a absolument rien fichu depuis lundi matin. Il refuse de trotter.
    - Hou ! dit le Djinn en sifflant. C’est mon Chameau, par tout l’or de l’Arabie ! Et que dit-il ?
    - Il dit “Bof”dit le Chien, et il refuse d’aller chercher et de rapporter.
    - Ne dit-il rien d’autre ?
    - Seulement “Bof !” et il refuse de labourer, dit le Boeuf.
    - Très bien, dit le Djinn, je vais le faire bosser, si vous voulez bien attendre une minute.
    Sur ce, le Djinn s’enroula dans son manteau de poussière, s’orienta dans le Désert et trouva le Chameau, toujours aussi douloureusement paresseux, qui admirait son reflet dans une flaque d’eau.
    - Mon long et bouillonnant ami, dit le Djinn, il paraît que tu ne veux pas bosser, dans ce monde tout neuf et tout et tout ?
    - Bof ! dit le Chameau.
    Le Djinn s’assit, le menton dans la main, et se mit à réfléchir à une Grande Magie tandis que le Chameau continuait à s’admirer dans la flaque d’eau.
    [/align:8b68bab6a9]

    Tiens donc, ce Djinn-là n’était pas enfermé dans une bouteille ? C’est bien dommage, car dans le cas contraire, - le cas d’école, oserais-je dire, - je pourrais vous dire que la présente daubinette est celle qui pourrait libérer le Djinn en question en effectuant l’action que mentionne son patronyme. Mais c’est raté, donc tant pis pour vous, vousn’avez qu’à vous débrouiller pour me la trouver !

  7. #7
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    7

    [align=left:658aabe82e] - Tu donnes du travail supplémentaire aux Trois depuis lundi matin à cause de ta douloureuse paresse, dit le Djinn. Et il continua à réfléchir à des Magies, le menton dans la main.
    - Bof ! dit le Chameau.
    - Je ne répéterais pas ça si j’étais toi, dit le Djinn. Tu pourrais le dire une fois de trop. Je veux que tu bosses !
    - Bof ! dit encore une fois le Chameau. Mais à peine eut-il prononcé ce mot qu’il vit son dos, dnt il était si fier, s’enfler, s’enfler, jusqu’à devenir une grosse bosse ballotante.
    - Tu as vu ça ? dit le Djinn. Voilà ce que tu t’es mis sur le dos en refusant de bosser. Nous sommes aujourd’hui jeudi et tu n’as rien fait depuis que le travail a commence lundi. Maintenant tu vas bosser.
    - Comment le pourrais-je ? dit le Chameau. Avec cette chose sur le dos.
    - C’est exprès, dit le Djinn, pour te punir d’avoir manqué ces trios jours. Désormais, tu pourras bosser trios jours sans manger en vivant sur ta bosse. Et ne dis pas que je n’ai jamais rien fait pour toi. Dors du Désert et va rejoindre les Trois ; et apprends à te conduite ! Allez, hop !
    Et, hop ! le Chameau s’en dut rejoindre les Trois et depuis ce jour le Chameau (nous disons maintenant qu’il “travaille” pour ne pas le vexer), mais il n’a jamais rattrapé les trois jours de travail qu’il avait manqués au commencement du monde, et il n’a jamais appris à se conduire.
    [/align:658aabe82e]

    La daubinette N° 7, je peux vous dire que notre Chameau, affamé comme il était constamment, n’en aurait fait qu’une bouchée, bien que ce soit une plante parasite comme le proclame sans ambiuité son mnémo.

  8. #8
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    [align=left:461ad2b14b] Comment le Rhinocéros acquit sa peau

    Il était une fois, dans une île déserte à la limite de la mer Rouge, un Parsi dont le chapeau reflétait les rayons du soleil avec une splendeur-plus-qu’orientale. Le Parsi vivait au bord de la mer Rouge avec rien d’autre que son chapeau, son couteau et un fourneau de cuisine du genre auquel il ne faut surtout pas toucher. Un jour, il prit de la farine, de l’eau, des groseilles, des prunes, du sucre et toutes sortes de choses pour se confectionner un gâteau de deux pieds de diamètre et trois d’épaisseur. Il s’agissait d’un Met Supérieur (ça, c’est de la Magie) et il le mit ensuite sur le fourneau car il avait le droit, lui, d’utiliser ce fourneau. Il le fit cuire, cuire, jusqu’à ce qu’il ait bruni partout et sentit divinement bon. Mais au moment où le Parsi allait manger le gâteau, voici que descendit sur la plage, venant de l’intérieur Totalement Inhabité, un Rhinocéros avec une corne sur le nez, deux petits yeux de cochon et peu de bonnes manières. En ce temps-là, la peau du Rhinocéros lui allait parfaitement. Elle ne faisait aucun pli. Il ressemblait tout à fait à un Rhinocéros d’Arche de Noé, mais bien sûr en beaucoup plus gros. Toujours est-il qu’il n’avait alors pas de manières comme il n’en a pas aujourd’hui, et n’en aura d’ailleurs jamais.
    “Ça alors, dit-il, et aussitôt le Parsi abandonna son gâteau pour se réfugier en faut d’un palmier, rien qu’avec son chapeau qui reflétait toujours les rayons du soleil avec une spendeur-plus-qu’orientale. Le Rhinocéros renversa le fourneau à pétrole avec son nez, le gâteau roula sur le sable, il le piqua avec sa corne et le mangea, pus repartit en remuant la queue vers l’intérieur Absolument Inhabité et désolé qui touché les îles de Mazanderan, Socotra et les Promontoires du Grand Equinoxe.
    [/align:461ad2b14b]

    Ah quell gateau ! Je Parsi a dû se régaler vraiment. Reste à savoir s’il a bien dIGEré la chose, car ça m’a l’air assez lourd, non ? genre pâtisseries orientales plein de sucre et de calories !

  9. #9
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    [align=left:82be6f8360] Alors le Parsi descendit de son palmier, et récita le sloka suivant que je vais te rapporter puisque tu ne le connais pas :
    Qu’il pâtisse et se rie
    Qu’il e’est farci sa part
    De la Pâtisserie
    Qu’a cuite le Parsi.
    Ce qui voulait en dire bien plus que tu ne pourrais le croire. Parce que voilà que cinq semaines plus tard, il y eut une vague de chaleur dans la mer Rouge et tout le monde ôta ses habits. Le Parsi ôta son chapeau, mais le Rhinocéros enleva sa peau et se la jeta sur l’épaule pour descendre se baigner. En ce temps-là, elle se boutonnait par-dessous à l’aide de trios boutons. Elle ressemblait à un ciré. Le Rhinocéros ne dit rien au sujet du gâteau du Parsi car il l’avait mange en entier et il n’avait jamais eu de manières, ni alors, ni maintenant, ni plus tard. Il avança dans l’eau en se dandinant et en soufflant des bulles par le nez. Il avait laissé sa peau sur la plage. Or, le Parsi passait par là et il trouva la peau ; il sourit et son sourire fit deux fois le tour de son visage. Puis il dansa trios fois autour de la peau et se frotta les mains. Ensuite il regagna son campement et remplit son chapeau de miennes de gâteau car le Parsi ne mangeait que des gâteaux et il ne nettoyait jamais son campement. Il prit la peau, et il secoua la peau, et il frotta la peau et il l’incrusta de vieilles miettes de gâteau, sèches et rêches, et de quelques groseilles brûlées, autant qu’elle pouvait en contenir. Puis il grimpa en haut de son palmier et attendit que le Rhinocéros sorte de l’eau et remette sa peau. Ce que fit le Rhinocéros. Il boutonna les trios boutons et ça le râpait comme des miettes dans un lit. Il voulut se gratter, mais cela ne fit qu’aggraver les choses, alors il s’allongea sur le sable et se roula, se roula, se roula encore, et chaque fis qu’il se roulait, les miettes du gâteau le démangeaient davantage. Et de pis en pis. Alors, il courut jusqu’au palmier et se frotta, se frotta, se frotta encore.
    [/align:82be6f8360]

    Pas dépourvu de resources intellectuelles, notre Paris, tout gave qu’il était de sucreries ! En effet, pour inventer le truc des miettes, il fallait que sa ciboule en compte une quantité considérable, pas vrai ?

  10. #10
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    10

    [align=left:2b93fc1abf] Il se frotta tant et si fort que sa peau fit un grand pli derrière ses épaules et un autre pli en dessous, là où se trouvaient d’ordinaire les boutons (mais il les avait fait sauter à tant se frotter) et il fit d’autres plis sur les pattes. Cela le mit de mauvaise humeur, mais les miettes s’en fichaient. Elles étaient sous sa peau et elles le râpaient. Alors le Rhinocéros rentra chez lui très irrité; depuis ce jour, les rhinocéros ont tous de grands plus sur la peau et mauvais caractère, tout ça à cause des miettes de gâteau qui sont dessous. Le Parsi descendit de son palmier avec son chapeau qui reflétait les rayons du soleil avec une splendeur-plus-qu’orientale, il emballa son fourneau et partit dans la direction d’Orotavo, d’Amygdal, des Hautes Prairies d’Antananarivo et des Marais de Sonaput.

    Comment le Léopard acquit ses taches

    A l’époque où tout le monde parlait à égalité, ma Mieux-Aimée, le Léopard vivant en un lieu nommé le Haut-Veld. Souviens-toi que ce n’était pas le Bas-Veld, ni le Bush-Veld, ni le Sour-Veld, mais le Haut-Veld, exclusivement nu, brûlant et éclatant, avec du sable, des rochers couleur de sable et exclusivement des touffes d’herbe jaunâtre et sablonneuse. La Girafe, le Zèbre, l’Eland, le Coudou et le Bubale y vivaient eux aussi; et ils étaient tous exclusivement jeune-brun-roux partout, mais le Léopard était le plus exclusivement jeune-brun-roux de tous, une espèce d’animal en forme de chat gris-jaune qui se confondait à un poil près avec la couleur exclusivement jeune-gris-brun du Haut-Veld. C’était très embêtant pour la Girafe, le Zèbre et les autres, car il se tapissait près d’une Pierre ou d’un buisson exclusivement jeune-gris-brun et lorsque passaient la Girafe, le Zèbre, l’Eland, le Coudou ou le Damalisque, il leur sautait dessus et leur faisait faire des bonds.
    [/align:2b93fc1abf]

    Autant les daubinettes precedentes avaient leur utilité pour le Parsi, autant la présente ne lui est d’aucun agrément, vu qu’il lui est interdit de toucher au produit auquel elle a lié son destin, snif !

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