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Discussion: G20

  1. #1
    Banned Jedi Trader Avatar de ronin
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    G20

    G20 - C'est parti



    Les dirigeants du G20 sont réunis en ce moment à Londres pour tenter de se mettre d'accord sur un texte commun réformant le capitalisme mondial.


    Un projet de communiqué évoque des possibles sanctions contre les paradis fiscaux, davantage de régulation via un nouvel organisme et un FMI plus puissant.






    Sarkozy rappelle à Obama ses promesses







    Tout doit se décider aujourd'hui.


    Après les déclarations d'intention, les 20 grands dirigeants mondiaux vont devoir passer aux actes et tenter de se mettre d'accord sur un texte final déclarant la fin du capitalisme débridé et amorçant un début de réforme du système financier, pour prévenir une répétition de ce qui constitue la crise la plus grave depuis les années 30.


    Barack Obama et les 18 autres dirigeants ont été accueillis jeudi matin par Gordon Brown au centre ExCel à Londres, où se tient le sommet.


    Assistent également à cette réunion, les dirigeants de l'Union européenne, les dirigeants des grandes organisations financières internationales comme le FMI ou la Banque mondiale, ainsi que le directeur général de l'Organisation mondiale du Commerce Pascal Lamy.


    Les Pays-Bas et l'Espagne ont également été invités.



    La France et l'Allemagne font front uni (lire notre article) et ont demandé des décisions concrètes à partir des principes adoptés lors du précédent sommet du G20 en novembre à Washington, à savoir qu'aucun établissement financier ou acteur de marché n'échappe à une régulation.



    "Sans une nouvelle régulation, il n'y aura pas de confiance et sans confiance il n'y aura pas de reprise", a déclaré mercredi Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse commune avec Angela Merkel.





    "Il n'y a aucune divergence"

    Selon un projet de communiqué, les dirigeants devraient s'engagent à réguler les grands fonds spéculatifs et à davantage de régulation via un nouvel organisme et un Fonds monétaire international aux pouvoirs accrus.


    Les chefs d'Etat et de gouvernement s'engagent aussi à faire les efforts "nécessaires pour restaurer la croissance" sans prendre aucun engagement chiffré au-delà des milliards de dollars qui ont été dépensés pour stabiliser les banques, soutenir la demande et limiter les pertes d'emplois.



    Reste à savoir si la demande de la France d'établissement d'une liste des paradis fiscaux qui ne respectent pas les normes de transparence de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) empêchera ou pas qu'un message d'unité ressorte du sommet.



    Le projet de communiqué prévoit que les paradis fiscaux seront identifiés et que des sanctions puissent être prises. "L'ère du secret bancaire est révolue", peut-on y lire.




    Barack Obama s'est employé mercredi à minimiser les divergences avec la France et l'Allemagne.

    Le président des Etats-Unis, qui s'exprimait à l'issue d'un entretien avec le Premier ministre britannique Gordon Brown, a reconnu qu'il serait difficile aux pays du G20 de se mettre d'accord sur tous les points.


    Mais il a assuré que le sommet n'était pas condamné à l'échec en raison de divisions entre les partisans d'un renforcement des plans de relance et ceux pour qui la régulation est une priorité.


    Pour le président américain, "il n'y a aucune divergence" sur la notion de base qui est que les gouvernements doivent prendre des mesures pour lutter contre la récession et promouvoir la croissance.


    De nouvelles manifestations devraient accompagner jeudi la tenue de ce sommet dont les représentants constituent plus de 80% de la production économique mondiale.





    Un nouvel organisme de supervision



    L'économie mondiale pourrait se contracter de 0,5% à 1% cette année, selon le Fonds monétaire international.

    Selon l'Organisation internationale du travail (OIT), la crise pourrait se traduire par la suppression de 50 millions d'emplois.

    Les dirigeants du G20 se préparent à fortement augmenter les ressources disponibles via le FMI.


    Certains évoquent un triplement pour atteindre les 750 milliards de dollars.


    Selon le projet de communiqué, les dirigeants du G20 acceptent que leurs économies et leur secteur financier soient surveillés par le FMI de façon "équitable et indépendante".

    Le texte prévoit aussi la mise en place d'un nouvel organisme de supervision du système financier mondial.



    Le Forum de stabilité financière, créé en 1999 à l'initiative du G7 dans la foulée de la crise financière asiatique, est remplacé par un nouveau Conseil de stabilité financière (Financial Stability Board).

    Il travaillera avec le FMI pour identifier les risques économiques et financiers et les mesures nécessaires pour y faire face.



    Les dirigeants du G20 espèrent que les 2.000 milliards de dollars que les Etats ont injectés dans l'économie en réduction d'impôts, projets de construction et investissements écologiques, selon les chiffres fournis par Gordon Brown, limiteront la durée de la récession et permettront peut-être de créer une vingtaine de millions d'emplois.



    Au total, le communiqué prend cinq engagements :

    restaurer la croissance et l'emploi,

    remettre sur pied les banques et l'activité de prêt,

    renforcer les institutions financières mondiales pour leur permettre de s'attaquer à la crise et d'empêcher que d'autres ne se produisent,

    promouvoir le commerce international et se garder du protectionnisme.

  2. #2
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    Carton rouge à toute la critique de gauche à l'encontre de Mr Sarkozy.



    Socialistes et communistes (un comble) qui vilipandent l'avertissement de Mr Sarkozy et Madame Merkel quant au contenu d'un éventuel accord.

    Un front commun aurait été beaucoup plus judicieux.

    Un président de la république réclamant plus de transparence, une régulation du capitalisme sauvage et la fin des paradis fiscaux, soumi à la critique de la gauche et des communistes...

    Faut il en rire ou en pleurer...


    Rappelons de surcroit qu'il sagit d'accord existant déja, datant du dernier g20.

    L'avertissement des deux responsables Français et Allemands concerne le contenu effectif.

    Evidemment pour l'opposition il serait plus rentable politiquement que notre président signe un accord qui ne serait une fois de plus que du vent, de belles paroles (écrits) sans effets...


    Un jour il faudra arriver à dépasser ces clivages politiques et songer enfin à tous oeuvrer pour le bien commun...


    Pauvre ouvrier que je suis, quand verrai je enfin une gauche, un parti dit "du peuple" ou mes camarades (sans connotation politique) et moi pourrions nous reconnaitre...



    Nonobstant toute considération politique, pas de pro ou anti Sarkozy, juste un souci de cohérence...


    " Un homme politique se soucie de la prochaine élection, un homme d'état de la prochaine génération "

  3. #3
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    G20 - Les sujets qui fâchent





    Accord, pas d'accord...


    Voici les principaux thèmes de discussion des dirigeants du G20 qui se réunissent jeudi en sommet à Londres, entre les sujets qui fâchent comme la régulation du secteur financier et les consensus comme l'augmentation des ressources du FMI.



    PAS D'ACCORD : Les remèdes à la crise

    Les Etats-Unis ont pris la tête d'un camp en faveur de nouveaux efforts de relance pour sortir la planète de sa plus grave crise économique depuis l'après-guerre, mais se heurtent à l'hostilité des Européens, France et Allemagne en tête, qui estiment en avoir déjà fait assez.



    Le président Obama a répété mercredi que les Etats-Unis ne pouvaient pas "être le seul moteur" de la croissance.

    Le G20 pourrait éluder ces divisions en optant pour un compromis dans lequel chaque Etat s'engagera à faire "tout est ce qui est nécessaire".



    PAS D'ACCORD : La régulation du système financier

    C'est l'autre dossier le plus brûlant.

    Face aux réserves anglo-saxonnes, France et Allemagne réclament des mesures concrètes et le président Nicolas Sarkozy, qui fustige "un capitalisme financier sans principe" ni "morale", a menacé de claquer la porte si le sommet n'aboutissait qu'à un "faux compromis".




    PAS D'ACCORD : La lutte contre les paradis fiscaux

    C'est l'autre grand cheval de bataille de Paris et Berlin.

    La France a reproché à Washington de faire preuve d'une "tolérance anglo-saxonne traditionnelle" envers ces trous noirs de la finance, tandis que la Chine semble prête à s'opposer à toute mesure qui risquerait de mettre sur la sellette ses places financières de Hong Kong et Macao.



    PAS D'ACCORD : Contester le dollar

    La question des changes ne figure pas en tant que telle à l'ordre du jour du sommet, mais de plus en plus de voix s'élèvent, notamment en Chine et en Russie, pour contester l'hégémonie du dollar, et la question risque d'être mise sur la table.




    ACCORD : La rémunération des banquiers

    Gordon Brown a promis que le G20 jetterait les bases de règles communes pour encadrer les "bonus" des princes de la finance, accusés d'avoir contribué à la crise financière.

    Un accord aurait donc déjà été trouvé sur ce point.




    ACCORD : Renforcer le FMI

    Le gonflement des fonds de l'organisation dirigée par Dominique Stauss-Kahn semble un des rares sujets de consensus.


    Les dirigeants du G20 devraient approuver un doublement de ses ressources, mais les pays émergents pourraient tenter d'en profiter pour arracher des avancées sur la réforme de la gouvernance de l'institution.




    ACCORD : Le rejet du protectionnisme

    Il devrait également être un terrain d'entente, même si dans la pratique, les exemples d'entorse à ce principe se sont multipliés ces derniers mois, comme la clause "Achetez américain" du plan de relance de Barack Obama.

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