Pour l'année à venir ;

Quand on sait que la prêtresse est passablement enfumée de la moquette en son lieu de culte dédié à Apollon

Bonne lecture quand même

PARIS (Dow Jones)--Maintenant que le mois de janvier est terminé, il est
possible de tirer partie de ses vertus prédictives quant à la suite de l'année
boursière. Beaucoup de gens vous diront que l'évolution des marchés en janvier
est un indicateur avancé de leur comportement sur l'année. Aucune raison
scientifique à cela. Onze mois de triomphes et de débâcles en tous genres se
profilent devant nous et il est difficile de croire que le sort des marchés
puisse être déjà gravé dans le marbre.

Une étude suggère pourtant qu'une chute de l'indice S&P 500 en janvier a
toujours entraîné une baisse des marchés pour l'année en question depuis 1950.
Une baisse moyenne de 13% pour l'année dans son ensemble constitue la norme
quand les indices terminent le mois de janvier dans le rouge.

L'historien américain des marchés financiers David Schwartz s'est penché sur
ce phénomène, quand, comme l'année dernière, le FTSE, a violemment chuté en
janvier.

Il a calculé que lors des onze années allant de 1990 à 2000, lorsque l'indice
a chuté de plus de 3,1% en janvier il a terminé sept fois en repli sur l'année
et est resté stable à seulement deux reprises. David Buik, analyste au sein du
cabinet de prévisions BGC Partners à Londres accorde pour sa part aux
capacités prédictives des évolutions de janvier un taux de succès de 92,5%.

En jetant un oeil attentif aux bourses européennes en janvier, que trouve-t-on
donc pour 2009 ? A Londres, le FTSE a reculé de 6,4% en janvier. Sur la même
période, à Paris le CAC 40 a baissé de 7,6% et le Dow Jones Euro Stoxx 50 a
chuté de 8.75%.

A la lumière de ces éléments, 2009 constituerait une anomalie statistique si
les indices réussissent à se redresser pour afficher des gains en fin d'année.
Il est possible et, on peut l'espérer, que les plans de sauvetage des Etats et
les stimulus fiscaux mis en place par l'administration Obama et d'autres
puissent faire de l'année 2009, une exception, voire un mouton noir de la
statistique.

On trouvera toujours un ou deux analystes techniques qui penseront que les
choses vont être différentes cette fois et que les actions termineront l'année
au dessus de leurs niveaux actuels.

Mais les points exposés plus hauts sembleront plus réconfortants cette semaine
aux supporters de cet étrange mais implacable effet janvier.

DAVID COTTLE, DOW JONES NEWSWIRES