Vers la fin de l'affaire des "frais de bouche" des Chirac
[2005-09-21 16:14]


PARIS (Reuters) - L'affaire des "frais de bouche" des époux Chirac entre 1987 et 1995 à l'Hôtel de Ville de Paris pourrait être définitivement close ce jeudi, si la Cour de cassation suit l'avis du parquet général.

Lors d'une audience mercredi, le parquet a en effet requis le rejet du pourvoi déposé par un avocat contre le non-lieu rendu en 2003 par le juge d'instruction Philippe Courroye pour cause de prescription, puis confirmé en appel en 2004.

Il s'agit de la dernière chance de réouverture de ce dossier, qui concerne les 2,13 millions d'euros puisés par le couple Chirac dans le budget de la questure municipale pour des dépenses personnelles.

Le maire et sa femme auraient notamment payé sur les fonds de la questure 600 euros de frais de nourriture par jour, pendant huit ans, dans leur logement de fonction de la mairie.

Partie civile, la Ville de Paris ne s'est pas pourvue en cassation contre le non-lieu.

L'avocat Pierre-François Divier a demandé à se substituer à la Ville en tant que contribuable.

Débouté par le tribunal administratif de cette demande, il a fait appel devant le Conseil d'Etat qui ne s'est pas encore prononcé et le parquet estime qu'il n'est donc pas en position juridique de soutenir un pourvoi.