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  1. #1
    Banned Jedi Trader Avatar de ronin
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    Liquidités et Japon :

    : « Que de liquidités ! Que de liquidités ! »

    En ce début d'année 2007, l'argent continue de couler à flots dans la finance internationale. Les fonds lèvent des milliards de dollars en quelques heures pour racheter des entreprises.

    Une banque espagnole, la Kutxa, propose en France des prêts immobiliers à 50 ans.


    Les Etats des pays riches empruntent presque tous à un taux d'intérêt à 10 ans inférieur à 5 % l'an, alors même que les banques centrales ne cessent de relever leurs taux à court terme.


    Depuis 2003, la masse monétaire augmente de plus de 10 % l'an. Les flots d'argent submergent les reliefs du risque.



    Qui a ouvert ce gigantesque robinet ?


    Le regard va d'abord vers les Etats-Unis, poumon financier de la planète.


    Après le krach boursier des valeurs Internet en 2000, la Réserve fédérale a ramené son taux d'intérêt de 6,5 % à 1 % en 2003, un niveau exceptionnellement bas.

    Les banques ont massivement emprunté à la Fed, créant de la liquidité qui a notamment alimenté l'envolée de l'immobilier.
    Mais, depuis juin dernier, les taux de la Fed dépassent à nouveau 5 %.


    L'argent frais ne venant plus de là, il faut donc chercher ailleurs.


    L'attention se porte alors vers la Chine et les pays pétroliers. Leurs colossaux excédents commerciaux se traduisent, là aussi, par une forte création monétaire.


    Mais la principale pompe est ailleurs.

    Le vrai coeur de la finance mondiale se cache aujourd'hui... à Tokyo.


    Depuis des années, les fluctuations de la masse monétaire mondiale sont parallèles à celles de la masse japonaise !

    Longtemps, le Japon est resté à l'écart des flux financiers internationaux, même si la faillite de la banque anglaise Barings en 1995 était due aux arbitrages sur le marché japonais d'un trader basé à Singapour.

    Depuis, les marchés financiers se sont mondialisés. Leurs opérateurs jonglent avec les places pour faire de l'argent.


    Or il y a aujourd'hui une opération juteuse qui consiste à jouer sur les écarts de taux d'intérêt.

    La Banque du Japon prête de l'argent à 0,25 % quand la Banque centrale européenne demande 3,5 %, la Fed américaine et la Banque d'Angleterre plus de 5 %.

    Des acteurs financiers empruntent des capitaux nippons qu'ils prêtent ensuite ailleurs.

    C'est le « carry trade », ou portage. Le Japon devient l'empire du capital levé !

    Le mouvement est particulièrement fort sur l'axe Tokyo-Londres. Dans son rapport trimestriel publié mi-2006, la Banque des règlements internationaux soulignait que, depuis 2004, « les résidents du Royaume-Uni et des places franches ont commencé à intensifier les emprunts en yens, pour financer, semble-t-il, un volume croissant d'opérations de «carry trade» ». Ce n'est pas un hasard si la livre sterling augmente dans les réserves de changes des pays alors que le yen baisse.


    A en croire la théorie financière, le « carry trade » ne devrait pas exister.


    Les écarts de taux d'intérêt entre deux pays sont censés refléter des écarts d'inflation. Ces écarts doivent en principe être ensuite corrigés par un ajustement des taux de change. Ce que l'emprunteur gagne sur les taux d'intérêt, il devrait donc le perdre par le taux de change : c'est ce que les experts appellent la « parité non couverte des taux d'intérêt ».



    Ainsi, dans les années 1980, les taux d'intérêt étaient plus bas en Allemagne qu'en France, parce que l'inflation y était inférieure. Et le mark était régulièrement réévalué.

    Mais la réalité va souvent à l'encontre du principe. Dans une note récente consacrée au sujet, la Réserve fédérale de San Francisco rappelle qu'il s'agit là d'une « anomalie empirique bien connue des marchés des changes ».

    Les monnaies à faible taux d'intérêt « tendent en fait, en moyenne, à se déprécier et non à s'apprécier ». Du coup, l'investisseur qui se lance dans ce portage « est à même de faire des profits par deux canaux : l'écart de taux d'intérêt entre les deux monnaies et l'appréciation de la monnaie à taux d'intérêt élevé ».


    Or, depuis trois ans, les banques centrales occidentales ne cessent de remonter leurs taux alors que la Banque du Japon n'a pas touché les siens. Le « carry trade » rapporte de plus en plus. Et il accélère la baisse du yen, au-delà de ladite anomalie : les emprunteurs en yens s'empressent en effet de les échanger contre des livres sterling ou des euros.

    Face au dollar, la monnaie japonaise est au plus bas depuis quatre ans.

    Face à l'euro, elle n'avait jamais valu aussi peu. Jean-Claude Juncker, Premier ministre luxembourgeois et président de l'Eurogroupe, a d'ailleurs répété lundi ses inquiétudes sur la faiblesse de la devise japonaise.



    D'où pourrait alors venir la fermeture du robinet japonais à liquidités ?


    C'est bien évidemment la Banque du Japon qui pourrait changer la donne, en remontant les taux d'intérêt à court terme.


    Mais elle n'a guère de raisons de le faire. L'an dernier, les prix à la consommation ont augmenté, hors produits frais, de... 0,1 %. Si le prix du pétrole n'avait pas bondi, ils auraient même baissé de 0,4 %. Les salaires stagnent malgré un taux de chômage revenu à 4,1 %, car les entreprises remplacent leurs salariés partant à la retraite par des jeunes beaucoup moins payés. En un an, les consommateurs japonais ont réduit leurs dépenses de 1,9 %.


    Autrement dit, le retour à une croissance encore fragile n'engendre pour l'instant aucune tension inflationniste.


    Et le gouvernement s'accommode volontiers d'un yen sous-évalué qui soutient les exportations. Le 17 janvier, la Banque du Japon a renoncé à la hausse des taux d'intérêt pourtant pronostiquée par de nombreux experts. Il n'est pas sûr qu'elle les relèvera lors de la prochaine réunion de son comité de politique monétaire, le 21 février.



    La vanne du crédit ne restera cependant pas ouverte éternellement à Tokyo. La Banque du Japon entend revenir à une politique monétaire plus orthodoxe.



    Et le « carry trade » se traduit par une périlleuse accumulation de risques, qui peut donner lieu à des retournements d'une violence inouïe.


    En octobre 1998, le yen avait bondi de... 22 % en trois jours face au dollar.

    Si un quelconque Mac-Mahon de la finance monétaire internationale provoquait aujourd'hui un tel mouvement par un mot malheureux, l'océan de liquidités céderait instantanément la place à un bain de sang.

  2. #2
    Banned Jedi Trader Avatar de ronin
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    La trappe a liquidité a-t-elle fonctionné au Japon ?



    “Le syndrome japonais est-il transmissible aux Etats-Unis et à l’Europe ?»



    Il faut tout d’abord se référer à la conception de la demande de monnaie de Keynes : la monnaie est aussi un actif financier, c'est-à-dire que l'on peut, en conservant en "portefeuille" un stock de monnaie, transférer son pouvoir d'achat d'une période à l'autre.



    Le rôle de la monnaie comme réserve de valeur est alors à l'origine de la demande de monnaie pour le motif de spéculation.

    Keynes pensait qu'un agent qui avait le choix entre deux types d'actifs financiers, la monnaie et des obligations à taux fixe, pourrait préférer détenir sa fortune sous forme de monnaie alors même qu'il ne bénéficierait d'aucun rendement.


    La raison à cela est que les obligations sont un actif risqué, alors que la monnaie est un actif sans risque car son prix est, dans le modèle keynésien de la monnaie, supposé constant.

    En fait, la monnaie a un rendement propre qui est sa liquidité, c’est-à-dire sa capacité à être immédiatement utilisable pour des achats.



    Dans l'analyse de Keynes, les agents connaissent ou croient connaître avec certitude le cours futur des obligations.

    Dès lors, ils détiennent tout leur portefeuille, soit en monnaie, soit en obligations, choisissant l'actif qui assure le meilleur rendement.


    Si le taux d'intérêt est supérieur au taux d'intérêt « normal », l'agent anticipe une réduction des taux et une hausse de la valeur des cours des obligations (car il existe une relation inverse entre l’évolution du taux d’intérêt et celle du cours des obligations) ; il est alors préférable de détenir tout son portefeuille en obligations.


    Si le taux d’intérêt est inférieur au taux « normal », l’agent anticipe une baisse de la valeur du cours des obligations ; il vaut mieux, dans ce cas, détenir tout en monnaie.



    Tobin va introduire une modification dans ce raisonnement avec la notion de taux d’intérêt critique, c’est-à-dire le niveau de taux d’intérêt pour lequel le rendement des obligations est nul, c’est-à-dire que les intérêts reçus sont égaux à la perte en capital. (…)

    Si le taux d’intérêt effectif est inférieur à sa valeur critique, le rendement de l’obligation est négatif (les intérêts ne compensent pas la perte en capital) et il est préférable de conserver tout son portefeuille en liquidités.



    Pour passer de cette fonction de demande de monnaie individuelle à une fonction macroéconomique, il faut connaître la distribution individuelle des taux d'intérêt critiques.

    On établit alors une relation inverse entre la demande de monnaie et le taux d’intérêt. Dans ce cadre, la politique monétaire peut agir sur le taux d’intérêt en faisant varier l’offre de monnaie. Ce mécanisme permet d’influer sur l’activité réelle, car le taux d’intérêt est aussi le coût du capital déterminant la demande d’investissement des entreprises.


    Toutefois, quand le taux d'intérêt atteint le taux d'intérêt critique minimum, il n'y a plus aucun agent qui, pour une rémunération aussi faible, et dans l’attente d’une remontée des taux (et donc d’une moins-value sur les titres) accepte de détenir des obligations, et l'encaisse monétaire de spéculation est égale à la valeur du portefeuille.



    On notera qu'il existe une "trappe à liquidité" dans ce sens que le taux d'intérêt ne peut pas descendre au-dessous du plus faible taux d'intérêt critique.

    A ce niveau, la préférence des agents pour la liquidité est maximum et le taux d’intérêt est rigide à la baisse. C’est le fondement d’un certain scepticisme keynésien vis-à-vis de l’efficacité de la politique monétaire à partir d’un certain seuil. (…)




    Une correction à cette analyse a été présentée par Tobin.

    Dans l'analyse de Keynes, les agents ne sont soumis à aucun doute. Ils croient connaître avec certitude le taux d'intérêt et peuvent en déduire une estimation de leurs gains en capital et du rendement total des obligations.


    Or, si tous les spéculateurs étaient haussiers ou baissiers, ils placeraient leurs capitaux soit en obligations, soit en liquide.


    La demande de monnaie globale dépendrait alors de la distribution de leurs anticipations avec une forte possibilité que l’on ait une discontinuité dans la fonction de demande de monnaie.



    James Tobin rejette cette hypothèse trop restrictive et suppose que les prévisions des agents sont incertaines. Ils doivent alors arbitrer entre rendement et risque, et un choix optimal peut les conduire à détenir à la fois les deux actifs.



    Si le rendement attendu des obligations est une variable aléatoire, elles apparaissent comme un actif risqué.

    La composition du portefeuille sera donc le résultat d'un arbitrage entre rendement et risque qui dépend des rendements des divers actifs, du risque pris par les détenteurs et des préférences des agents.

    C'est la volonté de réduire le risque qui explique la détention de monnaie.


    Le coût d'opportunité de la réduction du risque est la perte de rendement.

    Si le rendement augmente parce que le taux d'intérêt du marché augmente ou parce que le taux d'intérêt anticipé diminue (ce qui signifie que la valeur anticipée des obligations augmente), les agents acceptent de prendre plus de risque, achètent des obligations en diminuant leur encaisse monétaire.

    Ainsi la demande de monnaie est une fonction décroissante du taux d'intérêt.






    La trappe à liquidité dans le modèle IS-LM

    Ce modèle résulte des travaux de Hicks, qui a tenté de réaliser une synthèse entre l’œuvre de Keynes et celle des néo-classiques.



    Dans le cadre de ce modèle, la politique monétaire va généralement être efficace. Si la banque centrale mène une politique d’open-market, elle rachète (ou vend) des titres publics pour injecter (ou retirer) de la liquidité dans l’économie.



    Dans le cas d’une création monétaire, l’excès de demande de titres va provoquer une augmentation de leurs cours, et donc une baisse du taux d’intérêt.


    Celle-ci permet de rééquilibrer le marché des titres et de la monnaie : en effet, une baisse du taux d’intérêt implique, pour un motif de spéculation, une augmentation de la demande de monnaie et donc une baisse de la demande « privée » de titres.


    Or, cette diminution du taux d’intérêt va conduire à une hausse de l’investissement et du revenu d’équilibre.



    Si la sensibilité de la demande de monnaie au taux d’intérêt est très élevée, une petite variation à la baisse du taux d’intérêt suffit à résorber l’excès de demande de titres.


    A la limite, si l’élasticité de la demande de monnaie vis-à-vis du taux d’intérêt tend vers l’infini, une variation infinitésimale est suffisante, ce qui explique que l’investissement restant inchangé, le niveau d’activité ne soit pas affecté.



    D’une certaine façon, il existe un niveau du taux d’intérêt r min (minimum) en deçà duquel plus aucun agent n’anticipe qu’il puisse à nouveau descendre : il y a unanimité de tous les agents pour anticiper (convergence des anticipations) une baisse des cours dans le futur, et donc des moins-values en capital.


    A ce niveau de taux d’intérêt, les agents acceptent de substituer de la monnaie à des titres sans que le taux d’intérêt ait besoin de diminuer davantage (la monnaie créée tombe dans la trappe à liquidité).


    Au bout du compte, la trappe à liquidité implique pour Hicks l'hypothèse que le coût d'opportunité de la détention de monnaie est un taux d'intérêt à long terme et que la demande de monnaie devient infiniment élastique par rapport à la valeur actuelle de ce taux à cause des anticipations concernant sa valeur.


    Mais certains considèrent que l'on ne peut parler de trappe à liquidité que si l'ensemble des taux d'intérêt sont proches de zéro. Dans tous les cas, la solution pour relancer l’activité passe par l’utilisation d’une politique budgétaire expansionniste (qui permettra de déplacer IS sur la droite).




    http://www.google.fr/search?sourceid...it%c3%a9+japon

  3. #3
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    Quel intérêt a eu la banque du Japon de prêter autant

    d'argent?

    http://www.capital.fr/Actualite/Default.asp?interview=O



    Belkhayate DMCC : "Nous sommes à l'aube d'un tsunami financier"


    Trader marocain, Mostapha Belkhayate s'est fait un nom en remportant il y a sept ans le championnat du monde de la bourse organisé par l'association des Traders internationaux de Genève et s'est ensuite illustré en recommandant le pétrole et l'or juste avant leur envolée, classant dans la même volée Mansa Moussa Gold Fund, un fonds or de 250 millions de dollars dont il assure la gestion, en tête du peloton des fonds sur matières premières. Il revient sur les placements à privilégier pour 2007 et 2008.





    Capital.fr : A presque 1,34 dollar pour un euro, le billet vert se situe à un plancher de deux ans face à la monnaie unique. Comment devrait évoluer la devise américaine, à moyen terme ?



    Mostapha Belkhayate : La devise américaine va faiblir contre toutes les devises. Je ne serai pas étonné de voir d'ici la fin 2007 l'euro grimper à 1,45 dollar. Et le yen s'envoler face au billet vert, asphyxiant ainsi tous ceux qui ont emprunté la devise japonaise.

    Aujourd’hui le marché boursier souffre d’un dysfonctionnement qui ne peut pas durer éternellement : le principe naturel des vases communicants a disparu.

    Dans un marché sain, quand les actions montent, les obligations baissent, quand les bons du trésor chutent, les matières premières montent, quand l’argent quitte un continent, on le retrouve sur un autre.


    Mais depuis dix ans on assiste à un phénomène étonnant : tous les secteurs progressent, partout dans le monde. Il y a donc anguille sous roche !

    L’explication est simple : un excès de liquidité inédit gonfle tous les secteurs boursiers, y compris l’immobilier et l’art.


    Cette surliquidité prend sa source au Japon. Depuis des décennies, la banque centrale prête de l’argent gratuitement (c’est-à-dire avec un taux insensé de 0%) au reste du monde.


    Des milliers de milliards qui sont aussitôt convertis en dollars, en livres sterling,… et investis à tort et à travers dans tous les compartiments boursiers.

    Les fonds spéculatifs s’en sont donnés à cœur joie pour utiliser au maximum l'effet de levier avec cette manne d’argent bon marché.

    L’heure de régler les comptes est arrivée. Il va y avoir la cohue au guichet japonais : les montants en jeu sont tout simplement astronomiques !

    Cet assèchement de la liquidité mondiale va entraîner une baisse généralisée des actions, des obligations, des devises, de l’immobilier ainsi que de tous les placements spéculatifs.

    Je suis surpris que les professionnels ne perçoivent pas ou ne veulent pas entendre le grondement annonciateur de ce tsunami financier.

    D’autant que la Chine ne va pas rester les bras croisés avec ses 1.000 milliards de dollars, dont la valeur risque de s'évaporer.


    Capital.fr : La faiblesse du dollar devrait peser sur le marché français… Quel objectif avez-vous sur le CAC 40 (PX1) ?



    Mostapha Belkhayate : Pour le moment, les opérateurs français sont optimistes. Le CAC se dirige vers son plus haut et cela complétera la "seconde épaule" technique.

    Et là, danger ! La liquidité va commencer à s’assécher et l’euro montera malgré tous les efforts des autorités européennes.

    A partir du début de l’été, il serait prudent de prendre ses profits car l’indice parisien pourrait perdre jusqu’à 1.000 points, le ramenant avant la fin de l’année à 4.600 !

    Regardez avec objectivité le graphique du CAC 40 (PX1) : il nous prépare un double sommet baissier, un véritable cas d'école de l'analyse technique…



    Capital.fr : Vous êtes négatif sur les actions, mais les obligations et l'immobilier sont déjà assez chers… Vers quels placements alternatifs pourrait-on se tourner ?


    Mostapha Belkhayate : J’en parle déjà depuis cinq ans : le meilleur placement alternatif est l’or. Il va s’envoler pour dépasser ses plus hauts historiques (850 dollars l’once) avant la fin de l'année. Lorsqu'on arrivera au seuil psychologique de 1.000 dollars, on réalisera que le roi des métaux a définitivement retrouvé son statut d’antan.


    Aucune autre devise au monde ne peut présenter autant de qualités que le métal jaune pour assurer la stabilité monétaire d’un pays.

    Sa production est limitée, tout le contraire du billet vert qui est imprimé en quantité presque illimitée sans autre garantie que la crédibilité du système financier américain. Depuis 5.000 ans, la seule monnaie d’échange qui a survécu (et qui survivra encore), c’est l’or.

    Il a été fortement combattu par les autorités financières américaines pour mettre un maximum de dollars dans les réserves de change des banques centrales et diminuer le plus possible leur stock d’or. (Retrouvez l'analyse complète ici).

    Mais attention : pour allier sécurité et performance, il faut investir dans les lingots d’or physiques. Si vous achetez de l’or papier à la banque et que celle-ci fait faillite, votre investissement est en danger car il fait partie de leur "book" : conservez votre or en dehors des livres de la banque, dans un coffre-fort. Dans quelques années, vous serez heureux d’avoir suivi mon conseil.

    Propos recueillis par Nicolas Gallant
    _________________
    Carpe Diem (Le Cercle des poètes disparus)

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