Internet est atteint de fièvre acheteuse.
Pas une semaine ne passe sans qu’une offre de rachat soit lancée dans le secteur. Petit tour d’horizon des proies potentielles de la cote parisienne, qui pourraient intéresser spécialistes du Web ou groupes traditionnels. L’éditeur de logiciels Systran, qui gère notamment la fonction de traduction automatique chez Google, pourrait être absorbé par le géant américain ou l’un de ses concurrents.

Dans les médias, les performances de certains sites, tel Aufeminin.com, ne devraient pas laisser insensibles les géants du secteur, comme Lagardère, qui édite le magazine Elle. De même, certains groupes de publicité, comme Publicis, pourraient chercher des relais de croissance en reprenant Hi-Media, qui occupe une place de leader dans un secteur en forte croissance. Dans la distribution en ligne également, on peut parier sur une consolidation, lorsque le rythme de croissance commencera à se tasser.

Trop petit et en difficulté financière, Nomatica fait figure de proie naturelle. Parmi les fournisseurs de services à Internet, le positionnement d’Iliad pourrait faire des envieux. Déjà, certains parient sur une absorption par l’opérateur Deutsche Telekom, soucieux de se renforcer en France. Enfin, la richesse de la base de données Artprice serait un actif de choix pour eBay ou pour Artemis, le holding de François Pinault, qui détient la maison de vente aux enchères Christie’s, à qui Artprice pourrait finir par faire de l’ombre.



Source : La Vie Financière.