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ronin
Jedi Trader

30 01 2006 à 13 : 00
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Ben Bernanke, horizons incertains...
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Ben Bernanke prend la tête de la Fed dans un climat incertain
WASHINGTON - Ben Bernanke, le chef des conseillers économiques de la Maison
blanche, devrait être nommé mardi par le Sénat à la présidence de la Réserve
fédérale en remplacement d'Alan Greenspan dans une conjoncture qui s'annonce
plus difficile.
La croissance économique a fortement ralenti en fin
d'année aux Etats-Unis. Le produit intérieur brut (PIB) n'a augmenté que de
1,1% en rythme annuel au quatrième trimestre, son rythme le plus faible depuis
trois ans, selon la première estimation publiée vendredi. La croissance était
encore de 4,1% au troisième trimestre.
Les taux d'intérêt ont il est vrai fortement
remonté depuis 18 mois sous l'impulsion d'Alan Greenspan, aux commandes de la
politique monétaire des Etats-Unis depuis août 1987. La banque centrale a
relevé 13 fois ses taux directeurs depuis juin 2004 avec pour objectif affiché
d'empêcher une résurgence de l'inflation. Son
principal taux, le taux interbancaire au jour le jour (fed funds), est ainsi
remonté de 1%, son niveau le plus bas depuis 1958, à 4,25%.
La Fed se réunit une nouvelle fois mardi, au dernier jour de la présidence
d'Alan Greenspan. Le marché s'attend à un quatorzième tour de vis monétaire
qui porterait le taux au jour le jour à 4,50%.
Les taux d'intérêt étant désormais remontés à un
niveau plus normal, Ben Bernanke va devoir décider avec les gouverneurs de la
Fed à quel moment arrêter le cycle actuel de relèvement alors que les cours de
l'énergie restent élevés et que les prix de l'immobilier ont beaucoup
monté.
Certains économistes estiment que le ralentissement
de la croissance en fin d'année révélé vendredi garantit que le relèvement de
mardi sera le dernier de la série. D'autres sont sûrs au contraire que
l'économie va se ressaisir et parient sur de nouvelles hausses du coût du
crédit.
"Il y a un an et demi, il était assez évident de prévoir l'orientation des
taux d'intérêt", relève Mark Gertler, président du département de l'économie
de l'université de New York et proche de longue date de Bernanke. "Désormais, ce qui se passera dépendra véritablement des
nouveaux indicateurs qui vont être publiés."
GAGNER LA CONFIANCE DES MARCHES
Pour Martin Baily, de l'Institute for International Economics, qui voit les
risques s'accumuler pour la croissance sur fond d'inflation à la hausse, le premier défi que Bernanke devra relever sera de trouver
"vers où se dirige l'économie à l'instant présent".
Nombre de prévisionnistes et de responsables de la
Fed voient l'avenir économique plutôt en rose, avec une croissance juste assez
ralentie pour empêcher un retour de l'inflation.
Beaucoup d'autres sont nettement moins optimistes.
Certains craignent l'éclatement de la bulle spéculative constituée par la
flambée des prix de l'immobilier résidentiel, qui entraînerait un coup de
frein sur l'ensemble de l'économie. Ils estiment que la Fed devra alors
abaisser ses taux à la fin de l'année.
[color=orange]Le quatorzième président de la Fed
devra peut-être aussi, soulignent certains, s'attaquer à la question des
déficits commerciaux et budgétaire des Etats-Unis et de leur financement qui
ont rendu l'économie américaine très dépendante des capitaux
étrangers.[/color]
D'autres au contraire estiment que l'économie est emportée par son élan, que
seule une hausse du coût du crédit pourra freiner.
Pour l'heure, les responsables de la Fed ont eu la chance de voir leurs
efforts pour contenir l'inflation appuyés par les très importants progrès
effectués par les grandes entreprises américaines en matière de productivité.
"Tant que la croissance de la productivité se maintiendra au rythme actuel, il
(Bernanke) sera en bonne position pour maintenir la stabilité des prix et une
croissance robuste", estime Mark Gertler.
Ben Bernanke aura l'occasion de donner très vite son sentiment sur l'économie.
Le nouveau président de la Fed présentera son rapport semestriel sur la
politique économique et monétaire le 15 février devant une commission du
Sénat.
L'actuel chef des conseillers économiques de George Bush risque alors d'être
soumis à d'intenses pressions de la part des élus, qui feront valoir que le
changement de président à la Fed doit être l'occasion pour celle-ci de cesser
de relever les taux d'intérêt, comme l'a souligné Kevin Hassett, du groupe
d'études conservateur American Enterprise Institute, lors d'un récent forum.
Or, a-t-il ajouté, Bernanke n'a pas la crédibilité que Greenspan a su gagner
au fil des années.
Martin Baily le confirme: Ben Bernanke sait comment régler une crise, mais
manque de la confiance des marchés financiers que Greenspan avait su gagner
avec le temps. N'avait-il pas commencé "en fanfare" avec le krach boursier de
1987 ? _________________ " Nous nous entraînons pendant des milliers d'années, mais la victoire ou la défaite survient en un instant ". Jigoro Kano |
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ronin
Jedi Trader

01 02 2006 à 15 : 58
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Après que la Réserve fédérale a changé de ton dans ses déclarations
accompagnant l'annonce d'un nouveau relèvement des taux d'intérêt mardi, en
indiquant qu'il ne fallait pas exclure de nouvelles hausses des taux, le marché se tourne inévitablement vers les statistiques
américaines, en quête d'indices sur l'évolution de la politique monétaire.
Le marché base de plus en plus ses attentes en
termes de taux d'intérêt sur les statistiques, ce qui pourrait accroître la
volatilité des marchés, indique Ashley Davies d'UBS à Singapour.
L'indice ISM, attendu à 16h00 mercredi, sera l'un
des premiers catalyseurs forts pour le marché, et les chiffres sur les
créations d'emplois salariés hors agriculture aux Etats-Unis vendredi pourrait
être plus surveillés que d'habitude[/color]. _________________ " Nous nous entraînons pendant des milliers d'années, mais la victoire ou la défaite survient en un instant ". Jigoro Kano |
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