Partage des profits : "Le compte n'y est pas"




"Je veux que le 18 février nous discutions d'un sujet essentiel en France qui est le partage du profit", a annoncé le chef de l'Etat évoquant le "sentiment d'injustice majeur" suscité dans cette crise par "le comportement d'un certain nombre de dirigeants d'institutions bancaires".




"Le compte n'y est pas", a estimé Nicolas Sarkozy .


"Comment on arbitre entre le souhait légitime des actionnaires de gagner de l'argent avec les entreprises et la demande des salariés d'être associés aux bénéfices des entreprises dont ils ont contribué à créer la richesse ?".



"Sur 100 de bénéfices, il devrait y en avoir 33 pour les salariés, 33 pour les actionnaires et 33 pour que l'entreprise investisse", pense le chef de l'Etat qui suggère en même temps de faire "preuve de souplesse".




"C'est pas forcé qu'on (ait) les mêmes règles dans chaque secteur, dans chaque branche. Ça pose également le problème des salariés qui sont dans des secteurs très difficiles, où les marges sont très faibles", a-t-il dit