Escrime - ChM

Le fleuret, qu'est-ce que c'est ?


Alors que les Mondiaux débutent jeudi à Paris, Michel Sicard (ex DTN) et Gérard Six (historien de l'escrime) expliquent les trois armes de la discipline.


Premier volet : le fleuret.



Gérard Six : «Le fleuret a une histoire particulière puisqu'il s'agit d'une arme d'études.

Elle a été inventée au seizième siècle.

Avant, pour s'entraîner, on utilisait des épées soit ébréchées soit étêtées ou alors avec une protection sur la pointe.

Mais, avec l'évolution des matériaux, on a mis au point le fleuret.


Cette arme n'aurait pas dû être au programme des Jeux puisqu'il s'agissait seulement d'une arme d'études.

Mais on l'a gardée parce qu'elle était souvent utilisée à la fin du dix-neuvième siècle dans des galas où se produisaient des maîtres d'armes.»



Michel Sicard : «Le fleuret est une arme dite de convention c'est-à-dire qu'elle est régie par une règle : le premier qui attaque a raison.


Le terme «attaque» désigne une action qui est menée vers l'avant et le premier attaquant sera celui qui allongera le bras et projettera son corps vers l'avant.

Quand un des fleurettistes attaque, l'adversaire a trois possibilités : se défendre avec ses jambes, c'est-à-dire reculer ou se mettre de côté et donc faire tomber l'attaque dans le vide.

Deuxième possibilité : ne pas bouger et parer l'attaque. C'est ce qu'on appelle la parade.

Enfin il peut aussi aller vers son attaquant en espérant ne pas être touché.

Mais ça représente quand même une prise de risque.


Au fleuret, on ne peut toucher que le buste de son adversaire, en utilisant la pointe de sa lame.


Les fleurettistes portent donc un plastron. Dans cette arme, c'est l'électronique qui est utilisée. Les tireurs ne sont pas harnachés par tout un matériel. Il y a des capteurs qui sont placés dans leur équipement.» -