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ronin
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18 05 2007 à 10 : 45
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Gouvernement :
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PORTRAIT Jouyet, socialiste affectif, européen
convaincu
PARIS, 18 mai (Reuters) -
Ancien directeur de cabinet de Jacques Delors à
Bruxelles, Jean-Pierre Jouyet, un proche de François Hollande, a été nommé
secrétaire d'Etat aux Affaires européennes du gouvernement de François
Fillon.
"Je ne suis pas un socialiste intellectuel. Je l'ai été par amitié", se plaît
à remarquer l'ancien chef de l'Inspection générale des Finances qui avait
signé en mars dernier le manifeste des Gracques - ces hauts fonctionnaires de
gauche appelant à un rapprochement entre le PS et l'UDF.
Nicolas Sarkozy "n'a rien à voir avec la caricature que l'on en fait", se
désole pendant la campagne ce pilier de la "deuxième gauche" qui gravite dans
les hautes sphères de la République depuis plus de trente ans.
La nomination de cet Européen convaincu est de nature à rassurer la Commission
européenne, où il a travaillé quatre ans, et pourrait créer des passerelles
entre la droite et les anciens partisans socialistes du "oui" à la
Constitution européenne, désavoués lors du référendum de mai 2005.
Fils de notaire, Normand d'origine, catholique engagé, Jean-Pierre Jouyet, 54
ans, fait prospérer depuis trois décennies un réseau dont les racines
remontent à la "promotion Voltaire" sortie de l'Ena en 1980.
Il s'y lie à François Hollande et Ségolène Royal, une amitié mise à mal par la
campagne présidentielle, à Michel Sapin, qui deviendra ministre de l'Economie,
ou Frédérique Bredin, ministre mitterrandienne tout en se rapprochant d'une
nuée de futurs grands noms du monde des affaires.
En 1988, le socialiste Roger Fauroux, son premier "père spirituel", le prend
sous son aile au ministère de l'Industrie. Il dirige son cabinet pendant
quatre ans, le temps d'étoffer un peu plus son carnet d'adresses dans les
milieux économiques.
Dix ans plus tard, cet européen convaincu se met au service de Jacques Delors,
son autre mentor, d'abord comme conseiller à Bruxelles puis directeur de
cabinet après le départ de Pascal Lamy.
"J'aime conseiller. Le pouvoir ne m'amuse que modérément", commente-t-il. En
1995, il rentre dans le privé et devient associé au cabinet d'avocats
d'affaires international Jeantet. Alors que Dominique Strauss-Kahn l'appelle à
Bercy en 1997, il opte pour le poste de directeur de cabinet adjoint de Lionel
Jospin.
Celui qui se définit comme un "gaulliste social", seul homme de gauche d'une
famille fidèle au général, prend en charge les dossiers économiques sensibles.
Directeur de l'Inspection générale des Finances, il aurait dû accéder fin juin
au poste de directeur général délégué d'EDF, responsable de l'intégration du
groupe et de l'international. |
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ronin
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18 05 2007 à 10 : 49
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PORTRAIT Eric Besson, le transfuge récompensé
PARIS, 18 mai (Reuters) - Ancien "M. Economie" du
Parti socialiste passé dans l'autre camp en cours de campagne, Eric Besson a
été nommé secrétaire d'Etat chargé de la Prospective et de l'évaluation des
politiques publiques au sein d'un gouvernement de droite.
L'ex-secrétaire national du PS exercera ses fonctions auprès du Premier
ministre François Fillon.
Epilogue d'un des feuilletons les plus mouvementés de la campagne
présidentielle, cette désignation couronne une carrière atypique partagée
entre le privé et la politique, qui a basculé le 21 février 2007.
Après de fortes tensions sur le chiffrage du "pacte présidentiel" de Ségolène
Royal et, explique-t-il, des attaques ad hominem, l'homme au visage poupin
claque la porte du PS.
"Je ne reviendrai jamais", prévient-il. Après ce coup d'éclat, il publie un
livre au vitriol pour régler ses comptes avec la candidate socialiste - "Qui
connaît Mme Royal?" se classe rapidement en tête des ventes d'essais -
officialise son soutien à Nicolas Sarkozy au soir du premier tour et participe
à trois meetings de l'UMP entre les deux tours, concluant son propos d'un
"Forza Nicolas!".
Le 6 mai, Ségolène Royal, battue, téléphone à Nicolas Sarkozy pour le
féliciter, comme le veut la tradition républicaine. Elle glisse dans la
conversation sa colère d'avoir vu l'UMP "récupérer" Eric Besson - qu'elle
surnomme en privé "Judas" - et rappelle à son rival qu'elle avait interdit la
distribution du pamphlet rédigé par le responsable socialiste sur le futur
président intitulé "Un néo-conservateur au passeport français" - un texte
"limite raciste" à ses yeux.
Une manière de mettre en garde son adversaire : elle prendra comme un affront
personnel la nomination à un poste ministériel de celui que Libération a un
temps surnommé le "traître étalon".
Né en 1958 au Maroc d'une mère d'origine libanaise et d'un père
pilote-instructeur dans l'armée de l'air mort trois mois après sa naissance,
Eric Besson arrive en France à 17 ans, fait des études de commerce puis
intègre Sciences-Po Paris.
En 1982, il rate le concours d'entrée à l'Ena. Celui que le "Dictionnaire des
Parlementaires Drômois de 1848 à 2002" décrit comme un "homme susceptible et
un compétiteur extrêmement déterminé" publie le lendemain un encart
publicitaire dans Le Monde pour proposer ses services au secteur privé.
"Je ne crois pas que l'Etat soit le seul à satisfaire l'intérêt général",
proclame-t-il sur un quart de page. Il est embauché chez Renault Véhicules
Industriels avant un bref passage par la presse (Challenges).
Il travaille ensuite pour la fondation Face, qui lutte contre l'exclusion et
est dirigée par Martine Aubry, puis la fondation Vivendi s'occupant de
réinsertion de chômeurs.
Eric Besson, marié et père de trois enfants, est maire de Donzère, un village
de 4.000 habitants dans la Drôme, depuis 1995. En quittant le PS, il a annoncé
qu'il ne se représenterait pas aux élections égislatives sous la bannière
socialiste. |
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ronin
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18 05 2007 à 10 : 52
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PORTRAIT Martin Hirsch, solidaire de gauche
Chantre de l'économie solidaire, Martin Hirsch, 43
ans et le coeur à gauche, a été nommé Haut commissaire aux Solidarités
actives, un concept dont il est l'un des principaux promoteurs en France.
Il participera au conseil des ministres "pour les affaires relevant de ses
attributions", a annoncé l'Elysée. Normalien et énarque, le président d'Emmaüs
France avait conseillé un temps Martine Aubry, future ministre de l'Emploi,
avant de devenir, à la Santé, le directeur de cabinet de Bernard Kouchner, qui
vient de prendre la tête du ministère des Affaires étrangères.
Conseiller d'Etat depuis 2006, Martin Hirsch a dirigé l'Agence française de
sécurité sanitaire des aliments pendant six ans avant de créer une "Agence
nouvelle des solidarités actives", qui expérimente des programmes locaux de
réduction de la pauvreté.
En avril 2006, celui que ses proches décrivent comme un "éclectique
insatiable", avait accepté des mains de Dominique de Villepin une mission sur
la lutte contre l'exclusion, l'un des trois nouveaux chantiers ouverts par le
Premier ministre pour renforcer sa bataille pour l'emploi.
Quelques mois plus tard, Ségolène Royal avait repris à son compte son idée de
créer un revenu de solidarité active pour les travailleurs pauvres afin de
faciliter le retour à l'emploi des Rmistes - une proposition sur laquelle
Nicolas Sarkozy lui avait également demander de travailler.
Dans le blog qu'il tenait depuis cet hiver sur le site internet du Nouvel
Observateur, ce quadra aux petites lunettes fines et au sourire enfantin
refusait de donner une consigne de vote. L'homme -
qui s'est fixé pour slogan "proposer, c'est bien, faire, c'est mieux" -
répète à l'envi qu'il y a "souvent un fossé entre ceux qui décident et ceux
qui subissent".
Il prône une meilleure répartition des tâches entre l'Etat qui "n'a plus
toutes les manettes", les collectivités territoriales et les associations et
veut inverser "la mécanique d'un système qui crée la précarité". Pendant toute
la campagne présidentielle, il a renvoyé dos à dos
les candidats, qu'il accusait de ne pas se préoccuper assez sérieusement des
"travailleurs pauvres".
"Je constate qu'ils ont souvent encore des clichés sur la pauvreté, que la
pauvreté peut passer sous leurs yeux sans qu'ils la décryptent", explique-t-il
en mars dans Le Monde.
Il encourage alors "les faibles à s'organiser en
lobbies comme les puissants" pour ébranler "un système de plus en plus
cloisonné". |
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ronin
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18 05 2007 à 10 : 55
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PORTRAIT Roger Karoutchi, des Hauts-de-Seine au
Parlement
Roger Karoutchi, nommé secrétaire d'Etat chargé des
Relations avec le Parlement, a fait toute sa carrière politique dans les
Hauts-de-Seine, le département dont Nicolas Sarkozy s'est servi comme rampe de
lancement pour accéder aux plus hautes responsabilités de l'Etat.
L'Assemblée nationale n'a pas de secret pour ce sénateur âgé de 55 ans, ancien
chef de cabinet de Philippe Séguin lors de son passage au "perchoir" de 1993 à
1997.
Né le 26 août 1951 au Maroc, cet agrégé d'histoire titulaire d'une maîtrise de
droit a adhéré en 1968 au mouvement gaulliste UDR alors qu'il n'avait que 17
ans.
Roger Karoutchi a d'abord été un proche de Charles Pasqua, élu des
Hauts-de-Seine, qui en fit en janvier 1977 le délégué national adjoint du RPR
chargé des étudiants.
Devenu délégué national à la jeunesse du RPR, il organise en 1983 les
premières universités d'été du mouvement néo-gaulliste.
L'année suivante, il rencontre Philippe Séguin,
qu'il suivra au ministère des Affaires sociales en devenant chargé de mission.
Il participe alors activement, en 1992, à la campagne de son "patron" contre
le traité européen de Maastricht.
Il le suit ensuite au Palais-Bourbon.
Inspecteur général de l'Education nationale, Roger Karoutchi a été conseiller
municipal de Nanterre, toujours dans les Hauts-de-Seine, de 1989 à 1995. En
1992, il est élu conseiller régional d'Ile-de-France, dont il sera
vice-président de 1994 à 1998.
En 1997, il est élu député européen. Deux ans plus tard, le 17 décembre 1999,
il entre au Sénat.
Roger Karoutchi se rapprochera progressivement du président de l'UMP quand ce
dernier accède à la présidence des Hauts-de-Seine.
Il deviendra secrétaire national de l'UMP chargé des fédérations et sera
ensuite l'un des piliers de l'équipe de campagne de Nicolas Sarkozy pour
l'élection présidentielle. |
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ronin
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18 05 2007 à 10 : 57
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PORTRAIT Christine Lagarde, une femme d'affaires en
politique
Christine Lagarde, nommée ministre de l'Agriculture
et de la Pêche dans le gouvernement de François Fillon, est la preuve vivante
qu'une femme d'affaires peut réussir en politique.
Cette fine négociatrice, qui connaît bien les
arcanes de l'Organisation mondiale du Commerce, aura la tâche délicate
de rassurer les agriculteurs français qui redoutent une révision à la baisse
du budget de la Politique agricole commune (PAC).
Totalement inconnue du monde politique il y a deux
ans, la présidente d'un grand cabinet de juristes internationaux a fait ses
preuves comme ministre déléguée au Commerce extérieur.
L'an dernier, le magazine Forbes l'a classée au 30e
rang des femmes les plus puissantes du monde, liste où sa compatriote Anne
Lauvergeon, présidente d'Areva, apparaissait à la huitième place.
Née le 1er janvier 1956 à Paris de parents enseignants, cette grande femme
élégante aux cheveux gris est mariée et mère de deux enfants.
Christine Lagarde est diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris et
possède un diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) de droit social.
Outre une maîtrise d'anglais, elle est diplômée d'une grande école américaine,
la Holton Arms School de Bethesda.
Christine Lagarde a commencé sa carrière d'avocate en 1981 et appartient
depuis 1995 au cabinet Baker et McKenzie de Chicago, qui compte 4.400
collaborateurs dans 35 pays. Depuis 2004, elle est présidente du comité
stratégique mondial de ce cabinet d'avocats internationaux.
Parfaitement bilingue, elle fut l'assistante
parlementaire d'un membre du Congrès américain, William S. Cohen, élu
républicain du Maine.
Avocate à la cour d'appel de Paris, Christine Lagarde pratique la natation, le
tennis et le ski.
Avant son entrée dans les cabinets ministériels, elle partageait son temps
entre Paris et Chicago. Ses nouvelles attributions lui ont fait faire, depuis,
plusieurs fois le tour du monde. |
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ronin
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18 05 2007 à 11 : 00
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PORTRAIT Christine Boutin, une conservatrice au
Logement
Nommée ministre du Logement et de la Ville,
Christine Boutin est proche des milieux catholiques conservateurs et, à ce
titre, prompte à défendre la famille et les plus démunis.
Candidate à l'Elysée en 2002, où elle avait recueilli 1,19% des suffrages
exprimés, la députée UMP des Yvelines s'était désistée cette année en faveur
de Nicolas Sarkozy.
Farouche opposante à la Constitution européenne,
Christine Boutin, 63 ans, est connue du grand public depuis l'hiver 1998 quand
elle s'oppose frontalement au pacte civil de solidarité (Pacs) que la gauche
plurielle de Lionel Jospin souhaite créer pour légaliser la vie en commun de
deux personnes de même sexe.
La députée, alors apparentée UDF, reste des heures à la tribune de l'Assemblée
nationale pour stigmatiser le Pacs. Qualifiée de "pasionaria" par ses
détracteurs, elle n'hésite à brandir une bible dans l'hémicycle.
Quelques jours plus tard, Lionel Jospin la prend
vivement à partie lors d'une séance de questions au gouvernement. En pleurs,
elle reste prostrée sur son banc. Quelques heures plus tard, elle reçoit une
gerbe de fleurs dont on ne sait toujours pas qui l'envoya.
Mariée et mère de trois enfants, née le 6 février 1944 dans l'Indre, Christine
Boutin a été salariée au Crédit agricole avant d'entamer sa carrière politique
en 1977 comme conseillère municipale, puis maire d'Auffargis (Yvelines).
Conseillère municipale de Rambouillet en 1983, elle entre au Parti républicain
(PR) dont elle sera exclue trois ans plus tard, l'année où elle élue député
apparentée UDF de la 10e circonscription des Yvelines. Elle a été depuis
constamment réélue à la députation.
Présidente depuis 1994 de l'Alliance pour les droits
de la vie, proche du Vatican, elle milite ardemment contre l'interruption
volontaire de grossesse, contre la peine de mort, pour la protection de la
famille traditionnelle et pour de meilleures conditions de vie dans les
prisons.
A l'automne 2004, elle est nommée vice-présidente de la mission d'information
sur l'accompagnement de la fin de vie créée après la mort du jeune
tétraplégique Vincent Humbert.
Elle est l'auteur de nombreux rapports
parlementaires et ouvrages intitulés "Pour la défense de la vie", "l'Embryon
citoyen" ou bien encore "Les larmes de la République". |
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ronin
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18 05 2007 à 11 : 02
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PORTRAIT Christine Albanel, "la plume de Chirac" à la
Culture
Christine Albanel, 51 ans, agrégée de lettres,
ancienne "plume" de Jacques Chirac et présidente du château de Versailles, se
voit confier un ministère pour la première fois, celui de la Communication et
de la Culture.
Elle sera en outre la porte-parole du gouvernement.
A la tête depuis cinq ans de l'établissement gérant l'ancienne demeure du Roi
Soleil, cette intellectuelle agrégée de lettres modernes s'est presque
transformée en femme d'affaires.
"Il ne faut pas s'y tromper, le château de Versailles est une PME, il est
entré dans une logique d'entreprise et, de fait, dans une obligation de
résultat", déclarait-elle récemment dans les colonnes de L'Express.
Son franc-parler et son audace ont parfois fait
jaser. L'an dernier, elle a provoqué une polémique en organisant une
exposition de robes du couturier Christian Lacroix à l'intérieur de la
chapelle de Versailles, contre l'avis de la municipalité et de l'évêque de la
ville.
Auteur des discours de Jacques Chirac depuis
l'époque où ce dernier était maire de Paris, elle n'a pas fait l'Ena - un bon
point aux yeux de Nicolas Sarkozy, qui n'est pas non plus passé par cette
case, pas plus que le Premier ministre, François Fillon.
Née le 25 juin 1955 à Toulouse, Christine Albanel a commencé sa carrière comme
chargée de mission au secrétariat général de la présidence de la République de
1979 à 1981.
En 1982, elle fait une courte apparition comme enseignante au lycée de
Luzarches, dans le Val-d'Oise.
Elle occupera ensuite pendant quatre ans les fonctions de chargée de mission
auprès du directeur général de l'information et de la communication de la
Ville de Paris.
Elle rejoint le cabinet du Premier ministre Jacques Chirac en 1986. Lorsque
celui-ci accédera à l'Elysée, Christine Albanel le conseillera en matière de
culture et d'éducation.
Divorcée, la nouvelle ministre de la Culture a un fils, Antoine. |
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ronin
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18 05 2007 à 11 : 04
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PORTRAIT Roselyne Bachelot, une fidèle haute en
couleurs
Avec Roselyne Bachelot, nommée ministre de de la
Santé, de la Jeunesse et des Sports, c'est une personnalité détonnante qui
revient au gouvernement.
Célèbre pour son franc-parler, l'ancienne ministre
de l'Environnement sous le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin est l'une des
personnalités de droite les plus souvent invitées sur les plateaux de
télévision.
C'est en 1995 que Roselyne Bachelot entre sur le devant de la scène
chiraquienne durant la campagne électorale, en tant que porte-parole du
président-candidat.
Aujourd'hui âgée de 61 ans, Roselyne Bachelot a baigné dans le gaullisme dès
l'enfance, une enfance bourgeoise dans la douceur angevine. Son père Pierre
Narquin, ancien résistant et ancien élu gaulliste de Maine-et-Loire, a veillé
sur sa carrière et son ascension politique.
Rêvant un temps de devenir professeur de latin, elle a finalement opté pour
des études de médecine - ses parents étaient chirurgiens-dentistes - qui l'ont
amenée à exercer la profession de pharmacienne.
Elle épouse Jacques Bachelot, dont elle aura un fils, Pierre, qui la seconde
aujourd'hui dans ses activités parlementaires en s'occupant notamment de son
site internet.
A 30 ans, Roselyne Bachelot - Bachelot-Narquin depuis son divorce - se lance
dans la politique.
Elle est élue conseillère générale du Maine-et-Loire en 1982 et passe en juin
1988 à la vitesse supérieure avec la complicité de son père, qui favorise son
élection dans son fief, la première circonscription du Maine-et-Loire. Elle y
sera toujours réélue dépuis.
Roselyne Bachelot découvre l'Assemblée nationale, un
"temple du machisme" où elle n'aura de cesse de lutter pour la parité
hommes-femmes. Elle se retrouve aujourd'hui membre d'un gouvernement Fillon
qui compte sept femmes sur 15.
Entrée au RPR dès sa fondation en 1976, Roselyne Bachelot a été successivement
secrétaire générale adjointe du mouvement, déléguée générale à la condition
féminine, à l'emploi et à la lutte contre l'exclusion, puis secrétaire
générale à l'emploi.
Elle a bataillé au Palais-Bourbon contre les 35 heures, les emplois-jeunes.
Vice-présidente du Conseil général des Pays-de-Loire, aux côtés de François
Fillon, elle préside depuis 1998 la commission d'aménagement du territoire.
Cette femme qui aime à s'habiller en rose, sa
couleur fétiche, n'a pas hésité à s'aliéner ses collègues du RPR en 1999 en
votant seule avec la gauche l'instauration du Pacte civil de solidarité
(Pacs). |
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ronin
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18 05 2007 à 11 : 06
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PORTRAIT Valérie Pécresse, un espoir du sérail
élyséen
Ex-conseillère de Jacques Chirac devenue
porte-parole de l'UMP, Valérie Pécresse voit sa fidélité et sa compétences
récompensées par le portefeuille de l'Enseignement supérieur et de la
Recherche.
A presque 40 ans, elle est l'une des sept femmes nommées au sein du
gouvernement de François Fillon.
Le visage et la voix de la souriante députée des Yvelines, qui assurait
notamment les points de presse hebdomadaires de l'UMP, sont connus du grand
public, qui a vu à la télévision celle que certains ont surnommé la "Ségolène
de droite".
Entrée en politique à la faveur des élections législatives du 16 juin 2002,
date à laquelle elle a été élue député UMP de la 2e circonscription des
Yvelines, Valérie Pécresse a longtemps oeuvré dans l'ombre aux côtés de
Jacques chirac à l'Elysée, où elle a été chargée des nouvelles technologies
puis des études et prospectives.
Elle avait ainsi initié l'ancien chef de l'Etat à
internet et tenté de cerner les préoccupations des Français pour le théoricien
de la "fracture sociale".
Maître des requêtes au Conseil d'Etat, elle avait intégré un "sérail" en quête
de féminisation et de rajeunissement au printemps 1998, un an après l'échec de
la dissolution.
Médecin, le grand-père maternel de Valérie Pécresse a soigné pendant des
années la fille aînée de Jacques Chirac, Laurence. L'ancien maire d'Ussel
Henri Belcour, qui fut un temps le suppléant du chef de l'Etat en Corrèze, est
en outre de la famille du mari de Valérie Pécresse, Jérôme.
Bachelière à 16 ans, énarque, Valérie Pécresse est diplômée d'HEC. Cette mère
de trois enfants est née le 14 juillet 1967 à Neuilly-sur-Seine, ce qui lui a
valu de fêter quelques anniversaires lors des garden-parties de l'Elysée. |
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ronin
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18 05 2007 à 11 : 08
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PORTRAIT Xavier Darcos, un homme de lettres à
l'Education
Xavier Darcos a été nommé ministre de l'Education
nationale du gouvernement de François Fillon, succédant à Gilles de Robien, un
dossier que cet agrégé de lettres connaît bien.
Ministre de 2002 à 2005 dans deux gouvernements de Jean-Pierre Raffarin, le
maire de Périgueux (Dordogne) avait été aussi ulcéré que François Fillon
d'être évincé de l'équipe de Dominique de Villepin.
Né il y a 59 ans à Limoges (Haute-Vienne) d'une famille originaire du
Sud-Ouest par son père, Xavier Darcos a fait de longues études. Agrégé de
Lettres classiques, titulaire de doctorats en études latines et en lettres et
sciences humaines, il commence sa carrière comme professeur dans les classes
préparatoires aux grandes écoles.
En 1992, il est nommé inspecteur général de l'Education nationale et embrasse,
un an plus tard, la carrière politique.
D'avril 1993 à avril 1995, il occupe les fonctions de conseiller puis de
directeur de cabinet de François Bayrou, alors ministre de l'Education
nationale. Il conseillera ensuite le Premier ministre Alain Juppé sur les
questions d'éducation.
En 2002, Xavier Darcos est nommé ministre délégué à l'Enseignement scolaire
dans l'équipe de Jean-Pierre Raffarin. Il sera transféré deux ans plus tard à
la Coopération, au Développement et à la Francophonie.
Non reconduit en 2005, il retrouve sa mairie de Périgueux, ville de 32.000
habitants, et sera nommé parallèlement représentant permanent de la France
auprès de l'Organisation de coopération et de développement économiques
(OCDE).
Membre du bureau politique de l'UMP, il est le chef de l'opposition au Conseil
régional d'Aquitaine depuis mars 2004.
Passionné de musique, Xavier Darcos est l'auteur de
plusieurs livres, dont une Histoire de la littérature française, une
biographie de Mérimée et des ouvrages sur l'école, dont "L'art d'apprendre à
ignorer".
Veuf remarié, il est père de trois enfants |
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ronin
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18 05 2007 à 11 : 12
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PORTRAIT Rachida Dati, de la cité au ministère de la
Justice
Issue de l'immigration, devenue magistrate et
aujourd'hui ministre de la Justice, Rachida Dati est née il y a 41 ans dans
une cité de Chalon-sur-Saône où elle a été élevée modestement avec ses onze
frères et soeurs.
Révélation de la campagne électorale de Nicolas
Sarkozy, dont elle fut la porte-parole aux côtés de Xavier Bertrand, elle a
conseillé le nouveau chef de l'Etat en matière d'immigration.
Cette jeune femme brune pleine d'énergie, qui
revendique une sensibilité plutôt à gauche, a organisé la plupart des
déplacements de Nicolas Sarkozy dans les quartiers sensibles.
Elle a notamment intercédé pour permettre au candidat de l'UMP, persona non
grata dans de nombreuses cités depuis les affaires de la "racaille" et du
"Kärcher", de débattre avec des jeunes dans une zone populaire de Meaux, le 13
mars.
Née le 27 novembre 1965 à Saint-Rémy (Saône-et-Loire) de parents maghrébins -
père marocain, ouvrier, mère algérienne, femme au foyer -, Rachida Dati
incarne un exemple d'ascension sociale.
Scolarisée dans un lycée privé catholique, elle effectue avec succès des
études universitaires et est titulaire de deux maîtrises, en sciences
économiques et en droit public.
Très jeune, Rachida Dati doit travailler. A 14 ans,
elle fait du porte-à-porte pour vendre des produits cosmétiques. A 16, elle
est aide-soignante de nuit dans une clinique privée.
Elle y dévore les magazines trouvés dans les salles d'attente et s'en inspire
pour forger ses premières ambitions. La jeune "beurette" est fascinée par
certaines personnalités croisées dans la presse, à qui elle écrit parfois.
A 20 ans, c'est le tournant. Lors d'une réception, elle aborde Albin
Chalandon, alors ministre de la Justice, et lui présente ses projets
professionnels. Séduit, le ministre décide de l'aider à lancer sa carrière.
Rachida Dati apprend vite et multiplie les
rencontres, de Simone Veil à Jacques Attali, en passant par Jean-Luc Lagardère
et Nicolas Sarkozy.
Tout en poursuivant un Deug de sciences
économiques, elle travaille comme comptable chez Elf (1987-90).
Après une rencontre avec Jean-Luc Lagardère, elle entre à la direction de
l'audit de Matra communication (1990-93). Elle passe ensuite un an à Londres à
la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd). De
1994 à 1995, elle est contrôleur de gestion et secrétaire générale du bureau
d'études sur le développement urbain à la Lyonnaise des eaux.
De 1994 à 1997, elle est conseiller technique à la direction juridique du
ministère de l'Education nationale.
Sur les conseils de Simone Veil, elle s'oriente vers
une carrière de droit et entre en 1997 à l'Ecole nationale de la magistrature.
Devenue auditeur de justice au tribunal de grande instance de Bobigny, Rachida
Dati occupe les postes de juge à la cour d'appel d'Amiens et de substitut du
procureur au tribunal d'Evry.
En 2002, elle devient conseillère chargée de l'immigration de Nicolas Sarkozy,
pour qui elle travaille sur le projet de loi sur la prévention de la
délinquance. En décembre 2006, elle s'inscrit à l'UMP. Un mois plus tard, elle
est nommée porte-parole de la campagne du futur président. |
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ronin
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18 05 2007 à 11 : 14
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PORTRAIT Eric Woerth, le trésorier de l'UMP aux
Comptes publics
Eric Woerth, 51 ans, ancien trésorier de l'UMP,
confirme son statut de gestionnaire en devenant ministre du Budget, des
Comptes publics et de la Fonction publique du gouvernement de François Fillon.
C'est la première fois que ce fils de médecin accède à un poste de ministre à
part entière. Il avait été secrétaire d'Etat à la réforme de l'Etat du
troisième gouvernement Raffarin.
"Juppéo-chiraquien" autoproclamé, Eric Woerth s'est rapproché de Nicolas
Sarkozy après son accession au poste de trésorier national du parti du futur
président, en 2002.
Homme de confiance du président de l'UMP, qui
n'aimait pas entendre parler d'argent pendant la campagne, il devait notamment
assurer les négociations financières, faire appel aux donateurs et rappeler
aux parlementaires qu'ils doivent verser à l'UMP une partie de leur indemnité.
Ancien directeur financier et administratif du RPR à partir de 1993 et
ex-conseiller parlementaire à Matignon d'Alain Juppé après 1995, Eric Woerth
est un intime de l'ancien Premier ministre, lui aussi membre du gouvernement
au poste de XXXXX.
Un inconditionnel de Jacques Chirac, aussi. En
2002, il fonde le Club de la Boussole, qui rassemble une quarantaine de
députés UMP "réformistes" ayant juré fidélité à l'ancien président, à
Jean-Pierre Raffarin, puis à Dominique de Villepin.
Né à Creil, Eric Woerth est maire de Chantilly depuis 1995 et député de l'Oise
depuis 2001. Diplômé de HEC et de Sciences-Po Paris, il a fait carrière dans
le conseil en marge de son parcours politique, chez Arthur Andersen et
Pechiney notamment.
Homme de chiffres, Eric Woerth a aussi le souci de la pédagogie. Lorsqu'il
était secrétaire d'État, il a fait publier un livre intitulé "Le Petit
Décodeur", guide en 3.000 mots du jargon administratif destiné aux usagers et
aux fonctionnaires.
"Améliorer la compréhension de l'État, c'est
l'ouvrir aux citoyens", avait-il alors expliqué.
Ce passionné d'alpinisme, père de deux enfants, aime aussi écrire. Il a
récemment publié un essai sur le duc d'Aumale, richissime prince
collectionneur qui fit entrer des pièces exceptionnelles au château de
Chantilly. |
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ronin
Jedi Trader

18 05 2007 à 11 : 17
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PORTRAIT Xavier Bertrand, de la Santé au Travail
Artisan de la réforme de l'assurance-maladie, ancien
protégé d'Alain Juppé et ex-ministre de la Santé, Xavier Bertrand est le
nouveau ministre du Travail, de la Cohésion sociale et de la Solidarité.
A 42 ans, la désignation de ce réputé chiraquien
comme porte-parole du candidat de l'UMP pour la campagne présidentielle avait
surpris les "sarkozystes historiques" et suscité quelques aigreurs.
"C'est un homme de terrain, une nouvelle génération
de parlementaires qui s'est fait remarquer très vite sur des dossiers
difficiles. Il a fait ses preuves en tant que jeune ministre et a un vrai sens
du contact", avait alors fait valoir un membre de l'équipe de campagne du
futur président.
De fait, Xavier Bertrand a rapidement endossé son nouveau costume et est
devenu une sorte de symbole du rassemblement de l'UMP derrière son candidat.
Après avoir été le "M. Retraites" de l'UMP, il avait
gagné ses galons de ministre de la Santé du gouvernement de Dominique de
Villepin en pilotant, dans l'ombre, l'élaboration de la périlleuse réforme de
l'assurance-maladie du dernier gouvernement de Jean-Pierre Raffarin.
Lors du débat parlementaire sur cette réforme, Xavier
Bertrand a parfois éclipsé son ministre de tutelle, Philippe Douste-Blazy, par
sa maîtrise du sujet, sa pédagogie et la clarté de ses exposés sur un sujet
complexe.
Cet homme au physique rond et au verbe maîtrisé a la réputation d'être
méthodique, discret et déterminé.
Comme secrétaire d'Etat à l'assurance-maladie ou ministre de la Santé, il
s'est maintes fois trouvé en première ligne face aux professionnels de santé
et aux syndicats. Il a dû également faire face à plusieurs crises sanitaires -
le chikungunya à La Réunion et la grippe aviaire.
Pourtant, s'il a réussi à imposer l'interdiction de fumer dans les lieux
publics, son bilan au ministère de la Santé reste mitigé.
En mars, il a annoncé que le déficit de la Sécurité
sociale a pu être réduit de 25% depuis 2004. Toutefois, l'objectif initial
d'un retour à l'équilibre de la branche maladie en 2007 ne sera pas atteint et
la mise en place du dossier médical personnel informatisé a pris du retard.
Entré au RPR à 16 ans, Xavier Bertrand était à peine trentenaire lorsqu'il a
pris la direction de la fédération du parti dans l'Aisne, en 1998. Elu député
de l'Aisne en 2002, il est maire-adjoint de Saint-Quentin.
Né le 21 mars 1965, il est titulaire d'une maîtrise de droit public et diplômé
d'études supérieures spécialisées (DESS) d'administration locale. Il est marié
et père de trois enfants. |
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ronin
Jedi Trader

18 05 2007 à 11 : 20
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PORTRAIT Dominique Bussereau, de l'Agriculture aux
Transports
- Après trois ans passés au ministère de
l'Agriculture, Dominique Bussereau, 54 ans, devient secrétaire d'Etat aux
Transports du gouvernement de François Fillon.
Il retrouve un poste qu'il avait occupé en mai 2002 dans le premier
gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, dont il est un ami.
Nommé secrétaire d'Etat au Budget et à la réforme budgétaire au sein de
Raffarin III, il est promu ministre de l'Agriculture le 29 novembre 2004, en
remplacement d'Hervé Gaymard parti à Bercy.
Giscardien converti au chiraquisme, cet homme tout
en rondeurs a d'abord suscité la méfiance des paysans qui le percevaient
davantage comme "un homme politique qu'un homme de dossiers". Il a réussi à se
faire apprécier en évitant toute crise majeure et en gérant des dossiers
sensibles comme celui de l'épidémie de grippe aviaire.
"Il faudra que les futurs présidents de la
République s'occupent beaucoup du monde agricole parce que le monde agricole
français a toujours eu un lien très important avec son président",
déclarait-il le 3 mars dernier lors de la visite du salon de l'Agriculture aux
côtés de Jacques Chirac.
Né le 13 juillet 1952 à Tours (Indre-et-Loire), Dominique Bussereau a occupé
diverses fonctions dans des cabinets ministériels dans les années 70, auprès
de Michel Poniatowski, Jean-Pierre Soisson ou Christian Bonnet.
Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, il a travaillé comme
attaché à la direction commerciale de la SNCF en 1982-1983 avant de devenir
directeur des relations extérieures du groupe Ecole supérieure de commerce de
Paris (ESCP).
En mars 1986, il est élu député UDF-PR de Charente-Maritime. Battu en 1988, il
sera réélu en 1993 et en 1997. Maire de Saint-Georges-de-Didonne en 1983, il
en est aujourd'hui conseiller municipal.
Au Palais-Bourbon, Dominique Bussereau entretenait
de bonnes relations avec ses collègues de tous bords.
Il y a créé avec une poignée de députés un club de "tintinophiles". Marié,
père de deux enfants, il est intarissable sur les faits et gestes du
personnage de bande dessinée créé en 1929 par Hergé. |
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ronin
Jedi Trader

18 05 2007 à 11 : 25
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PORTRAIT Alliot-Marie, l'ex-soldat de Chirac enlève
l'Intérieur
Détentrice de nombreux "brevets de chiraquisme",
Michèle Alliot-Marie, nommée ministre de l'Intérieur et de l'Outre-Mer du
gouvernement de François Fillon, voit sa pugnacité récompensée après un
parcours sans faute de trois années à la Défense.
Cette femme de tête, qui a un temps visé Matignon, enlève le ministère dont
Nicolas Sarkozy fit son tremplin pour accéder à l'Elysée.
Née le 10 septembre 1946 à Villeneuve-le-Roi, près de Paris, Michèle
Alliot-Marie a fait des études de droit et de sciences politiques, agrémentées
d'une maîtrise d'ethnologie.
"Dotée d'un appétit faramineux", disait d'elle
Françoise Giroud, "courageuse et compétente", selon la socialiste Elisabeth
Guigou, "politique jusqu'au bout des ongles", pour l'un de ses collaborateurs,
Michèle Alliot-Marie a goûté aux joutes politiques lors des campagnes
électorales de son père.
Bernard Marie, ex-député-maire de Biarritz, premier Français à arbitrer un
match du tournoi des Cinq Nations de rugby, lui a inoculé le virus du ballon
ovale et un sens de l'humour à toute épreuve.
Dans les années 70, elle participe à plusieurs cabinets ministériels,
notamment aux côtés d'Edgar Faure aux Affaires sociales et de Bernard Stasi
aux DOM-TOM. Entre 1993 et 1995, elle est ministre de la Jeunesse et des
Sports dans le gouvernement d'Edouard Balladur.
Lors de la présidentielle de 1995, elle refuse de
prendre parti dans le duel entre Jacques Chirac et son Premier ministre. La
même année, elle est élue maire de Saint-Jean-de-Luz, dont elle est toujours
première adjointe et où elle se rend un week-end sur deux.
En 2002, elle brigue le quai d'Orsay et se retrouve à la tête du ministère de
la Défense, une première pour une femme.
En "bon petit soldat" de la Chiraquie, "MAM" a
fidèlement mis en oeuvre la feuille de route du chef de l'Etat, poursuivant la
transformation des armées après la fin de la conscription et gérant quelques
dossiers chauds comme la restructuration de Giat Industries ou les retraites
militaires.
En retour, elle a bénéficié d'un soutien sans faille de Jacques Chirac,
notamment quand Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Economie à la recherche
d'économies budgétaires, voulait s'attaquer à la loi de programmation
militaire.
Après avoir laissé entendre qu'elle souhaitait
briguer elle aussi l'investiture de l'UMP - plusieurs débats avec Nicolas
Sarkozy ont même été organisés fin 2006 -, elle jette l'éponge et soutient à
100% le président de l'UMP.
Elle sera l'une des premières à rejoindre Nicolas Sarkozy sur scène pour la
photo de famille lors de la cérémonie d'investiture du candidat, le 14 janvier
porte de Versailles.
A la ville, Michèle Alliot-Marie est la compagne de Patrick Ollier, ancien
député UMP des Hauts-de-Seine devenu président de l'Assemblée nationale au
départ de Jean-Louis Debré. |
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