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  1. #1
    Senior Member Jedi Trader Avatar de ronin
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    Le danger goldman sach

    Lloyd Blankfein : Avec sa banque, il fait le travail de Dieu

    En quelques heures, la petite phrase a fait le tour de la planète. Llyod Blankfein est alors passé du statut de président-directeur général de Goldman Sachs à celui d’ennemi public numéro un.


    Sa faute : l’arrogance.

    Au Sunday Times qui l’interrogeait sur son rôle, il a répondu avec simplicité : « Je ne suis qu’un banquier faisant le travail de Dieu. »


    Il n’en a pas fallu davantage pour déclencher la rage des antibanquiers, qui se sont immédiatement et massivement déchaînés sur la Toile.



    L’affaire aurait pu être étouffée avec le temps. Mais c’était sans compter sur le lourd passif de la banque.


    A l’origine, il y a l’affaire AIG.

    Goldman Sachs était alors soupçonné d’avoir participé à la chute du géant de l’assurance, sauvé in extremis par un plan d’aide de quelque 187 milliards de dollars, financé par les deniers des contribuables.



    Quelque temps après, l’article du magazine Rolling Stones dénonçant les agissements de la banque (qui aurait joué un rôle dans le déclenchement des crises financières depuis des décennies) a fait l’effet d’une bombe.


    Vient ensuite la participation du groupe dans le camouflage de la dette souveraine grecque.


    Le 16 avril, l’annonce du lancement par la SEC d’une procédure pour fraude est venue porter un coup fatal à la crédibilité du groupe (depuis, le titre a perdu plus de 20%) et à son P-dg, qui a déclaré à cette occasion avoir vécu « le pire jour de [sa] vie ».




    Ennemi public numéro un


    Les péripéties du groupe ont déclenché les foudres des spécialistes, mais aussi d’une opinion publique de plus en plus méfiante à l’égard du secteur financier.



    Sur le devant de la scène, le P-dg du groupe, Lloyd Blankfein, entré en fonctions en 2006, au moment où la planète finance tournait encore rond.




    Pourtant, à l’origine, rien ne prédestinait Lloyd Blankfein à devenir celui que le monde entier aime détester.

    Au contraire.

    Son histoire figure parmi celle que les Américains aiment à donner en exemple, illustration parfaite de l’american dream. Il grandit entre les rues du Bronx et de Brooklyn, à New York.


    D’un père postier et d’une mère réceptionniste, il atteint les hautes sphères de l’élite à l’âge de 16 ans en intégrant l’université de Harvard, grâce à une bourse.



    Spécialiste du droit des affaires, il commence sa carrière au sein d’un cabinet new-yorkais. En 1981, il postule pour la première fois pour une place à Goldman Sachs, mais sans succès.



    Il intègre alors le groupe Aron, société de trading spécialisée dans les matières premières, basée à Londres et rachetée peu de temps après par Goldman Sachs.

    C’est ainsi que Lloyd Blankfein fait ses premiers pas dans ce qui deviendra, quelques années plus tard, la plus grande banque au monde.



    Au sein de son département, sa capacité à agir épate : « Il semblait avoir un sixième sens et savait à quel moment encourager les traders à prendre davantage de risques et à quel moment les inciter à retirer le pied de l’accélérateur », commente le Time.




    Responsable mais pas coupable ?

    En 2006, il accède à la plus haute fonction, celle de président-directeur général.

    Au sein de la banque, il sait imposer sa griffe en soufflant le chaud et le froid : une prise de risque importante, mais toujours contrôlée.



    Avec lui, Goldman Sachs opère un tournant radical.

    A partir de son introduction en Bourse en 1999, la société opte pour une stratégie offensive, axée sur la rentabilité absolue.


    De banque dépendante du niveau d’épargne de ses clients, elle passe au statut d’entreprise offensive à même de prendre de gros risques.

    La part des revenus issus des activités de trading et de produits dérivés n’a cessé de croître, jusqu’à atteindre 75%.



    Pour l’heure, le P-dg doit répondre des agissements de sa banque durant la crise devant le Sénat américain.

    Pour sa défense, il rappelle que Goldman Sachs a dû essuyer également des pertes :

    « Le fait est que nous n’étions pas constamment ou significativement en position nette ‘short the market’ [Ndlr : pari à la baisse] dans les produits liés au crédit immobilier résidentiel en 2007 et 2008 [...].

    Nos résultats dans les activités liées au crédit immobilier résidentiel le confirment. »


    A ses détracteurs, il rappelle volontiers l’ancienneté de son établissement : « Nous sommes une entreprise centrée sur le client depuis cent quarante ans et si nos clients ne croient pas que nous méritons leur confiance, nous ne pourrons pas survivre. »

    Reste à savoir si, à l’avenir, cette confiance lui sera renouvelée.




    Goldman Sachs, le "travail de Dieu" était-il diabolique ?


    Lloyd Blankfein, le Pdg de Goldman Sachs : "J'accomplis le travail de Dieu".

    La banque américaine est au coeur de l'affaire de la falsification des comptes publics grecs.

    Un nouveau scandale autour de la plus puissante banque du monde.





    Goldman Sachs est-elle à l'origine de tous les maux du monde ?


    C'est en tout cas l'idée véhiculée autour de la banque depuis plusieurs mois.

    L'affaire des comptes truqués de la Grèce ne fait que renforcer ce sentiment.


    Il y a trois mois, le très sûr de lui patron de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, vantait encore les mérites de sa firme en assurant qu'elle permettait à ses clients et à ses banquiers de s'enrichir et de réaliser leurs ambitions.


    Ajoutant sans complexe qu'il accomplissait « le travail de Dieu ».



    Mais ces derniers jours, les pratiques de la banque qui trône sur le toit du monde financier suscitent de nombreuses interrogations.


    Maquillage des comptes.

    «Ce serait un scandale si les mêmes banques qui nous ont poussés au bord du précipice, avaient aidé à falsifier les statistiques de la Grèce», a vigoureusement réagi la chancelière allemande, Angela Merkel, jeudi.


    La ministre française de l'Économie, Chistine Lagarde, est restée plus mesurée.


    «Il faut savoir si cela a été du maquillage de comptes et si cela a été légal ou pas à l'époque où cela a été fait», a-t-elle déclaré jeudi dernier.


    Et si ce montage était légal, «il faut s'interroger pour savoir s'il était propice pour la stabilité, probablement non, et dans ce cas-là, comment on peut éviter [...] que cela se reproduise».



    Eurostat, l'office européen des statistiques espérait obtenir vendredi des informations de la Grèce concernant ces opérations, mais leur analyse prendra du temps, a déjà assuré son porte-parole.


    En tout cas, le recours à des produits dérivés a permis à des pays européens de se surrendetter.


    Concrètement, selon les presses allemande et américaine, en 2001, Goldman Sachs aurait aidé Athènes à masquer 1 milliard d'euros de dette en recourant à des swaps de devises.


    La banque a permis au pays de lever de la dette en devises, ensuite convertie en euros à un taux de change avantageux, lui permettant d'obtenir plus de fonds qu'elle n'en inscrivait dans ses comptes.


    Selon le New York Times, les équipes de Goldman Sachs auraient de nouveau offert leurs services à la Grèce en novembre dernier, cette fois pour différer dans un avenir très lointain le coût du système de santé du pays...




    Créateur de bulles.


    Goldman Sachs coupable d'avoir aidé la Grèce à falsifier ses comptes ?


    Le dieu de la finance semble s'être transformé en diable.


    La banque américaine était déjà accusée d'avoir fait fructifier le juteux marché des subprimes entre 2004 et 2006.


    Avant de s'en retirer massivement puis de parier sur sa chute en 2007, gagnant au passage plusieurs milliards de dollars.



    En 2008, elle a été soupçonnée d'avoir précipité la chute de sa grande rivale Lehman Brothers en vendant massivement à découvert des actions de la banque déchue.


    Cette-fois, l'«affaire» va au-delà du monde financier, puisqu'elle touche directement les États qui ont sauvé le secteur bancaire d'une faillite généralisée. Goldman Sachs suscite tous les fanstasmes.


    Nombreux sont ceux qui voient dans le leader mondial des marchés financiers un créateur de bulles qui les fait exploser, raflant deux fois la mise.


    Le Royaume-Uni, le Portugal et l'Italie auraient également réalisé le même type de montage, mêlant ainsi d'autres grandes banques d'affaires comme Morgan Stanley, Barclays ou Lehman Brothers avant sa disparition.


    L'histoire ne dit pas encore si les États étaient bien conscients de profiter aussi du système.

    En France, plusieurs collectivités locales ont accusé des banques de leur avoir vendu des produits toxiques. Certaines, pour des raisons politiques, demandaient pourtant à leurs banques des produits plus rémunérateurs et donc plus risqués.


    N'oublions pas que la Grèce a souscrit nombre de ces produits à la fin des années 1990, juste avant d'entrer dans la zone euro, en 2001. Il lui fallait à l'époque assainir ses comptes à tout prix.
    Dernière modification par ronin ; 08/09/2011 à 11h59.

    "C'était un vrai spéculateur. Un penseur avec une vision d'artiste et le courage d'un guerrier ".


    J. Livermore

  2. #2
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    une image du monde actuel? GS engrange les bénéfices ,et en face :"Il n’en a pas fallu davantage pour déclencher la rage des antibanquiers, qui se sont immédiatement et massivement déchaînés sur la Toile."
    Mais concrètement il y a eu quoi?
    J'ai lu récemment,sur le forum Bourso,cac,que les actionnaires de GS déchantaient,du moins ceux qui ont acheté les actions à WS.Celle-ci perd je ne sais combien de % depuis le début de l'année. Par contre les gros actionnaires et hauts dirigeants,eux se partagent des bonus confortables.

    "
    Carpe Diem (Le Cercle des poètes disparus)

  3. #3
    Senior Member Jedi Trader Avatar de ronin
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    Concrètement GS a "tué" Lehman brother's en intervenant pour que l'état US ne sauve pas cette dernière.

    De fait, GS reste la seule grosse puissance financière des US.

    Pas de contre partie ou peu.

    Ils ont joué les subprime à la hausse créant des obligations puis des assurances "pourries".

    Ensuite ils ont revendu ces risques à une société d'assurance sur le crédit qu'ils ont mis en faillite.


    Ils ont joué sur la hausse et la baisse des subprimes.

    Actuellement leurs algorithmes faussent (pillent) le marché.


    Sur les futures Dax ils déplacent le marché de cent points comme une fleur.

    Les stops sautent évidemment, ensuite ils peuvent se placer long je suppose.

    Personnellement j'ai déjà eu des avertissements officieux lorsqu'ils s’apprêtent parfois à manipuler les cours.

    Lorsque tu vois ces mouvements c'est assez impressionnant.


    Résultat parfois tu as les markets makers qui parfois quittent (ce qui est illégal) le marché.

    Résultat moins de liquidité, spread écartés, recherche de stops, pour prendre des positions c'est complexe à certains moments.


    Le flash krach de l'année dernière serait du à leur intervention. A l'époque Obama voulait présenter un projet de controle des marchés financiers.

    Il a du l'épurer de tout ce qui gênait GS.

    Il se disait que GS avait averti récemment que si la justice Allemande invalidait les aides versées à la Grèce ils lanceraient une attaque semblable à celle de l'année dernière...

    "C'était un vrai spéculateur. Un penseur avec une vision d'artiste et le courage d'un guerrier ".


    J. Livermore

  4. #4
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    G&S est intouchable car il est le principal sponsor des primaires américaines (des 2 bords). Depuis 29 il est le principal responsable des crises.

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