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  1. #1
    Senior Member Jedi Trader Avatar de xenia
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    daubinettes sont horriblement camées !

    Bonjour à tous !
    C’est la période des vacances, et aussi celle de la consommation accrue, dit-on de romans policiers. Pour ne être à la page (c’est bien le cas de le dire, non ?), les daubinettes ont décidé de procéder à la publication de leur feuilletton d’été. Elles vous proposent un roman d’horreur, écrit au XVIII siècle par une romancière anglaise, Ann Radcliff, qui a inventé le genre. C’est un livre passionnant, riche en rébondissements de tous genres, et délicieusement désuet qui devrait vous captiver. Pour ce qui est des images, ce sont, comme induiqué dans l’intitulé, les camées.
    Mais qu’est-ce donc une camée ?
    C’est une gravure en relief sur pierre, généralement appartenant à la variété des quartz semi translucides, offrant des couches superposées de différentes couleurs.
    L'artiste utilise le plus souvent la partie sombre de la pierre pour réaliser le fond et les parties blanches ou claires pour sculpter les figures.
    Les camées grecs, monochromes au VIIème au IVème siècle avant Jésus-Christ, à la fin de cette période, représentent des scènes complexes gravées sur des pierres polychromes.
    Les Romains, amateurs de camées, faisaient venir des pierres et des artistes de Grèce et d'Orient. L’apogée de l’art de la glyptique se situe au Ier siècle.
    Chassés de Rome par les invasions barbares du IVème siècle, les artistes ont trouvé refuge à Constantinople. Les thèmes mythologiques laissent progressivement la place au sacré.
    La glyptique a été progressivement abandonnée au Moyen-Age, mais La Renaissance a contribué au renouveau de la discipline, grâce notamment aux Médicis.
    Durant la période baroque, la nacre apparaît en raison de sa brillance et de sa transparence.
    Madame de Pompadour, protectrice de Jacques Guay, a favorisé le retour en grâce des camées au XVIIIème siècle. La vogue des camées inspirera, en Angleterre, les fabrications du céramiste Josiah Wedgwood (1730-1795).
    Napoléon a rapporté une grande quantité de camées de sa campagne d'Italie de 1796. Ces objets d'art reviennent alors à la mode.



    [align=left:b28daa2c80]
    Ann Radcliffe
    L’Italien ou le confessionnal des pénitents noirs

    Introduction

    Vers l’an 1764, quelques Anglais voyageant en Italie s’arrêtèrent, aux environs de Naples, devant l’église de Santa Maria des Pianto qui dépendait d’un ancien couvent de l’ordre des Pénitents Noirs. Le proche de cette église, quoique dégradé par les injures du temps, excita par sa magnificence l’admiration des voyageurs ; curieux de visiter l’intérieur de l’édifice, ils montèrent les degrés du perron de marbre qui y conduisait. Dans la pénombre produite par les piliers du porche marchait à pas mesurés un personnage vêtu d’une robe de moine, et qui, les bras croisés, les yeux baissés, était tellement absorbé dans ses pensées qu’il ne s’était pas aperçu de l’approche des étrangers. Au bruit de leurs pas, il se retourna tout à coup mais gagna, sans s’arrêter, une porte qui donnait dans l’église et disparut. La figure de cet homme, sa démarche et ses manières avaient on ne savait quoi de singulier qui provoqua l’attention des visiteurs : il était maigre et de haute taille ; il avait les épaules un peu voûtées, le teint bilieux, les traits durs et le regard farouche.
    Les voyageurs, entrés dans l’église, cherchèrent vainement l’homme qu’ils venaient de voir et n’aperçurent, sous les voûtes obscures des bas-côtés, qu’un religieux du couvent voisin, chargé de montrer aux touristes tout ce qui était digne de retenir leur attention. L’intérieur du monument n’offrait ni l’éclat ni les riches ornements qui distinguent les églises italiennes, surtout celles de Naples ; mais il ‘en émanait une grande simplicité sévère, rehaussée par une mystérieuse distribution de lumière et d’ombre qui portait les esprits u recueillement et aux élans de la prière. Nos voyageurs avaient parcouru les chapelles et revenaient sur leurs pas, lorsqu’ils aperçurent de nouveau ce même personnage étrange qu’ils avaient vu sous le porche, et qui se glissait dans un confessionnal, sur leur gauche. L’un d’eux demanda au religieux qui était cet homme. Le religieux ne répondit pas ; mais, comme l’Anglais insistait, il acquiesça d’un signe de tête et dit tranquillement :
    - C’est un assassin.
    [/align:b28daa2c80]

    Elle commence fort, je trouve, un assassin, voyez-vous ça ! Moi, si l’on me montre un assassin, que ce soit à l’égilse ou ailleurs, automatiquement, je me barre, et en vitesse encore !
    Et j’ai l’impression que ma daubinette initiale, courageuse mais pas téméraire, ferait exactement comme moi.

  2. #2
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    [align=left:f259d5e375] - Un assassin ! s’écria l’Anglais, et il demeure en liberté ?
    Un Italien de la compagnie sourit à cette exclamation :
    - Il a trouvé ici un asile, dit-il, où personne n’a le droit de l’arrêter.
    - Vos autels, reprit l’Anglais, protègent donc les meurtriers ?... Cela est bien étrange !... Quel pouvoir reste-t-il à vos lois, si les plus grands criminels ont des moyens de défense contre elles ? Mais comment peut-il vivre en ce lieu ?... N’est-il pas exposé à y mourir de faim ?
    - Non ? dit le moine. Il y a toujours des âmes secourables ; et comme le criminel ne peut sortir de cette enceinte pour pourvoir à ses besoins, on lui apporte sa nourriture.
    - Est-il possible ? Je n’ai jamais rien vu de semblable, dit l’Anglais en s’adressant à l’Italien.
    - Le cas n’est cependant pas rare, répondit celui-ci, et l’assassinat est si fréquent chez nous que, sans l’usage des lieux d’asile, les meurtriers tombant après leurs victimes, nos cités seraient bientôt à moitié dépeuplées.
    A cette remarque, qui n’admettait pas même que la crainte du châtiment pût réprimer le crime, l’Anglais se contenta de hocher la tête.
    - Observez, continua l’Italien, le confessionnal où cet homme vient d’entrer. Mais peut-être les vitraux colorés qui assombrissent cette partie de l’église vous empêchent-ils de le bien distinguer.
    L’Anglais, soudain attentif, vit alors que ledit confessionnal, d’un bois de chêne bruni par le temps, était divisé en trois compartiments, tendus à l’intérieur d’une étoffe noire. Celui du milieu, élevé de trois marches au-dessus des dalles de l’église, était réservé au confesseur ; les deux autres, qui se voyaient à droite et à gauche, en étaient séparés, l’un et l’autre, par une grille au travers de laquelle le pénitent agenouillé pouvait verser dans l’oreille du confesseur l’aveu des crimes dont sa conscience était chargée. C’était un des plus sombres réduits qu’on pût imaginer.
    - Eh bien, reprit l’Anglais, qu’aviez-vous à me dire à propos de ce confessionnal,
    - Je voulais surtout, répondit l’Italien, vous le faire remarquer : il s’est fait là, il y a quelques années, une confession qui se rattache à une histoire terrible. La vue de l’assassin et votre surprise de le savoir libre l’ont rappelée à ma mémoire. Quand vous aurez regagné votre auberge, je vous la communiquerai ; car je l’ai par écrit, de la main d’un jeune étudiant de Padoue qui se trouvait à Naples, peu de temps après que cette confession y fût rendue publique.
    - Vous me surprenez encore, interrompit l’Anglais. Je croyais que la confession était reçue par les prêtres sous le sceau inviolable du secret.
    -C’est juste, répondit l’Italien. Ce secret n’est jamais violé que sur l’ordre exprès d’une autorité supérieure, et dans des circonstances qui justifient cette violation. Mais quand vous lirez ce récit, vous ne serez plus étonné. Vous vous apercevrez facilement que son auteur était jeune et malhabile, mais si vous cherchez l’exactitude des faits, vous l’y trouverez à coup sûr.
    [/align:f259d5e375]

    Remarquez, notre Anglais a du nez : parmi toute l’assistance, il a immédiatement repéré le type le plus extraordinaire. Eh bien, j’aime autant vous le dire : notre daubette, quoique pas Anglaise, lui ressemble.

  3. #3
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    [align=left:88b13f5c05] Comme il achevait de parler, l’assassin sortit du confessionnel, traversa le chœur, et l’Anglais, saisi, à sa vue, d’un mouvement d’horreur, détourna les yeux et se hâta de quitter l’église. Les amis se séparèrent ; l’Anglais, de retour à son auberge, y reçut le volume qu’on lui avait promis et y lut ce qui va suivre.

    C’est à l’église de San Lorenzo, à Naples, que le comte Vincenzo de Vivaldi vit pour la première fois Elena Rosalba. La douceur et le charme de la voix de la jeune fille, qui se mariait aux chants sacrés, attirèrent d’abord l’attention du jeune homme. Le visage d’Elena était couvert d’un voile ; mais une distinction rare et une grâce parfaite émanaient de toute sa personne. Curieux de contempler des traits dont l’expression devait répondre aux accents émus qu’il venait d’entendre, Vivaldi ne quitta pas la jeune fille du regard tout au long de l’office ; puis il la vit sortir de l’église en compagnie d’une femme âgée à qui elle donnait le bras, et qui paraissait être sa mère ou sa tante. Il se mit à les suivre ; mais elles marchaient assez vite, et il faillit les perdre de vue au détour de la rue de Tolède. Pressant le pas, il les rejoignit au Terrazzo Nuovo, qui longe la baie de Naples ; là, il les devança quelque peu, mais la belle inconnue restait toujours voilée ; et le jeune homme, retenu par une timidité respectueuse, qui se mêlait à son admiration, refrénait sa curiosité. Un heureux accident vint à son aide : en descendant les degrés de la terrasse, la vieille dame fit un faux pas ; et comme Vivaldi s’empressait pour la soutenir, le vent souleva le voile d’Elena, et découvrit aux regards du jeune homme une figure plus touchante encore et plus belle mille fois qu’il se l’était imaginée. Sur les traits de la jeune fille – des traits d’une beauté grecque – se peignit la pureté de son âme et dans ses yeux bleus éclatait la vivacité de son esprit. Elle était si occupée à secourir sa compagne, qu’elle ne s’aperçut pas d’abord de l’admiration qu’elle inspirait ; mais elle n’eut pas plutôt rencontré le regard éloquent de Vivaldi, qu’elle rougit t rebaissa son voile.
    La vieille dame ne s’était pas blessée dans sa chute ; mais comme elle marchait avec quelque difficulté, Vivaldi saisit cette occasion pour lui offrir son bras ; elle s’excusa d’abord en le remerciant, mais sur ses instances respectueuses, elle lui permit de l’accompagner jusque chez elle. Plusieurs fois, pendant le chemin, le jeune homme essaya de lier conversation avec Elena. Mais elle ne répondait que par monosyllabes ; et, déjà, ils étaient arrivés à la porte de la maison sans qu’il eût trouvé le moyen d’entamer cette froide réserve.
    L’aspect de la demeure des deux dames lui donna lieu de penser qu’elles tenaient un rang honorable dans le monde, mais que leur fortune était médiocre. Cette habitation modeste – dont Vivaldi sur plus tard qu’on l’appelait la villa Altieri , bâtie avec goût, entourée d’un jardin et de vignobles, dominée par un bois de pins et de palmiers, était située au haut d’une colline, d’où la vue donnait sur la baie de Naples et ses rivages. Un petit portique et une colonnade de marbre commun composaient une façade d’un style assez élégant. Vivaldi s’arrêta à la petite grille du jardin. La vieille dame lui renouvela ses remerciements mais sans l’inviter à entrer.
    [/align:88b13f5c05]

    Ah, la baie de Naples, les îles paradisiaques, les bateaux de luxe qui naviguent dans les eaux bleues ! Notre petite est bien pourvue pour naviguer, j’espère seulement qu’elle ne va pas finir comme son illustre homonyme, en pollutant les fonds de ladute baie.

  4. #4
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    [align=left:739ca452af] Déjà, ne pouvait se résoudre à prendre congé, le jeune homme, tout troublé, demeurait sur place, fixant Elena, si bien que la vieille dame fut obligée de lui renouveler ses adieux. Enfin, il se hasarda à demander la permission d’envoyer prendre de ses nouvelles, et quand il l’eut obtenue, il adressa un long regard d’adieu à Elena, qui crut devoir le remercier à son tour des soins qu’il avait donnés à sa tante. Le son de la voix de la jeune fille et l’expression de sa reconnaissance accrurent l’émotion de Vivaldi ; ce fut avec peine qu’il s’arracha d’auprès d’elle. Puis, l’imagination remplie de cette céleste apparition, le cœur tout agité de ce qu’il venait de voir et d’entendre, il descendit au rivage, heureux de prolonger près du lieu qu’habitait Elena, espérant l’apercevoir sur le balcon, où la fraîcheur de la brise de mer pourrait l’inviter à paraître. Il passa ainsi plusieurs heures. Le soir venu, il retourna au palais de son père, à Naples. Il ne cessait de revoir, avec une joie mêlée d’inquiétude, l’image d’Elena et le doux sourire qui avait accompagné ses remerciements ; mais il n’osait encore imaginer aucun plan de conduite. Rentré d’assez bonne heure pour accompagner sa mère à la promenade du Cours, il croyait voir dans chaque voiture qui passait l’objet qui occupait ses rêves. Vain espoir ! Cependant, la marquise, frappée de son silence et d’un certain trouble qui ne lui était pas habituel, lui posa quelques questions auxquelles il répondit d’une manière évasive ; elle chercha alors d’autres moyens plus adroits pour le faire parler.
    Vincenzo de Vivaldi, descendant d’une des plus anciennes familles du royaume de Naples, était fils du marquis de Vivaldi, favori du roi, plus élevé encore en puissance qu’en dignité. Très vain de sa naissance, le marquis joignait à son orgueil de race, un sentiment excessif de supériorité. Une conscience ferme et droite balançait chez lui l’ambition et le maintenait dans les limites de la morale. Telle n’était pas la marquise de Vivaldi, qui se vantait d’une généalogie aussi ancienne que celle de son époux ; mais dont l’orgueil n’était tempéré par aucune vertu. Violente dans ses passions, vindicative autant qu’artificieuse, elle aimait son fils moins comme l’unique fruit de ses entrailles, que comme le dernier rejeton de deux illustres maisons, destiné à perpétuer la gloire et les honneurs de l’une et de l’autre. Quant au jeune Vincenzo, il tenait heureusement beaucoup plus de son père que de sa mère. Il avait la noble fierté du marquis et quelque chose de la violence des passions de la marquise, mais sans rien emprunter à cette femme hautaine de sa duplicité ni de son esprit de vengeance. Impétueux mais franc, prompt à s’offenser mais s’apaisant aussi vite, il était irrité du plus léger manque d’égards tout comme il était touché des moindres attentions. Et si le soin de son honneur le rendait sensible à l’injure, sa bonté généreuse le disposait à l’indulgence.
    [/align:739ca452af]

    Comme vous voyez, les personages du roman qui nous occupe appartiennent à la noblesse. Tant mieux, quant à notre daubinettes, je ne sais pas si c’est une aristocrate mais ce qui est certain c’est que c’est un drôle d’oiseau !

  5. #5
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    [align=left:7487bf1918] Le lendemain de sa première rencontre avec Elena, il retourna à la villa Altieri, pour aller chercher lui-même les nouvelles qu’on lui avait permis de demander. La pensée qu’il allait revoir la jeune fille l’agitait d’une impatience à la fois joyeuse et craintive ; et comme ce trouble fiévreux augmentait à mesure qu’il approchait de la bienheureuse demeure, il fut obligé de s’arrêter à la porte du jardin pour reprendre haleine et pour composer son maintien. Il fut introduit dans un petit salon de compagnie, où il trouva la signora Bianchi – c’était la vieille dame – toute seule, occupée à dévider de la soie ; mais une chaise, devant laquelle était un métier à broder, témoignait qu’Elena venait de quitter la pièce. La signora le reçut avec une politesse réservée. Il espérait toujours que la jeune fille allait reparaître et tâchait de prolonger sa visite ; mais enfin, tous les sujets de conversation étant épuisés, il fut forcé de prendre congé de la vieille dame.
    Son abattement était extrême. Il employa la journée du lendemain à se procurer quelques informations sur la famille d’Elena. On lui dit qu’elle était orpheline, que sa naissance était médiocre, sa fortune fort déchue, et qu’elle dépendait, pour vivre, de la vieille tante avec qui elle demeurait. Sous ce rapport, les renseignements n’étaient pas exacts : car c’était elle au contraire dont le travail faisait subsister la bonne dame qui n’avait pour tout bien que la retraite où elles vivaient ; et la jeune fille passait des journées entières sur des ouvrages de broderie que les religieuses d’un couvent voisin vendaient fort cher aux dames de Naples. Ainsi Vivaldi ne se doutait guère qu’une magnifique robe de sa mère était l’œuvre des doigts d’Elena, de même que plusieurs copies de peintures antiques qui ornaient un cabinet du palais Vivaldi. Ces circonstances du reste, s’il les eût connues, n’auraient servi qu’à enflammer encore sa passion.
    Elena savait endurer la pauvreté, mais non le mépris, et c’était pour écarter d’elle ce triste effet des préjugés vulgaires quelle cachait soigneusement l’usage, pourtant si honorable, qu’elle faisait de ses talents. Son courage n’était pas encore à l’épreuve du sourire humiliant de la compassion, et ses idées n’étaient pas assez mûres pour la mettre au-dessus du dédain, en lui faisant trouver une véritable gloire dans la dignité de la vertu qui se suffit à elle-même. Unique soutien de la vieillesse de sa tante, elle la soulageait dans ses infirmités et la consolait dans ses souffrances, avec une tendresse toute filiale ; car elle n’avait jamais connu sa mère qu’elle avait perdue étant enfant ; et la signora Bianchi lui en avait tenu lieu. C’est ainsi que cette pure et innocente enfant vivait heureuse dans sa retraite, et dans l’accomplissement de ses pieux devoirs, lorsqu’elle rencontra pour la première fois Vincenzo de Vivaldi. Ce n’était pas une de ces figures qu’on peut voir sans les remarquer. Elena avait été frappée de la vivacité de sa physionomie et de la dignité de son maintien ; mais elle se défendait déjà d’un sentiment plus tendre que l’admiration et s’efforçait d’écarter de son esprit l’image du jeune homme, en se livrant à ses occupations ordinaires pour recouvrer sa tranquillité un peu troublée.
    [/align:7487bf1918]

    Mais que vois-je ! La description de notre heroine vous fait rigoler ? Ah non ! Le style de notre roman est peut-être un peu date, mais je le trouve exquis, ert l’intrigue est très bien tournée. Attendez un peu l’apparition des moines maudits, des inquisiteurs, des substances DéLéTères, et je suis certaine que, loin de sourire, vous tremblerez d’effroi, oui, parfaitement !

  6. #6
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    [align=left:8647b7bab8] Cependant Vivaldi désolé de n’avoir pu parvenir à revoir Elena résolut de retourner de nouveau à la villa Altieri dès que la nuit serait tombée.
    Ce soir-là même, la marquise avait chez elle une grande réunion. Quelques soupçons, provoqués par l’impatience trop visible de son fils, la portèrent à le retenir fort longtemps, en l’engageant à choisir de la musique pour son orchestre et à présider à l’exécution d’un nouvel opéra dont elle protégeait l’auteur. Dès qu’il crut enfin pouvoir s’échapper sans être observé, Vivaldi quitta cette société importune et, bien enveloppé de son manteau, il s’achemina à grands pas vers la villa Altieri, située à une petite distance de la ville. A peine arrivé, il franchit la haie qui fermait le jardin et s’enivra du plaisir de se trouver près de l’objet de son affection, mais ce premier moment passé, il se trouva aussi isolé que s’il eût été séparé pour jamais d’Elena. Aucune lumière ne brillait dans la maison ; il se dit que les dames étaient déjà retirées pour se coucher, et qu’il fallait cette nuit-là renoncer à tout espoir. Cependant, cédant à une impulsion involontaire, il continua à s’avancer vers la maison et se retrouva encore une fois sous le portique. Il était minuit, et le calme de la nature était plutôt adouci que troublé par le murmure des flots qui roulaient sur la plage. Vivaldi, absorbé par ses pensées, suivait d’un œil distrait les contours indécis du rivage et l’ombre lointaine de quelques navires qui poursuivaient leur route en silence, guidés par l’étoile polaire. Tout à coup, quelques sons touchants parviennent à son oreille, et lui rappellent ceux qu’il a entendus dans l’église de San Lorenzo. Frappé de ce souvenir, il s’élance dans le jardin du côté d’où il entend distinctement Elena chantant un hymne à la Vierge en s’accompagnant d’un luth dont elle tirait les accords les plus mélodieux. Il demeura quelque temps en extase, osant à peine de respirer, de peur de perdre une note de ce chant si suave ; bientôt les interstices d’une touffe de clématites lui laissèrent voir Elena dans une chambre dont les jalousies étaient ouvertes pour donner passage à l’air frais. La jeune fille se levait d’un prie-Dieu où elle venait d’achever sa prière ; une ferveur religieuse se peignait dans ses regards levés vers le ciel. Ses beaux cheveux étaient négligemment rassemblés sous un réseau de soie ; seules quelques tresses échappées se jouaient sur son cou et encadraient son beau visage, qu’aucun voile jaloux ne dissimulait plus.
    Le jeune homme, partagé entre le désir de saisir une occasion qu’il ne retrouverait peut-être jamais et la crainte d’offenser Elena en se montrant à elle à une heure si avancée, hésitait tout troublé, lorsqu’il l’entendit pousser un soupir et prononcer un nom avec un accent d’une douceur remarquable … Etait-ce une illusion ? Celui de Vivaldi, le sien ! Muet d’émotion, il écarta doucement les branches de la clématite. Elena s’avança vers la croisée pour fermer les jalousies ; le jeune homme, incapable d’un plus long empire sur lui-même se montra : elle tressaillit et demeura immobile un instant, puis, d’une main tremblante, elle ferma la fenêtre et quitta son appartement.
    [/align:8647b7bab8]

    Hé Ben, un Whiskey, on imprime les pages du livre, on se cale dans le fauteuil le plus confortable de la maison, et … on s’immerge !

  7. #7
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    [align=left:7d0ec32e1e] Vivaldi, désolé, erra quelque temps dans le jardin redevenu silencieux, puis il reprit tristement le chemin de Naples. Alors, pour la première fois, il se posa une question qu’il aurait dû se poser plus tôt : pourquoi avait-il recherché le dangereux bonheur de revoir Elena lorsqu’il savait que l’inégalité de leurs conditions serait aux yeux de ses parents, un obstacle insurmontable à leur union ? Il s’abîmait dans ses réflexions, tantôt presque résolu à ne plus voir la jeune fille, tantôt rejetant bien loin cette idée qui le désespérait, lorsque au sortir d’une voûte, vieux débris d’un immense édifice – la forteresse de Paluzzi – dont les ruines s’étendaient au loin, une forme noire parut se dresser devant lui et croisa sa route. C’était un homme vêtu en religieux, dont le visage était caché sous un large capuchon. Cet homme s’arrêta pour lui dire :
    - Vincenzo de Vivaldi, vos pas sont surveillés ; gardez-vous de retourner à la villa Altieri.
    En achevant ces mots, il disparut dans l’obscurité de la nuit, avant que Vivaldi, interdit d’une interpellation si brusque, eût pu en demander l’explication. Il appela l’inconnu à haute voix et à plusieurs reprises ; mais l’apparition ne revint pas.
    Le jeune comte rentra chez lui, l’esprit frappé de cet incident et tourmenté d’un vague sentiment de jalousie ; car le résultat de ses réflexions fut que l’avis qu’il avait reçu provenait de quelque rival. Ce fut alors qu’il découvrit toute l’étendue et toute la violence de son imprudente passion. Souffrant d’un tourment jusqu’alors inconnu, il résolut à tout risque de déclarer son amour à la jeune fille et de demander sa main. En rentrant au palais Vivaldi, il apprit que sa mère avait remarqué son absence, qu’elle s’était informée de lui plusieurs fois et qu’elle avait donné l’ordre qu’on lui annonçât son retour. Cependant elle s’était couchée ; mais le marquis, rentré peu d’instants après son fils d’une excursion dans la baie, où il avait accompagné le roi, jeta sur le jeune homme des regards d’une sévérité inaccoutumée et le quitta sans explication.
    Vivaldi, renfermé chez lui, se mit à délibérer, si l’on peut donner ce nom à un combat de passions contraires où le jugement n’entre pour rien. Il se promenait à grands pas, tour à tour troublé par le souvenir d’Elena, enflammé de jalousie, ou alarmé des suites de la démarche qu’il était enclin à risquer. Il connaissait assez les idées de son père et le caractère de sa mère, pour être certain d’avance que jamais ils ne voudraient se prêter au mariage qu’il rêvait ; et cependant, quand il y réfléchissait, son titre de fils unique ne lui donnerait-il pas le pouvoir de les fléchir ? Tout à coup, une nouvelle crainte l’assaillit : si Elena avait déjà disposé de son cœur en faveur d’un rival imaginaire ? Mais il se rassurait en se rappelant le soupir et le nom qu’il avait cru surprendre. Le jour naissant le retrouva dans les mêmes perplexités. Bientôt pourtant sa résolution fut prise, telle qu’on devait attendre de son âge et de son cœur passionné : il sacrifierait l’orgueil du sang et de la naissance à un chois d’où dépendait le bonheur de sa vie.
    [/align:7d0ec32e1e]

    Ah oui, savoir si Elena avait déjà dispose de son Coeur en faveur d’un quidam, c’est ce qui s’appelle “information vitale”, n’est-ce pas ? Notre daubinettes pourrait peut-être l’éclairer, car c’est sa spécialité.

  8. #8
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    [align=left:290164abb6] Mais avant de se déclarer à Elena, il fallait s’assurer s’il lui inspirait bien quelque intérêt, ou s’il avait un rival, et quel pouvait être celui-ci. Cependant son respect pour la jeune fille, sa crainte de l’offenser, et le danger que son père et sa mère ne vinssent à découvrir sa passion avant qu’il sût lui-même si elle était partagée, opposaient à cette recherche de graves difficultés. Dans cet embarras, il ouvrit son cœur à un ami qui depuis longtemps possédait toute sa confiance, et il lui demanda conseil avec sincérité.
    Bonarmo, jeune homme de plaisir, peu propre à servir de guide dans des affaires sérieuses, proposa, comme le meilleur moyen de sonder les dispositions d’Elena, de lui donner une sérénade selon l’usage du pays. Si elle n’avait pas d’antipathie pour Vivaldi, elle répondrait, suivant lui, à sa galanterie par quelque témoignage de satisfaction ; dans le cas contraire, elle garderait le silence et demeurerait invisible. Vivaldi se récria contre cette manière grossière et banale d’exprimer un amour tel que le sien. Il avait trop bonne opinion de l’élévation d’âme et de la délicatesse d’Elena pour supposer que le vulgaire hommage d’une sérénade pût la flatter ou l’intéresser, et encore moins qu’elle voulût faire connaître ses sentiments par aucun signe extérieur. Bonarmo traita ses scrupules d’enfantillage ; l’ignorance où son jeune ami était encore des choses du monde pouvait seule, disait-il, l’excuser ; il insista pour la sérénade. Si bien que Vivaldi, moins convaincu par les raisons de son ami que par la difficulté de trouver d’autres expédients, consentit à celui qu’on lui proposait, non qu’il en espérait quelque succès, mais il comptait fixer ainsi son incertitude et calmer son agitation. Ils prirent leurs instruments sous leurs manteaux et, cachant avec soin leurs visages, ils se dirigèrent en silence vers la villa Altieri. Déjà ils avaient franchi l’arcade où Vivaldi avait été arrêté la nuit précédente, lorsqu’en levant les yeux le jeune homme aperçut la même figure sombre qui lui était déjà apparue ; avant qu’il eût le temps de s’écrier, l’inconnu lui dit d’une voix grave :
    - N’allez pas à la villa Altieri si vous voulez éviter le sort qui vous menace.
    - Quel sort ? demanda Vivaldi en reculant de surprise. Expliquez-vous.
    Mais déjà le moine avait disparu, et l’obscurité de la ruine ne permettait pas de retrouver sa trace.
    - Que le ciel nous protège ! s’écria Bonarmo. Ceci passe toute croyance ! Retournons à Naples ; il faut obéir à ce nouvel avis.
    - Ah ! dit Vivaldi, j’aime mieux tout risquer ; si j’ai un rival, je veux l’affronter sur-le-champ.
    - Prenez garde, répartit Bonarmo, il est évident maintenant que vous avez un rival ; que peut votre courage contre des spadassins gagés ?
    - Si vous craignez le danger, répliqua Vivaldi, j’irai seul.
    [/align:290164abb6]

    Les liens les plus tendres se tissent entre nos héros, une idylle s’annonce. Et pour connaitre le nom de notre petite n°7, il suffirait de traduire en langue maternelle de la romancière l’un des termes que je viens d’utiliser.

  9. #9
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    [align=left:8aca041c94] Blessé par ce reproche, Bonarmo suivit son ami en silence jusqu’à la villa Altieri. Le jeune comte se frayant le même passage que la nuit précédente, s’aventura dans le jardin.
    - Eh bien ? demanda-t-il à son compagnon, où son ces bravi si terribles ?
    - Parlez bas, reprit l’autre, nous sommes peut-être à quatre pas d’eux.
    - Soit, dit Vivaldi en portant la main à son épée, ils seront aussi à quatre pas de nous.
    Enfin les deux jeunes gens parvinrent à l’orangerie, qui était toute proche de la maison. Là ils se reposèrent pour reprendre haleine et préparer leurs instruments. La nuit était sereine et calme. Ils entendaient au loin des voix confuses et virent bientôt le ciel tout enflammé par un feu d’artifice, tiré pour la naissance d’un prince de la maison royale ; des milliers de fusées s’élevaient du rivage occidental de la baie et éclairaient les eaux de la baie, les barques nombreuses qui glissaient à leur surface, et la riche cité de Naples et ses terrasses, et son Cours garnis de spectateurs et d’équipages. Tandis que Bonarmo était tout entier à ce beau spectacle, Vivaldi tenait ses yeux attachés sur la demeure d’Elena, dans l’espoir que l’éclair du feu d’artifice l’attirerait sur le balcon ; mais elle n’y parut pas, et aucune lumière dans la maison n’indiquait même qu’elle veillât. Pendant qu’ils étaient sur le gazon de l’orangerie, un bruit de feuillage, comme celui d’une personne qui écarterait les branches pour se frayer un passage, vint distraire l’attention de Bonarmo, et Vivaldi demanda :
    - Qui va là ?
    Un long silence fut la seule réponse.
    - Serions-nous observés ? dit Bonarmo.
    Tous deux se levèrent et quittèrent l’orangerie pour se rapprocher de la maison. Placés sous la fenêtre où Vivaldi avait vu Elena la nuit précédente, ils accordèrent leurs instruments et entamèrent la sérénade par un duo des plus mélodieux. Vivaldi avait une belle voix de ténor et donnait à son chant l’expression la plus pathétique, son âme respirait dans ses accents passionnés ; mais il ne put juger de l’effet qu’il avait produit, car la maison resta plongée dans le silence et l’obscurité. Seulement, dans un intervalle de leurs accords, Bonarmo crut entendre près de lui des gens qui parlaient avec une extrême précaution : il écouta plus attentivement ; mais il ne put s’assurer de la vérité. Vivaldi prétendit que ce murmure confus n’était que celui de la multitude répandue sur les quais de la ville. Ce qui le préoccupait en le décourageant, c’était l’inutilité de sa tentative ; il en éprouvait une douleur si vive que Bonarmo, redoutant les suites de son désespoir, essaye de le persuader qu’il n’avait pas de rival, et cela avec la même chaleur qu’il avait mise à lui affirmer le contraire. Enfin ils quittèrent le jardin, Vivaldi jurant sur l’honneur qu’il ne prendrait aucun repos avant d’avoir découvert cet inconnu qui troublait son bonheur, et de l’avoir forcé à expliquer le sens de ses mystérieux avis ; Bonarmo objectant les difficultés d’une telle recherche et l’éclat qu’elle ne manquerait pas d’amener, éclat fâcheux pour l’avenir d’un amour qu’il ne fallait point ébruiter ; mais Vivaldi résistait à toutes ces remontrances.
    [/align:8aca041c94]

    Cette serenade, je me demande si elle était vraiment mélodieuse ? Vous savez, je ne me fie qu’aux professionnels, comme par exemple notre actuelle daubette.

  10. #10
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    10

    [align=left:77e4d04f30] - Nous verrons, disait-il, si ce démon sous l’habit de moine osera de nouveau traverser mon chemin ; s’il paraît, il ne saurait m’échapper ; s’il ne se montre pas, j’attendrai son retour avec la même constance qu’il a attendu le mien ; oui, dissé-je m’enfoncer dans ces ruines, et dussé-je y périr !
    Bonarmo fut frappé de la véhémence que Vivaldi mit dans ses derniers mots ; cessant dès lors de s’opposer à son dessein, il le pria seulement de considérer qu’il était assez mal armé.
    - Chut ! dit Vivaldi, au détour d’une roche qui surplombait leur route. Nous approchons de l’endroit : voici la voûte.
    En effet, elle se dessinait dans l’obscurité, entre deux montagnes taillées à pic.
    Ils marchaient en silence et d’un pas léger, jetant autour d’eux des regards méfiants, et s’attendant à voir d’un instant à l’autre le moine sortir d’entre les rochers ; mais ils arrivèrent à la voûte sans avoir rencontré le moindre obstacle.
    - Eh bien, dit Vivaldi, nous voilà ici avant lui.
    En disant ces mots, le jeune comte s’appuya contre la muraille, au milieu de la voûte, près d’un escalier dans le cor. Après quelques moments de silence, Bonarmo, qui songeait à tout ce qui s’était passé, demanda à son ami :
    - Croyez-vous réellement que’ nous puissions parvenir à saisir ce personnage ? Il a passé à côté de moi avec une rapidité surprenante, et je suis enclin à croire qu’il y a en lui quelque chose de surnaturel. Mais aussi de quelles circonstances extraordinaires son apparition n’a-t-elle pas été entourée ? Comment a-t-il su votre nom, lorsqu’il vous a interpellé pour la première fois ? S’il vous a averti de ne pas aller à la villa Altieri, c’est donc qu’il était instruit de la réception qui vous y attendait.
    - Ah ! oui, s’écria impétueusement Vivaldi, et ce rival que je dois craindre, c’est lui, c’est lui-même ! Il s’est affublé de ce costume saint pour en imposer à ma crédibilité, pour me détourner de mes projets sur Elena, et me voilà réduit à me cacher honteusement pour l’attendre, pour l’épier, ce rival, comme ferait un assassin !
    - Pour Dieu ! dit Bonarmo, modérez ces transports, et songez en quel lieu nous sommes !
    Mais ce ne fut qu’avec beaucoup de peine qu’il parvint à calmer son ami.
    Un temps assez long s’était déjà passé dans cette sorte d’embuscade lorsque Bonarmo vit à l’entrée de la voûte, du côté de la villa Altieri, comme une ombre qui interceptait la faible clarté du crépuscule. Vivaldi, ayant les yeux tournés du côté de Naples, n’aperçut pas l’objet qui éveillait l’attention de son compagnon, et celui-ci, se défiant de la violence du jeune homme, jugea prudent de veiller sur les mouvements de cette ombre et de s’assurer d’abord si c’était bien le moine. A sa taille, à la draperie qui l’enveloppait, il crut reconnaître le personnage ; il secoua alors le bras de Vivaldi pour attirer ses regards de ce côté ; mais l’ombre, s’avançant sous la voûte, disparut dans l’obscurité.
    [/align:77e4d04f30]

    Oh, J’AI SI peur ! Cette ombre jouera à n’en pas douter une role néfaste pour nos jeunes héros. Pourvu qu’ils sachent déjouer les intrigues que l’on tisse autour d’eux, pourvu qu’il y ait un happy end ! Et ma daubinettes, elle compatit aussi aux amoureux, c’est sûr et certain !

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