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ronin
Jedi Trader

21 03 2006 à 17 : 49
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tour de vis :
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Le tour de vis
Passée, la récente période des excellents résultats des sociétés pour 2005.
En cours, la course à la croissance externe sur les marchés financiers mais
encore devant nous, le comportement de ces derniers face aux hausses de taux
régulières des banques centrales...
Et si la FED ne s'arrêtait pas prochainement dans ses décisions d'une
politique monétaire plus restrictive ?
La BCE devra-t-elle alors également s'engager de façon plus volontariste dans
cette voie ? Possible.
De plus en plus probable même, à la lecture des dernières statistiques
américaines et allemandes :
l'indice IFO est à son plus haut niveau outre-Rhin depuis la réunification et
les indices ISM manufacturier et des services restent au dessus des attendus
aux USA.
Ce qui se traduit dans la sphère de production par un retour à un haut niveau
d'utilisation des capacités de production propice à une inflation de deuxième
tour .
Le " Core CPI " , l'inflation dure, ne rassurera sans doute plus très
longtemps les investisseurs, si l'on observe à la fois une asymptote sur la
productivité et une reprise haussière sur les salaires !
Les banquiers centraux sont en phase avec cette analyse et n'ont aucun doute
sur la tactique des petits pas de hausse de leurs taux directeurs pour les
mois à venir en 2006.
Reste donc la question du niveau, de la vitesse...et des conséquences pour les
actifs financiers.
Dans une conjoncture toujours favorable, l'idée que messieurs BERNANKE et
TRICHET et pourraient pousser le bouchon un petit peu trop loin devient
perceptible :
plus de 5% aux USA et plus de 3% en Europe pour la fin de cette année...
A ce bémol prêt que les décisions de la BCE se font en plus sous contrainte de
change, tant les sous-jacents du dollar sont catastrophiques !
Monter les taux pour éviter la transmission des matières premières aux
salaires, monter les taux pour calmer les marchés immobiliers, monter les taux
pour raréfier la liquidité mondiale, certes !
Mais à l'aune du double déficit US, une crise en 2006 sur le marché des
changes ou sur la dette parait toujours plus plausible.
Il ne faut pas chercher béatement toujours mieux du coté de la micro-économie
en soutien, les marges des entreprises sont à un plus haut historique, leurs
carnets de commandes sont garnis et leurs bilans assainis.
La rentabilité des fonds propres est à un record de 17%.
Une observation plus fine montre cependant la stagnation des free-cash flows,
autrement traduit en :
"les sociétés sont au taquet" !
Les multiples de capitalisation sont cependant encore raisonnables et le
recours aux OPA est donc en parfaite logique stratégique avec ce qui précède,
il ne faut pas s'en émouvoir en tant qu'investisseur.
Attention cependant à ne pas être payé en papier et cher et en haut de cycle,
remember 2000 !
Conscient que ces tours de vis sont là pour faire mal à l'inflation mais
conséquemment à la croissance et aux marges, nous maintenons dans un
environnement devenu plus volatil un biais "Growth" et une diversification
géographique sur l'Asie, dans nos recommandations sur les actions.
Si cette perspective restrictive plus forte se confirmait, alors il faudra
fuir et les obligations et l'immobilier, le temps des réajustements de prix
nécessaires.
Après trois ans de hausse, sans même avoir évoqué la grippe aviaire ou l'Iran,
soyez en convaincus, la bourse n'est pas un long fleuve tranquille ! _________________ " Nous nous entraînons pendant des milliers d'années, mais la victoire ou la défaite survient en un instant ". Jigoro Kano |
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