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  1. #1
    Senior Member Jedi Trader Avatar de xenia
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    Les daubinettes s’intéressent aux volumes

    Bonjour à tous.
    Notre feuiletton d’été suit son cours, ses héros se défendent comme ils peuvent contre les malheurs qui leur tombent dessus à chaque pas qu’ils font, les pauvres. Laissons-les se débrouiller et intéressons-nous à l’œuvre de Ossip Zadkine (1990-1967), sculpteur d’origine russe-juive, l’un des représentants les plus intéressants de l’Ecole de Paris, arrivé à Paris en 1910 et ne l’ayant quitté que pendant l’Occupation.
    La sculpture de Zadkine caractérisée par le primitivisme. Si, comme pour tant d'autres depuis Gauguin, le recours à l'archaïsme lui permet d'échapper à l'académisme, il s'agit aussi d'un mode d'expression qui lui est profondément naturel, une forme d'héritage : " Je pense que les sculpteurs de ma génération pourront être considérés comme les continuateurs de l'antique tradition de ces tailleurs de pierre et de bois qui, partis de la forêt, chantaient librement leurs rêves d'oiseaux fantastiques et de grands fûts d'arbres ".
    Comme vous allez le voir, la musique a été l’un de ses thèmes de prédilection et a inspiré un grand nombre de ses œuvres.

    [align=left:2c95fcf8f0] Et comme le paysan paraissait étonné, Paolo se hâta d’ajouter :
    - Pour tout vous dire, mon ami, car mon maître est très discret, nous avons été obligés de nous tenir sur nos gardes quand nous les avons rencontrés. Sans cela nos poches auraient pu se retrouver plus légères. Ce sont des gens adroits et je crois, entre nous, que ce sont des bandits déguisés.
    - Oh ! oh ! fit le paysan.
    - Au surplus, poursuivit Paolo, l’habit qu’ils portent favorise leur entreprise, en ce temps de pèlerinage. Faites la sourde oreille s’ils vous demandent d’entrer chez vous ; sinon, après leur départ, vous pourriez bien trouver à l’étable quelques bêtes de moins.
    Le vieux berger leva les mains et les yeux au ciel.
    - Ce que c’est que le monde ! fit-il. Je vous remercie bien de votre avis ; ces gens-là ne passeront pas le seuil de ma porte. Et s’ils voulaient me maltraiter pour cela, vous viendriez à mon aide, n’est-ce pas ?
    - N’en doutez pas mon ami, dit Vivaldi.
    Et le berger sortit de la maison. Ils s’enfermèrent, et Paolo se hasarda à regarder au travers de la jalousie. Elena tremblante dit à voix basse à Vivaldi :
    - J’ai peur. Si c’étaient de vrais pèlerins, leur route ne les mènerait pas dans ce pays désert. On les aura envoyés après nous et ils auront été instruits par ceux que nous avons rencontrés du chemin que nous avons pris.
    - Ce n’est guère probable, répondit Vivaldi. Cependant il est possible aussi que ce ne soient que des religieux retournant à quelque couvent situé sur le lac de Celano.
    - Je n’entends ni ne vois rien, dit Paolo en quittant la jalousie.
    Un moment après, ils entendirent la voix du vieux berger qui disait :
    - Ils sont partis, vous pouvez ouvrir.
    - Quel chemin ont-ils pris ? demanda Vivaldi en faisant entrer le vieillard.
    - Je ne puis le dire, monsieur, car je les ai perdus de vue.
    - Moi, dit Paolo hardiment, je les ai vus se diriger vers ce bois là-haut.
    - Ce serait bien possible, répondit le berger.
    - Et vous pouvez être sûr, reprit le valet en jetant un regard d’intelligence à son maître, qu’ils se tiennent cachés là pour quelque méchant dessein. Vous feriez bien d’envoyer quelqu’un les observer, car vos troupeaux pourraient se ressentir de ce mauvais voisinage.
    - Pourtant, mon ami, reprit Vivaldi, n’ayez aucune crainte pour vous. Ces gens-là n’en veulent qu’à nous seuls, je vous en réponds. Mais, comme j’ai sujet de me défier d’eux et que je ne voudrais pas les retrouver sur ma route, je donnerai quelque chose à l’un de vos garçons s'il veut aller jusqu’au bois, du côté de Celano, et de s’assurer s’ils ne sont pas embusqués sur cette route.
    [/align:2c95fcf8f0]

    Est-ce que vous vous souvenez du thread de la semaine dernière ? Si c’est le cas, vous n’aurez aucun mal à reprendre le fil : nos amoureux continuent leur périple, persecutes par leurs ennemis. Qui aurait le dessus ? On le sauta - peut-être - bientôt ! Et pour l’instant, occupez-vous de preference de vos daubinettes : pour trouver le mnémonique de l’initiale, il suffit de transcrire phonétiquement une locution figurant dans la première phrase de ce meme paragraphe.

  2. #2
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    2

    [align=left:a392821acd] Le vieillard y consentit et donna ses instructions à un jeune homme qui partit sur-le-champ et qui revint plus tôt qu’on ne l’attendait. Il n’apportait aucune nouvelle des deux carmes. Il les avait d’abord aperçus dans le bois, au bas d’un chemin creux ; il avait alors monté la côte, mais les avait perdus de vue.
    Vivaldi, qui avait consulté Elena pour savoir s’ils devraient ou non continuer leur route, posa encore quelques questions au jeune berger ; puis, convaincu que les deux voyageurs n’avaient pas pris la route de Celano ou que, s’ils l’avaient pris, ils avaient déjà beaucoup d’avance, il proposa de partir et de marcher sans se presser.
    - Nous n’avons rien à craindre de ces gens-là, ajouta-t-il. Ce que je crains plutôt, c’est que la nuit ne nous surprenne avant que nous soyons à Celano, car la route est difficile, et nous ne la connaissons pas bien.
    Elena ayant approuvé cette décision, ils prirent congé du vieillard qui leur donna quelques instructions sur la direction à suivre. Arrivés dans le chemin creux où le jeune garçon avait vu les carmes, l’orpheline promena de tous côtés des regards inquiets, tandis que Paolo, tantôt silencieux, tantôt chantant et sifflant pour s’étourdir, sondait de l’œil chaque buisson qui pouvait receler des gens mal intentionnées. La route, après avoir traversé la vallée, conduisait à des montagnes couvertes de troupeaux. Le soleil était près de se coucher lorsque, de la hauteur où nos voyageurs étaient parvenus, ils découvrirent le grand lac de Celano et l’amphithéâtre de montagnes qui l’environne.
    Les voyageurs s’arrêtèrent pour admirer ce spectacle et faire reposer leurs chevaux. Les rayons du soleil, réfléchis sur une nappe d’eau de dix-huit à vingt lieues de pourtour, éclairaient les veilles et les nombreux villages, les couvents et les églises qui décorent les bords du lac, les montagnes colorées de pourpre qui formaient le fond de ce riche paysage. Elena, malgré son inquiétude, étant encore sensible à tant de charmes.
    - Voyez, disait-elle à Vivaldi, le calme du rivage, le mouvement onduleux de ces eaux, qui semblent se trouver à l’étroit dans leur vaste bassin et comme la grâce contraste parfois ici avec la grandeur !
    De son côté, Vivaldi montrait à sa compagne, sur une hauteur à l’ouest, l’Albe moderne, dominée par les ruines de son ancien château qui fut le tombeau de plusieurs princes dépouillés par Rome.
    - C’est dans ces beaux lieux aussi, ajouta-t-il, qu’un empereur romain s’est transporté pour y jouir du spectacle le plus cruel. C’est ici que Claude donna une fête pour célébrer l’achèvement de l’aqueduc qui portait les eaux du lac de Celano à Rome. Un combat naval eut lieu sous ses yeux, où un grand nombre d’esclaves périrent pour son amusement. Ces eaux si pures furent teintées de sang humain et souillées de cadavres au milieu desquels flottaient triomphalement les galères dorées de l’empereur …
    [/align:a392821acd]

    Et ils courrent, ils courrent, les pauvres anges, pourchassés qu’ilks sont. Remarquez que ça ne les empêche pas du tout d’admirer les merveilles de l’architecture – c’est ce qui s’appelle avoir un sens esthétique fort développé ! Vous en revanche, vous n’avez pas le temps à perdre, il faut que vous trouviez notre seconde valeur. Eh bien, on va vous aider un peu : pour matérialiser, si je puis dire, son mnémo, faut traduire un verbe que nous avons employé dans la première phrase de ce message en une langue parlée dans un pays voisin, et que l’on peut depuis peu visiter en voiture. Une fois que le travail de traduction aura été fait, vous n’aurez qu’à mettre ce verbe au passé, et vous obtiendrez le mnémo tant coivoité.

  3. #3
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    [align=left:73ebfea06c] - Monsieur, dit Paolo, se hasardant à interrompre son maître, il me vient une idée. C’est que, pendant que nous sommes ici à admirer la nature et à parler de l’antiquité, nos deux carmes pourraient bien être dans quelque coin, prêts à tomber sur nous à l’improviste. Ne ferions-nous pas mieux d’avancer ?
    - Tu as peut-être raison, dit Vivaldi, et nos chevaux sont en effet assez reposés.
    Ils descendirent la montagne. Elena, silencieuse et abattue, se livrait à ses réflexions sur la gravité du parti qu’elle avait à prendre et dont dépendait toute sa destinée. Tandis que Vivaldi, qui l’observait, tremblait que cette réserve ne fût que l’effet d’une secrète indifférence. Cependant il s’abstint de laisser voir ses craintes et de renouveler ses instances jusqu’à ce qu’il eût placé l’orpheline dans un asile sûr, où elle se trouvât maîtresse d’accueillir ou de rejeter ses offres. Cette délicatesse était, sans qu’il s’en doutât, le moyen le plus sûr d’agir sur le cœur d’Elena. Ils arrivèrent à Celano avait la nuit close. Vivaldi, à la prière de sa compagne, alla s’informer dans la ville s’il y trouverait un couvent où elle pût être admise le soir même ; mais il apprit qu’il n’y avait dans Celano que deux communautés de femmes, toutes deux fermées aux étrangers. Cependant Paolo, qui avait pris des renseignements de son côté, vint leur dire que dans une petite ville à peu de distance, sur les bords du lac, il y avait un couvent de femmes très hospitalier. Cet endroit, moins fréquenté que Celano, était par cela même plus convenable. Vivaldi proposa de s’y rendre et la jeune fille y consentit, malgré sa fatigue. Ils suivirent les contours de la baie et parvinrent bientôt à la ville qui consistait en une seule rue bordant le rivage du lac. Ils se firent conduire au couvent des ursulines. La tourière alla avertir l’abbesse pendant qu’Elena entrait au parloir et que Vivaldi attendait à la porte pour savoir si elle serait reçue. L’abbesse fit inviter Vivaldi venir lui parler, lui dit qu’elle gardait la jeune fille et l’adressa lui-même à un couvent de bénédictins de voisinage. Il prit alors congé d’Elena, non sans un certain serrement de cœur, quoique les circonstances ne fussent pas alarmantes. Elle-même éprouva un sentiment d’abattement lorsqu’elle se trouva de nouveau seule au milieu de personnes étrangères. Les attentions de l’abbesse ne l’en purent distraire ; il lui sembla qu’elle était pour les sœurs un objet de curiosité, et elle se hâta de se dérober à leur examen en se retirant dans l’appartement qu’on lui avait préparé.
    Vivaldi fut bien reçu par les bénédictins à qui leur situation isolée faisait mieux apprécier la visite d’un étranger. Sensibles aux attraits d’une conversation dont ils étaient habituellement privés, l’abbé et quelques religieux veillèrent assez tard avec le jeune homme. Lorsque enfin il se fut retiré dans sa chambre, de nouvelles pensées vinrent en foule l’assaillir. Il ne songea plus qu’au malheur affreux qui l’attendait s’il venait à perdre Elena. Maintenant qu’elle avait trouvé un asile, il n’avait plus de motif pour observer la réserve qu’elle semblait lui avoir imposée.
    [/align:73ebfea06c]

    Ha, il y a un aspect de la vie monastique qui n’est pas du tout explicité dans notre thriller XVIII : qui dit couvent, dit aussi production de vin, pas vrai ? Et surtout que notr daubinettes présente pourrait les assister dans cette modeste, certes, mais agreeable activité économique, pour que le divin boisson ne sente pas le bouchon !

  4. #4
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    [align=left:8efa61d9b9] Il se décida donc à revenir dès le lendemain avec elle sur le sujet qui occupait toute son âme, et à lui exposer de nouveau toutes les raisons qui pouvaient le décider à serrer promptement les liens de leur mariage. Il ne doutait pas d’ailleurs qu’il ne trouvât facilement un prêtre disposé à bénir cette union qui assurerait son bonheur et celui d’Elena, en dépit des efforts acharnés de leurs ennemis.

    Tandis que Vivaldi et Elena s’enfuyaient de San Stefano, le marquis était en proie à une extrême inquiétude. Il avait reçu des ouvertures pour un mariage très avantageux entre son fils et une riche héritière et ne savant ce qu’était devenu le jeune homme. La marquise, de son côté, séduite par ce projet d’alliance qui devait à la fois satisfaire sa vanité et subvenir à un faste hors de proportion avec ses revenus, était troublée pas les craintes que Vivaldi ne découvrît la retraite d’Elena, lorsqu’elle apprit tout à coup par un messager de l’abbesse que la jeune fille s’était évadée du couvent sous la conduite de son fils. A cette nouvelle, la fureur s’empara d’elle et détruisit dans son cœur tous les sentiments d’une mère. Sa première pensée fut d’envoyer chercher son conseiller ordinaire, Schedoni, avec qui elle pourrait du moins soulager son cœur et s’entendre sur les moyens de rompre un mariage si redouté. Le confesseur arriva vers le soir. Il avait appris de son côté la fuite d’Elena ; elle s’était dirigée, lui avait-on dit, du côté de Celano, et il la croyait déjà mariée avec Vivaldi. A ces paroles, la marquise ne mit plus de bornes à sa violence et à son désespoir. Schedoni l’observait avec une joie secrète. Le moment était donc arrivé, pensait-il, où il pourrait diriger cette femme à son gré et obtenir d’elle les moyens de se venger de Vivaldi sans s’exposer à ses ressentiments. Aussi, loin d’apaiser la marquise, s’appliqua-t-il à l’irriter encore, mais avec tant d’art qu’il semblait s’efforcer au contraire de pallier les fauter du jeune homme et de consoler sa mère.
    - C’est certainement une démarche inconsidérée, dit-il, mais il est jeune, très jeune, et ne saurait prévoir les suites fatales de son imprudence. Il ne sent pas combien sa conduite blesse la dignité de sa maison no tout ce que votre nom y perdra d’importance. Enivré des folles passions de la jeunesse, s’il méconnaît aujourd’hui des avantages dont l’expérience nous enseigne le prix, c’est qu’il ignore qu’en les négligeant il se dégrade lui-même aux yeux de tous. Le pauvre jeune homme est plus à plaindre qu’à blâmer.
    - La manière dont vous l’excusez, mon révérend père, dit la marquise tout agitée, témoigne de votre excellent cœur, mais elle met aussi en lumière la bassesse de ses sentiments et nous fait mesurer toute l’étendue des atteintes que sa conduite porte à l’honneur de la famille. Que ces sentiments dégénérés viennent de son esprit plutôt que de son cœur, ne c’est pas là ce qui peut me consoler. C’est assez pour rendre sa faute impardonnable, qu’elle soit commise et sans remède.
    [/align:8efa61d9b9]

    “La manière dont vous l’excusez” : si vous savez traduire cette phrase en langue déjà mentionnée, vous n’aurez aucune peine à y repérer le mnémonique de notre petite n° 4.

  5. #5
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    [align=left:6d6c3394d9] - Sans remède, madame ? reprit Schedoni. N’est-ce pas trop dire ?
    - Quoi donc, mon père ? dit la marquise. Resterait-il quelque moyen ?
    - Peut-être, articula le moine à voix basse.
    - Ah ! dites-les, mon père, dites-les vite, car je n’en imagine aucun.
    Schedoni parut se recueillir quelques instants, puis il reprit lentement en calculant l’effet de chacune de ses paroles :
    - Vous excuserez mon trouble, madame. Mais comment puis-je voir une famille si respectable par son ancienneté et son illustration réduite à une telle affliction, sans ressentir l’indignation la plus profonde et dans être tenté de recourir à des moyens … même violents, pour la préserver d’une telle honte.
    - Eh ! quels moyens ? s’écria la marquise, puisqu’il n’y a pas de loi pour punir des mariages si criminels !
    - Voilà qui est triste ! reprit Schedoni.
    - Et pourtant, continua la marquise, la femme qui s’introduit dans une famille pour la déshonorer, n’est-elle pas aussi coupable que celle qui aurait commis un crime d’Etat ? Car c’en est un que d’insulter et d’avilir la noblesse, le premier soutien d’Etat. Ne mérite-t-elle pas d’être punie d’une peine presque égale ?
    - D’une peine presque égale, madame ? reprit Schedoni. Ce n’est pas assez. Dites de la même peine.
    Et il fit encore une pause.
    - En vérité, ajouta-t-il en donnant à sa voix creuse un accent encore plus sinistre, il n’y a que la mort, oui, la mort, qui puisse effacer le déshonneur d’une famille dont le blason est ainsi traîné dans la boue.
    La marquise tressaillit. Il continua d’un ton grave :
    - La justice naturelle n’en existe pas moins, quoique ses lois ne soient pas toujours écrites. Nous en avons le sentiment dans nos cœurs ; et quand nous n’y obéissons pas, c’est faiblesse et non pas vertu.
    - Assurément, dit la marquise, et c’est là une vérité qui n’a jamais été mise en doute.
    - Pardonnez-moi, madame, reprit l’artificieux sophiste, ce doute a lieu quelquefois. Lorsque nos préjugés sont en opposition avec ce sentiment de justice, nous sommes portés à croire que c’est vertu que de désobéir à sa voix. Vous, par exemple, vous, ma fille, quoique douée d’un esprit mâle et juste, parce que les lois écrites ne condamnent pas cette fille dont la justice a prononcé la sentence, vous croiriez commettre un crime en vous faisant son juge. Ce serait donc à la crainte que vous obéiriez et non pas à l’amour de la justice.
    - Ah ! mon père, murmura la marquise, quelle est donc votre pensée ?
    [/align:6d6c3394d9]

    Ben dites donc, comme ils y vont ! La mort pour avoir “déshonoré une noble famille” en voulait épouser le fils héritier ! Pour eux, le rang social est tout, le commencement et la fin de toute chose ! Eh bien, pour la fin, ils devront se server ailleurs, mais pour ce qui est du commencement, notre daubinette pourrait les servir vu que son patrolyme signifie métaphoriquement un début.

  6. #6
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    [align=left:bd0b78b7ab] - Je crois vous l’avoir dite, réplique Schedoni, et mes paroles n’ont pas besoin d’autre explication.
    La marquise demeura pensive et silencieuse. Son âme n’était pas encore familiarisée avec le crime et l’action que Schedoni lui faisait entrevoir l’épouvantait. Elle n’osait y arrêter sa pensée, encore moins l’appeler par son nom. Cependant son orgueil était si irrité et son désir de vengeance si ardent que ces passions soulevaient dans son âme une véritable tempête, prête à emporter tout ce qui y restait d’humain. Schedoni observait ces mouvements et en mesurait les progrès.
    - C’est donc votre opinion, mon père, reprit la marquise après un long silence, qu’Elena … que cette artificieuse fille mérite … mérite une sévère punition ?
    - Certainement, répliqua Schedoni. Et cette opinion n’est-elle pas aussi la vôtre ?
    - Ainsi, continua la marquise, vous pensez qu’aucune peine ne saurait être trop sévère ? que la justice et la nécessité demandent … Quoi ?... Sa mort ? N’est-ce pas là ce que vous avez dit ?
    - Moi, madame ? Pardonnez. Je puis être égaré par le soin de votre bonheur ; je n’ai prétendu énoncer qu’un avis dicté par mon zèle et par la justice, et si je me suis laissé emporter trop loin …
    - Alors, mon père, vous ne pensez donc pas ?... dit la marquise avec humeur.
    - Madame, je n’ai plus aucun avis à émettre. Je laisse à votre bon esprit le soin de décider avec sa justesse ordinaire.
    En disant ces mots, il se leva pour se retirer.
    La marquise, toute troublée, voulut l’arrêter ; mais il s’excusa, alléguant un devoir religieux.
    - Eh bien donc, dit-elle, je ne vous retiens pas, mon père, mais vous savez le cas que je fais de vos avis. Et j’espère que vous ne me les refuserez pas lorsque le moment sera venu.
    - Je ne puis que m’honorer de votre confiance, dit le confesseur.
    - A demain soir, dit la marquise gravement. J’irai aux vêpres à San Nicolo et, après l’office, je me rendrai dans le cloître. Là nous pourrons nous entretenir sans témoins. Bonsoir, mon père.
    - La paix soit avec vous, ma fille, et que la sagesse vous inspire !
    Il croisa ses mains sur sa poitrine, et fit un profond salut à la marquise qui demeura seule aux prises avec ses passions tumultueuses.
    Le lendemain, à l’heure convenue, la marquise se rendit à San Nicolo et, laissant ses domestiques et son carrosse à une porte latérale, elle entra dans l’église, suivie seulement d’une femme de chambre. Les vêpres achevées, elle attendit que tout le monde fût sorti et pénétra alors dans le cloître. Son cœur était oppressé et sa démarche chancelante. Elle aperçut bientôt Schedoni qui venait à elle. Le confesseur reconnut au premier coup d’œil qu’elle n’avait pas encore pris sa résolution ; mais quoiqu’il en conçût quelque inquiétude, sa contenance n’en fut pas altérée ; il raffermit sa démarche et adoucit l’éclat perçant de ses yeux noirs.
    [/align:bd0b78b7ab]

    Mais quelle peste que cette bonne femme, et le fait qu’elle appartienne à la noblesse de son pays n’y change rien ! Je me demande si elle a toujours été comme cela ou si à l’aube de sa vie, c’était une jeune fille gentille, romantique et rêveuse ? Voilà une matière à méditer, mais pour l’instant, occupons-nous de notre daubette ; je ne vous dirai qu’une chose : son mnémo est caché dans le teste de ce message, et les lecteurs attentifs ne manqueront assurément pas à l’y retrouver.

  7. #7
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    [align=left:76eac85516] - Mon père, dit la marquise en l’abordant, je ne puis goûter un moment de repos. L’image de ce fils ingrat m’obsède nuit et jour ; je ne trouve de soulagement que dans mes entretiens avec vous, mon inique conseil et mon seul ami désintéressé.
    Le confesseur s’inclina.
    - Pourtant, dit-il d’un air humble, M. le marquis est aussi affecté que vous de cet événement. N’est-ce pas lui plutôt que moi qu’il serait convenable de consulter sur un sujet si délicat ?
    - Ah ! mon père, vous savez que le marquis est rempli de préjugés. C’est un homme sensé, mais qui se trompe quelquefois et qui ne revient jamais d’une erreur. S’il s’agit d’adopter un plan qui s’écarte quelque peu de ses règles de morale commune dont il a reçu les principes dans son enfance, il résiste sans distinguer les circonstances qui rendent la même action vertueuse ou criminelle. Je n’ose donc pas le consulter, de peur d’une objection qui nous arrêterait. Aussi ce que nous disons là doit-il rester entre nous, mon père. Je compte sur votre discrétion.
    - Ah ! madame, comme sur le secret de la confession.
    La marquise reprit en hésitant :
    - A vrai dire, je ne sais par quel moyen on pourrait être délivré de cette créature. Voilà bien ce qui me tourmente.
    - Ma fille, dit Schedoni, se relâchant un peu de sa réserve, est-il possible que le courage qui vous élève par la pensée au-dessus des préjugés vulgaires vous abandonne quand il est question d’agir ? Si la loi condamnait la personne coupable, vous applaudiriez à cette condition ; et pourtant vous n’osez vous faire justice vous-même !
    La marquise, après un moment de silence, répondit :
    - Mais en faisant cette justice, je serais en butte à la poursuite des lois !
    - Non, répliqua Schedoni, vous auriez la protection de l’église, et même l’absolution.
    - Enfin, dit la marquise à demi-voix, apprenez-moi comment cette affaire peut être conduite.
    - Il y a bien quelque danger à courir, répondit Schedoni. Je ne sais à qui vous pourriez vous confier … Les hommes qui font ce métier …
    - Paix ! dit la marquise, j’entends des pas …
    - C’est un frère qui traverse là-bas pour entrer dans le chœur. Et le confesseur reprit : On ne peut se fier à des gens gagés …
    - A qui cependant, demanda la marquise, si ce n’est à des mercenaires ?...
    Et elle s’interrompit, mais Schedoni avait compris sa pensée.
    - Pouvez-vous douter, reprit-il, que les mêmes principes qui ont suggéré la résolution ne suffisent à déterminer l’action ?... Pourquoi hésiterait-on à accomplir ce que l’on croit juste ?
    - Ah ! mon père ! dit la marquise avec émotion, où trouver un autre vous-même, capable de penser avec la même justesse, d’agir avec la même énergie ! Ah ! dites, mon père, où le trouver ?
    - Ma fille, s’écria le confesseur avec solennité, mon zèle pour l’honneur de votre famille est au-dessus de toute considération.
    [/align:76eac85516]

    Culotté, le moine (au figuré hein ? Car il a fortes chanches qu’il porte justement une robe !), il n’a peur de rien et surtout pas, de perdre son âme immortelle en comettant des saloperies du matin au soir. Mais pouvez-vous me trouver quelques synonymes pour le verbe qui ouvre ce message ? Ou, comme disait Marat … Vous y êtes ?

  8. #8
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    [align=left:24464557dd] - Cher père ! reprit la marquise qui le comprit alors parfaitement, je ne sais comment- vous remercier !
    - Le silence est quelquefois éloquent, repartit le moine.
    La marquise redevint pensive. Sa conscience lui parlait de nouveau et elle s’efforçait d’en étouffer la voix. Pareille à une personne qui mesure la profondeur d’en précipice sur les bords duquel elle marche en chancelant, elle s’étonnait d’avoir pu arrêter sa pensée sur un projet si horrible. Mais bientôt sa passion se ranimait avec plus de force.
    - Il faut cependant préparer les moyens, reprit le moine.
    - Oui, en effet … Quand ? Comment § demanda la marquise avec une agitation fébrile.
    - Sur le rivage de l’Adriatique, dans les Pouilles, près de Manfredonia, il y a une maison propre à l’exécution de nos desseins. Elle est isolée, sur le bord même de la mer, en dehors de la route suivie par les voyageurs, cachée dans les bois qui bordent la côte pendant plusieurs milles. Il y a là certaine chambre … Cette maison n’est habitée que par un pauvre pêcheur. Je connais cet homme ; je sais les motifs qui l’ont amené à vivre de cette vie misérable et solitaire.
    - Mais, mon père, observa la marquise, vous disiez tout à l’heure qu’on ne pouvait se fier à un mercenaire.
    - Ma fille, on peut se fier à celui-là, dans le cas où il se trouve. J’ai mes raisons pour penser ainsi.
    - Mais … quelles raisons, mon père ?
    Schedoni garda le silence. Mais tout à coup sa physionomie prit un caractère étrange. Ses traits, plus sombres que de coutume, se contractèrent comme décomposés par une passion farouche. La marquise, frappée de leur expression, regretta un moment de s’être confiée à lui ; mais il n’était pas temps de revenir en arrière. Elle lui demanda de nouveau quelles raisons il avait pour se montrer si sûr de l’homme dont il parlait.
    - Que vous importe, dit Schedoni d’une voix étouffée, pourvu que vous soyez délivrée de celle qui vous abreuve de tourments et d’humiliations.
    Ils retombèrent dans le silence. La marquise le rompit la première.
    - Mon père, dit-elle, je me repose entièrement sur votre justice. Mais, je vous en conjure, pressez-vous, car l’attente est pour moi un purgatoire anticipé. Vous parliez d’un endroit sur la côte de l’Adriatique … Vous disiez que dans une chambre de cette maison …
    - Dans cette chambre, répondit le confesseur, il y a une porte secrète pratiquée depuis longtemps …
    - A quelles fins ? demanda la marquise.
    - Qu’il vous suffise de savoir, reprit le moine, qu’il y a une porte dont nous saurons faire usage. Par cette porte … au milieu de la nuit … lorsqu’elle sera plongée dans le sommeil …
    - Je vous comprends, dit vivement la marquise. Mais quel besoin d’une porte secrète dans une maison isolée, habitée par une seule personne dont vous êtes sûr ?...
    [/align:24464557dd]

    Il est si pressé de perpétuer son nouveau crime (car je suis certaine que, loin d’être à son coup d’essai, il a déjà une liste de mauvaises actions longue comme un jour sans pain !) qu’on dirait qu’il croit qu’un bonus lui sera accordé s’il se montre infatigable et véloce. Il faut croire qu’il y a des gens comme ça, des malveillants quoi … Mais c’est pas tout ça : le mnémo de notre présente daubinette pourrait facilement être extrait de la première phrase de ce paragraphe, il faut juste repérer le mot de 5 lettres qu’il faut débarrasser de toutes ses voyelles (oui, toutes tant qu’elles sont, soyez sans merci !)

  9. #9
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    [align=left:c2946c0d85] - De cette chambre, continua Schedoni, un passage conduit à la mer. Là, dans les ténèbres, jetée aux flots qui l’emporteront …
    - Paix. Murmura la marquise, quel bruit est-ce là ?...
    Ils écoutèrent et distinguèrent dans l’éloignement les sons graves et plaintifs de l’orgue auxquels se mêla une psalmodie mélancolique.
    - C’est un chant de mort. Observa la marquise.
    - Dieu fasse paix au trépassé ! dit Schedoni en faisant le signe de la croix.
    La marquise était toute troublée. Elle s’éloigna un moment de Schedoni et erra quelque temps dans le cloître. Son agitation la fit trembler de tous ses membres, elle chancela et fut forcée de s’asseoir. Peu s’en fallut qu’elle ne tombât à genoux.
    Le confesseur l’observait avec mépris.
    « Ce que c’est qu’une femme ! pensait-il. Esclave de ses passions, si l’orgueil et a vengeance parlent à son cœur, elle défiera tous les obstacles et sourira complaisamment à la pensée du crime ; mais faites impression sur ses sens, que la musique défende ses nerfs et remue son imagination, aussitôt toutes ses idées vont changer. Elle aura horreur de cette même action qui tout à l’heure lui paraissait vertueuse. On verra cette âme mobile dominée par un vain son ! Etre faible et méprisable. »
    La marquise semblait justifier les dédains de son complice. Les passions violentes, qui avaient résisté chez elle à la voix de la raison, et de l’humanité, tremblaient alors devant des émotions extérieures. Ses sens frappés par une mélodie lugubre et sa superstition effrayée par cet étrange rapprochement d’un requiem et d’un complet homicide l’accablaient pour un moment, de terreur et de pitié.
    Elle se rapprocha du confesseur :
    - Mon père, lui dit-elle, nous reparlerons de cette affaire. Je suis maintenant trop agitée. Adieu, souvenez-vous de moi dans vos prières !
    Et baissant son voile avec soin, elle sortit précipitamment du cloître. Schedoni la suivit des yeux jusqu’à ce qu’elle eût disparu dans l’obscurité. Puis il s’éloigna lui-même par une porte, mécontent de cet incident qui paraissait ajourner ses projets, mais ne désespérant pas de les accomplir.

    Pendant que la marquise et le moine conspiraient ainsi contre la vie d’Elena, l’orpheline était encore au couvent des ursulines, sur le lac de Celano, où elle avait trouvé un asile. A la suite de tant de fatigues et d’inquiétudes, elle s’était sentie trop souffrante pour continuer son voyage. Il se passa plus de quinze jours avant que l’air pur et la tranquillité de cette retraite eussent ranimé ses forces.
    Vivaldi, qui la voyait tous les jours à la grille, s’était abstenu pendant tout ce temps de renouveler des instances qui, en agitant l’esprit d’Elena, pouvaient retarder le rétablissement de sa santé.
    [/align:c2946c0d85]

    Cette conne de marquise, à la voir si préoccupée par l’honneur de sa famille, on croirait qu’elle se prend pour une csarine, et si elle en est une, alors, son marquis serait un … ? Non mais !

  10. #10
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    [align=left:b2373fa71e] Mais quand il la vit plus affermie, il se hasarda, par degrés, à lui exprimer la crainte que le lieu de sa retraite ne fût découvert et qu’elle ne lui fût ravie une seconde fois. Danger dont leur mariage pouvait seul les garantir. A chaque visite, Vivaldi revenait sur ce sujet, n’épargnant ni les arguments ni les sollicitations. Il réclamait aussi l’exécution de la promesse donnée par Elena elle-même en présence de sa tante, en lui rappelant que sans une déplorable catastrophe, la jeune fille aurait depuis longtemps déjà comblé ses vœux. Enfin, il la conjurait de faire cesser l’incertitude où il vivait et de lui donner le droit de la protéger hautement avant de quitter son refuge momentané.
    L’émotion du jeune homme, plus encore que ses raisons, toucha fortement le cœur d’Elena et, sa tendresse se réveillant plus vive avec sa reconnaissance, elle se reprocha de sacrifier au soin de sa dignité le bonheur d’un homme qui avait bravé de si grands dangers pour lui prouver son amour. Elle le congédia un jour en lui permettant quelque espoir et promit de l’instruire, le lendemain, de sa dernière résolution.
    Jamais nuit ne fut pour le jeune homme si longue ni si pénible à passer. Seul, sur les bords du lac, agité tour à tour d’espérance et de crainte, il s’efforçait de prévoir cette décision d’où dépendait tout son bonheur, tantôt l’appelant de ses vœux, tantôt la redoutant. Elena n’eut pas des moments plus tranquilles. Toutes les fois que sa prudence et sa fierté la dissuadaient d’entrer dans une famille qui la repoussait, l’image de Vivaldi venait aussitôt plaider la cause de l’amour et de la reconnaissance.
    Le lendemain matin, Vivaldi était à la porte du couvent avant l’heure indiquée. Le cœur palpitant, il attendait avec anxiété que la cloche l’avertît du moment où il pourrait entrer. Ce signal donné, il se précipita au parloir. Elena y était déjà. A sa vue, elle se leva toute troublée. Vivaldi s’avança d’un pas chancelant, les yeux fixés sur ceux de sa bien-aimée ; il la vit sourire et lui tendre la main. Plus de doute, plus d’inquiétude ! Il serra la main de la jeune fille dans les siennes, incapable d’exprimer sa joie autrement que par des soupirs profonds et, s’appuyant sur la grille qui les séparait :
    - Ah ! s’écria-t-il, enfin vous êtes donc à moi !... Nous ne serons plus séparés !... A moi Elena … à moi pour toujours !... Mais votre visage s’altère ! O ciel ! me serais-je trompé ? Parlez, je vous en conjure, mon amie, dissipez ce terrible doute !
    - Je suis à vous, répondit doucement Elena. Nos ennemis ne nous sépareront plus.
    Ses yeux en même temps se mouillèrent de larmes et elle baissa son voile. Mais, comme Vivaldi s’alarmait, elle lui tendit de nouveau sa main : puis, relevant son voile, elle lui adressa un doux sourire à travers ses larmes, gage de sa reconnaissance et, au besoin, de son courage.
    [/align:b2373fa71e]

    Comme quoi, tous les dévots ne sont pas bienveillants ni généreux – mais je ne le dis pas pour notre daubette n° 10 qui, elle, l’est sans aucun doute possible.

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