Vous souhaitez vous documenter sur certaines thèmes relatifs à la bourse, n'hésitez pas à consulter notre espace dédié à la formation : "comprendre la bourse"
Affichage des résultats 1 à 2 sur 2
  1. #1
    Senior Member Jedi Trader Avatar de ronin
    Date d'inscription
    April 2003
    Localisation
    Nord-Est
    Messages
    5 682

    L'immunité du président pourrait être étendue à ses proches collaborateurs

    Le parquet dérape encore deux fois

    Les collaborateurs de Sarkozy sont intouchables.

    Et les juges n'ont pas à enquêter sur une sénatrice en lien avec Servier.

    L'immunité du président pourrait être étendue à ses proches collaborateurs





    Sans aucune vergogne, le parquet général de Paris vient une nouvelle fois d'afficher sa collusion avec le pouvoir exécutif.

    Les deux affaires - sondages de l'Élysée et Mediator - n'ont rien à voir l'une avec l'autre.


    Mais l'attitude du parquet de Paris, protégeant de manière outrancière l'entourage de Nicolas Sarkozy dans le premier cas et le groupe Servier dans le second, permet de les associer dans une même « logique de l'obstruction », selon la formule de Matthieu Bonduelle, président du Syndicat de la magistrature.



    Première affaire : les sondages de l'Élysée par lesquels le nouveau président de la République avait recruté Patrick Buisson en tant que conseiller « opinion » en 2007 (10 000 € mensuels) et avait confié à la société Publifact du même Patrick Buisson des marchés pour 1,5 million d'honoraires, sans appel d'offres.


    Le président de la République étant protégé par son immunité, la plainte pour favoritisme avait été dirigée par l'association Anticor (anticorruption) vers Emmanuelle Mignon, alors directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy et signataire du contrat, et Patrick Buisson lui-même.



    Un cas hautement sensible

    Le juge Tournaire, décidé à instruire, s'est vite heurté au procureur de Paris, qui lui demandait en mars de n'en rien faire.

    Pour le procureur, l'immunité présidentielle couvrait également ses collaborateurs.

    Pour le juge, uniquement la personne du chef de l'État. Le juge Tournaire était donc passé outre. Et le parquet avait fait appel.



    La chambre de l'instruction a donc examiné ce cas hautement sensible lundi. L'Élysée se passerait évidemment d'une pareille enquête en pleine campagne présidentielle.

    Une de plus.

    Et le parquet général, pourtant en charge de l'accusation, est étrangement sur la même ligne.



    Prenant le relais du procureur de Paris, le procureur général a affirmé lundi devant la chambre de l'instruction :

    « Avec cette immunité, il s'agit de permettre au président de la République de mener sa mission avec la sérénité nécessaire. Son immunité doit donc prendre en compte l'intervention possible de collaborateurs. »

    Un argument assez surprenant bien que, depuis les indépassables « réquisitions » du procès Chirac, il semble ne plus y avoir de limite. En somme, le parquet général étend l'immunité du président à son entourage !



    « Allons au bout du raisonnement et étendons-la à l'ensemble des proches du chef de l'État, dont la sérénité semble conditionner la sienne : Thierry Gaubert, Ziad Takieddine, Philippe Courroye, Frédéric Péchenard, Bernard Squarcini… », commente, narquois et désabusé, le Syndicat de la magistrature.



    Réponse de la chambre de l'instruction le 7 novembre.



    Saucissonnage pour Servier

    L'autre intervention à contre-emploi du parquet a été révélée hier matin par « Le Canard enchaîné ».

    Ayant appris, grâce au « Figaro », que la rapporteur UMP de la commission sénatoriale d'enquête sur le Mediator avait fait relire et corriger la copie des parlementaires par un proche de Servier, les deux juges en charge du dossier ont naturellement demandé au parquet de les saisir de ces faits imbriqués dans leur dossier.

    Des « saisines supplétives » de ce type sont pratiquées quotidiennement par les parquets de France.



    Sauf quand il s'agit d'une sénatrice UMP et du laboratoire Servier, visiblement. Car le parquet de Paris a préféré ouvrir une enquête préliminaire, sous son contrôle exclusif.

    Donc sous celui du ministère de la Justice.

    Contre les investigations potentiellement explosives, le pouvoir a toujours recours à cette technique dite du « saucissonnage ». Dans le cas du Mediator, il fallait oser.

    "C'était un vrai spéculateur. Un penseur avec une vision d'artiste et le courage d'un guerrier ".


    J. Livermore

  2. #2
    Senior Member Jedi Trader
    Date d'inscription
    June 2003
    Messages
    1 167

    en lien avec l'affaire de Karachi et des sous-marins?

    vu le nombre de collègues,copains ou ce qu'on voudra;de Sarko,mêlés à cette affaire,on peut supposer que c'est pour ça.
    Surtout si il n'est pas réélut.

    Nicolas Bazire entendu par les juges dans l'affaire Karachi - LeMonde.fr

    Affaire Karachi : Thierry Gaubert souponn de "subornation de tmoin" - LeMonde.fr
    Carpe Diem (Le Cercle des poètes disparus)

Discussions similaires

  1. CAC 40 : le NFP pourrait tout bouleverser
    Par DailyFX dans le forum Analyse Technique
    Réponses: 0
    Dernier message: 22/10/2013, 11h12
  2. le nasdaq pourrait corriger
    Par Master@hadi dans le forum Analyse Technique
    Réponses: 2
    Dernier message: 08/09/2005, 17h10
  3. Réponses: 0
    Dernier message: 27/06/2005, 13h04
  4. Terrible nouvelle. Le président intervient.
    Par nemo dans le forum Xenia
    Réponses: 1
    Dernier message: 04/11/2004, 21h13
  5. Le Président et le Galet de Jade!
    Par cinna dans le forum Xenia
    Réponses: 1
    Dernier message: 18/07/2004, 20h21

Règles de messages

  • Vous ne pouvez pas créer de nouvelles discussions
  • Vous ne pouvez pas envoyer des réponses
  • Vous ne pouvez pas envoyer des pièces jointes
  • Vous ne pouvez pas modifier vos messages
  •