CRETEIL (Val-de-Marne) (Reuters) - Didier Schuller, ancien conseiller général RPR des Hauts-de-Seine jugé pour "trafic d'influence", affirme que des proches de Jacques Chirac ont organisé sa fuite aux Bahamas puis en République dominicaine entre 1995 et 2002.

Lors de la deuxième audience du procès, l'ancien élu gaulliste a par ailleurs obtenu du tribunal correctionnel de Créteil (Val-de-Marne) la suspension des débats jusqu'au 4 juillet, le temps qu'une décision définitive soit prise sur le versement au dossier des pièces relatives à "l'affaire Schuller-Maréchal".

Devant des journalistes, Didier Schuller a évoqué le rôle dans l'organisation de sa fuite de Me Francis Szpiner, un avocat proche de Jacques Chirac.

L'avocat lui aurait téléphoné aux Bahamas après la victoire de Jacques Chirac à l'Elysée de 1995.

"Il m'a dit : 'j'ai une bonne nouvelle à t'annoncer, je suis très proche de celui qui vient d'être élu président de la République'. (Francis Szpiner) m'a expliqué à l'époque qu'il travaillait avec Dominique de Villepin et d'autres conseillers de celui qui venait d'être élu président de la République", a raconté Didier Schuller.

L'ancien élu des Hauts-de-Seine avait déjà raconté à l'instruction que sa fuite avait été organisée lors d'une rencontre en février 1995 en Suisse avec Francis Szpiner et un autre avocat, Thierry Herzog.

Didier Schuller s'est vu mettre à sa disposition un compte bancaire en Suisse doté de plus de deux millions d'euros.

Il avait alors pris la fuite car il était impliqué dans une tentative de manipulation policière visant à faire dessaisir le juge d'instruction Eric Halphen, qui enquêtait sur le RPR.

Didier Schuller avait remis une somme d'argent liquide à Jean-Pierre Maréchal, beau-père du juge Halphen, pour compromettre ce dernier, mais la manoeuvre avait échoué.

Didier Schuller souhaite obtenir le versement à la procédure du dossier de l'enquête sur cette rocambolesque affaire Schuller-Maréchal.

La semaine dernière, le tribunal a refusé.

Didier Schuller entend faire appel et c'est pour attendre le résultat de cet appel que le tribunal a repoussé l'audience au 4 juillet.

En qualité d'ancien directeur général de l'office HLM des Hauts-de-Seine et ex-conseiller général RPR du département, Didier Schuller est jugé pour "trafic d'influence et recel d'abus de biens sociaux".

Selon l'accusation, les entreprises de bâtiment et travaux publics devaient verser secrètement des fonds pour obtenir des marchés dans les Hauts-de-Seine entre 1988 et 1995.

27/06/05

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