L'incompétence professionnelle fête ses 40 ans


L'incompétence professionnelle a ses théories. L'une des plus connues s'intitule le « principe de Peter » du nom de ses inventeurs, le professeur Laurence J. Peter et le journaliste, Raymond Hull.


Ces deux satires anglos saxons ont profité de l'année érotique chantée par Serge Gainsbourg et Jane Birkin pour publier un ouvrage qui allait faire date : « Le principe de Peter » ou comment prouver par a + b que l'incompétence est incontournable en entreprise.



Si on ne devait retenir qu'une phrase tirée de l'ouvrage, ce serait celle-ci : « avec le temps, tout poste sera occupé par un incompétent incapable d'en assumer la responsabilité. »

Voici la logique développée par nos penseurs.



Le postulat est simple et difficilement critiquable : les employés compétents sont généralement promus, les salariés incompétents au contraire, n'évoluent pas dans leur entreprise.



La suite de la théorie est plus subtile. Pour Laurence J. Peter et son acolyte, le salarié compétent finira toujours par accéder à un poste pour lequel il n'est pas fait. Ainsi, il deviendra incompétent et?restera à sa place.


Selon nos chers anglos saxons, Le risque d'incompétence est particulièrement élevé dans les entreprises où le nombre d'échelon est grand. Il s'ensuit une loi que Laurence J. Peter et Raymond Hull qualifient de « normale ».



En bref : 80 % des salariés d'une entreprise sont incompétents à des degrés divers contre 10 % de « supers incompétents » et 10 % de « super compétents ». Or, une entreprise comme entité professionnelle mais aussi sociale recherche toujours l'harmonisation. A ce niveau, la loi du plus fort est toujours la meilleure.


Si les 10% de « supers incompétents » sont remerciés car en position extrême vis-à-vis du noyau dur de l'incompétence, il en est de même pour les 10% de « supers compétents ». L'entreprise se construit donc autour d'une tribu « d'incompétents moyens ».



Convaincu ? Sachez dans tous les cas que l'ouvrage « le principe de Peter » est en vente dans
toute les bonnes librairies. Une occasion de se faire un avis un peu plus pointu.