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  1. #1
    Senior Member Jedi Trader Avatar de kokoro
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    L'inflation, une obsession européenne

    La Banque Centrale Européenne a réalisé une vidéo pour enseigner aux petits Européens les bienfaits de la stabilité des prix. Une obsession de Jean-Claude Trichet, le président de la BCE. On est loin de l'insouciance américaine.


    Connaissez-vous Anna et Alex? Non? Et pourtant... Ces deux enfants sont les héros d'une vidéo pas comme les autres. Elle a été mise au point par la Banque Centrale Européenne dans le but d'éduquer les petits Européens sur les dangers de l'inflation - sujet de paranoïa majeure de Jean-Claude Trichet, le patron de la BCE.

    Ces deux euro-enfants, Anna, les cheveux roux, et Alex, l'allure sportive et l'oeil vif, lutteront contre la hausse des prix - qui ne doit pas dépasser, dixit la BCE, les 2% en rythme annuel. Ils plaident, au cours des 8 minutes de film, pour la stabilité des prix, auprès d'étudiants qui n'ont jamais entendu parler du sujet et encore moins des brouettes nécessaires au transport des coupures, en Allemagne, du temps de leurs arrières grand-parents.

    La vidéo viendra combler ce trou de mémoire, en les ramenant dans la vieille Europe. Le "monstre" de l'inflation ne fait pas seulement augmenter les prix à vue d'oeil, il jette aussi l'argent par les fenêtres, comme des confettis. Le tout pour expliquer que quand trop d'argent cherche à acheter trop peu d'articles, les prix s'envolent. Et voilà que le cours d'économie, qui menaçait d'être on ne peut plus ennuyeux pour nos deux enfants, se transforme en une course-poursuite des plus rigolotes. Et qui se termine bien sûr dans les tours de la Banque Centrale Européenne, à Francfort, où le "Monstre" est enfermé, bien en sécurité, dans un bocal...

    Pour être plus concret, la vidéo explique aux petits Européens qu'un CD, au prix de 10 euros aujourd'hui, ne coûtera pas beaucoup plus en 2015 (mais les enfants peuvent-ils se projeter si loin dans le temps?) si l'inflation est maintenue à 2%. Evidemment, si elle dérape à 5%, le prix sera de 16,29 euros exactement à cette date...

    Difficile de savoir si ce genre de vidéo fera mouche. Ce qui est frappant en tout cas, c'est sa psychologie - très révélatrice de l'esprit européen. On fait appel au passé, on a peur de l'avenir. On est loin, en effet, de l'état d'esprit des Américains, qui ne s'inquiètent de rien, pas plus de l'inflation que du déficit budgétaire. Vive la vie!



    par Lysiane J. Baudu

  2. #2
    Senior Member Jedi Trader Avatar de kokoro
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    Endettez-vous, rendettez-vous, qu'ils disaient !

    Par Gérard Blandin LVF



    Les Français connaissaient jusqu'ici la célèbre formule de François Guizot : « Enrichissez-vous ! » - à considérer en fait comme une invite à thésauriser* -, ils vont devoir aujourd'hui s'accommoder du nouveau credo de Dominique de Villepin : « Endettez-vous ! »



    Le gouvernement, décidément prolifique, met en effet la dernière main à un projet voulu par Jacques Chirac : la mise en place d'un crédit hypothécaire dit « rechargeable ». Ce dispositif alambiqué doit permettre aux ménages impécunieux d'emprunter de l'argent, sous la forme d'un crédit à la consommation, en gageant leurs biens immobiliers. Il est « rechargeable » en ce sens que, au fur et à mesure du remboursement du prêt, le particulier dispose d'une nouvelle capacité d'emprunt. Avec la flambée des prix du foncier, les Français sont, aux yeux de Matignon, assis sur un tas d'or qu'ils ne peuvent monnayer à moins de vendre leurs biens. D'où l'idée de ce nouvel accès au crédit qui ne dépend plus des seuls revenus de l'emprunteur, mais de son patrimoine. Avec, pour objectif avoué, la relance de la consommation et, au-delà, celle de l'activité économique. Autrement dit, on crie haro sur le bas de laine et hourra pour le bas de soie !






    Perdre sa maison



    Cette recette d'origine anglo-saxonne est « une des clés de la forte croissance américaine de ces dernières années », avait expliqué le président de la République en janvier. Certes, mais elle a propulsé l'endettement des Américains à un niveau record. A l'heure où les taux d'intérêt à court terme sont orientés à la hausse (merci Jean-Claude !) et les prix de l'immobilier attendus en baisse, le gouvernement ne trouve rien de mieux à faire que d'importer à contretemps ce crédit revolving, gagé sur la pierre, qui ne dit pas son nom. Comme l'explique l'UFC-Que choisir, avec un tel dispositif, on risque de « perdre sa maison parce qu'on a voulu s'acheter une voiture ». Même la Banque de France, pourtant peu suspecte de médisance, avait souligné dans une étude de décembre 2004 les risques de cette « extraction hypothécaire » dont « les effets peuvent s'avérer récessifs lorsque le marché immobilier se retourne ». Comme si l'Etat, unanimement « salué » par la critique pour la gestion de sa dette, voulait entraîner les Français dans sa dérive. On va dans le mur en klaxonnant et, en plus, on fait monter des passagers...



    Pour stimuler la consommation, il serait bien plus efficace de limiter les taux exorbitants des crédits à la consommation (qui peuvent frôler 15 %, alors que les taux courts se situent, rappelons-le, à 2,25 %), en plafonnant davantage les taux de l'usure. Mais, que voulez-vous, ce serait bien trop simple pour nos énarques. Au dernier Conseil des ministres, le premier d'entre eux a souhaité que 2006 soit « une année utile » (sic). Il n'est pas trop tard pour prendre des résolutions en ce sens. Comme disait Guizot : « On ne tombe jamais que du côté où l'on penche »



    *La formule complète du président du Conseil de Louis-Philippe est : « Enrichissez-vous par le travail et par l'épargne.»

  3. #3
    Senior Member Jedi Trader Avatar de kokoro
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    Tout se paye



    Le CIC a brisé un tabou en faisant payer ses chèques à ses clients. Désormais, il faut se rendre à l'évidence: il faut payer pour les services bancaires comme pour le reste.


    C'est plus qu'un symbole. En faisant payer ses chèques à ses clients (50 centimes d'euro au-delà de 15 utilisations trimestrielles), le CIC a brisé le dernier tabou qui empêchait encore les banques de faire payer tous leurs services. Progressivement, les consommateurs se sont accoutumés aux frais de tenue de compte, ont appris à souscrire à des "packages" divers et variés, à payer sans rechigner leur cotisation de carte bancaire (alors que les commerçants versent des commissions aux banques sur tous les achats...) et à se voir facturer leurs retraits d'argent lorsqu'ils sont effectués dans un réseau différent du leur.

    Bref, les services bancaires sont progressivement devenus des services comme les autres, c'est à dire payants et même de plus en plus chers. Aujourd'hui, il est bien difficile de trouver où se cache encore la gratuité dans une banque. Certains établissements ne facturent pas encore les retraits à leurs guichets, d'autres équipent leurs clients de cartes de retrait gratuites. Mais combien de temps cela durera-t-il? La pression des associations de consommateurs ne manquera pas de s'exercer à l'avenir pour éviter les abus mais jusqu'à présent toutes les tentatives des pouvoirs publics de relayer leurs actions, que ce soit avec Nicolas Sarkozy ou Thierry Breton comme locataires de Bercy, ont fait long feu.

    Les banques sont des entreprises commerciales comme les autres. Aussi ne faut-il pas s'offusquer de les voir tarifer leurs services. Au client de faire le bon choix. Les Français sont déjà habitués à changer de banque pour profiter du meilleur taux lorsqu'ils achètent un appartement ou une maison. Sans doute devront-ils à l'avenir faire de même si leur banque devient trop chère. En dernier recours, ils pourront même frapper à la porte de la toute nouvelle Banque postale qui promet de rester la moins chère du marché.

    Les consommateurs de services bancaires doivent désormais apprendre à comparer et à négocier. Après tout, tel bon client ne mérite-t-il pas tel ou tel geste commercial? Ils devront aussi se soucier du fameux rapport qualité/prix qui règne en maître dans tant d'autres secteurs. Un service de qualité, fiable et personnalisé peut en effet valoir un petit effort du porte-monnaie.

    Malheureusement, ce n'est pas ce que propose le CIC qui se contente, sans doute pour améliorer quelque peu ses comptes, de faire payer un peu plus ses clients à service égal. Ils apprécieront sans doute. Le fameux "ni-ni", c'est à dire ni rémunération des dépôts ni chèque payant, a donc définitivement vécu. Les Caisses d'épargne ont décidé de rémunérer les dépôts des clients qui le souhaitent. Un formidable "coup" en matière de communication. Le CIC fait lui payer les chèques. Une drôle de façon de faire parler de soi.



    par Pascal Hénisse

  4. #4
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    Ouai, quand on pense que la gratuité des chèques était lié à l'obligation d'avoir un compte dans une banque...

    Et ce henisse est bien drôle : il n'y a aucune concurrence dans le domaine bancaire, de plus, changer de banque, c'est le foutoir total.

    Quand on voit les problèmes pour changer de FAI...
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  5. #5
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    Ligne d'horizon

    François-Xavier Pietri


    C'est l'histoire d'un puits sans fond, celui des finances publiques, et plus précisément de ses déficits. On sait qu'il y a urgence en la matière. Les chiffres mis en avant par le rapport Pébereau se suffisent à eux-mêmes : une dette de l'ordre de 1.100 milliards d'euros, en augmentation constante depuis dix ans. À côté, des engagements de l'État, notamment sur les retraites des fonctionnaires, compris entre 800 et 1.000 milliards d'euros, histoire de compléter un tableau redoutablement noir. Le pire, c'est que le compteur ne cesse de tourner. Comme nous le révélons, la fermeture des Charbonnages de France va ainsi occasionner une ardoise, sous forme de reprise de dettes, de 4,5 milliards d'euros pour la maison France. Alors ? Demain va donc se réunir la conférence nationale des finances publiques, créée à la suite de la présentation de ce fameux rapport. Comment l'État va-t-il aborder le sujet ? On sent bien que la question fait encore débat entre l'Élysée et Matignon, le président se révélant plutôt partisan de la patience, le Premier ministre se montrant un peu plus allant sur le sujet, avec un objectif de maîtrise des dépenses de l'État plus ambitieux que ce que l'on croit entendre du côté du Château. Il faut dire qu'en employant un langage choc sur le thème, son ministre Thierry Breton a porté le discours suffisamment loin pour qu'on attende, en retour, une action volontariste du gouvernement. Celle-ci est-elle compatible avec une entrée en campagne présidentielle imminente, pour ne pas dire déjà effective ? Rien n'est moins sûr. Car il n'y a, en la matière, pas d'autres remèdes à employer que des traitements de choc, ceux qui consistent à réduire les dépenses. Et notamment celles de l'État, plus précisément en taillant dans les effectifs de la fonction publique. La mesure est électoralement difficile, comme Jacques Chirac l'a manifestement bien compris. Pourtant, le message que nous adressons à nos descendants est des plus pessimistes : si rien n'est fait, la dette représentera 200 % du PIB en 2030, l'espace d'une génération. Mais que vaut l'unité de temps d'une génération pour ceux qui ont pour ligne d'horizon 2007 ?

  6. #6
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    L'euro ne fait plus recette

    Si certains nouveaux venus, comme la Lituanie, comptent bien adhérer à la monnaie unique dès 2007, d'autres pays, telle la Pologne, semblent renâcler, tant leur population est inquiète des hausses de prix qu'ont connu les économies qui ont adhéré.


    La vendeuse, dans un magasin de meubles, en Estonie, est inquiète. Elle a entendu dire qu'en Finlande, l'avènement de l'euro a eu pour effet de renchérir les prix des loyers, des tickets de bus, du beurre et du lait. Interviewés par l'agence Bloomberg, les habitants d'Europe de l'Est semblent tous, à l'instar de la petite dame estonienne, avoir les mêmes inquiétudes. D'ailleurs, ils ne sont, dans leur ensemble, que 38% à penser que le rattachement de leur monnaie à l'euro serait une bonne chose.

    L'affaire prend de telles proportions dans certains pays, en particulier en Pologne et République tchèque - les deux plus grands pays entrés en mai 2004 - que les gouvernements réfléchissent à revoir le calendrier. Ainsi, alors que les Polonais ne sont que 34% (et les Tchèques 31%), à penser que l'euro serait une bonne chose, le nouveau ministre polonais se refuse maintenant à donner une date d'entrée du zloty dans la monnaie unique. Et les rumeurs selon lesquelles la date butoir de 2010 ne serait pas tenue abondent....

    Toutefois, la Slovénie, l'Estonie et la Lituanie semblent confirmer pour l'instant leur intention d'adopter l'euro le 1er janvier 2007 - la Lituanie a même, au début de cette semaine, amendé sa Constitution pour ce faire, tandis que la Lettonie et l'Ile de Malte prévoient de le faire en 2008. Quant à la Slovaquie, elle s'y attelle pour 2009 et la Hongrie pour 2010. Bref, l'Europe peut encore y croire.

    Mais si certains semblent bien déterminés, l'adhésion n'est pas pour autant garantie. D'autant que tous ces pays se rendent de plus en plus compte d'une chose: en adoptant l'euro, ils perdent par la même occasion l'une des composantes de leur politique économique - la politique monétaire -, pour n'avoir à leur disposition que la politique budgétaire pour doper l'économie.

    Or, Bruxelles n'arrête pas de les gourmander, comme la Commission vient de le faire hier vis à vis de la République tchèque et de la Slovaquie, pour que ces pays réduisent encore plus qu'ils ne l'ont prévu leur déficit budgétaire. Difficile de tenir la pression quand une période électorale s'ouvre, comme c'est le cas en République tchèque, en Hongrie et en Slovaquie. On le sait, ces périodes sont plus propices aux largesses sociales qu'à la discipline...



    par Lysiane J. Baudu

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