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 Accueil >> Xenia Ambiance sur le PIT :

ronin

Jedi Trader



Message30 01 2008 à 11 : 38

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Ambiance sur le PIT :
 
Répondre en citant
Pour les anciens, ambiance sur le pit 13:28 07/02/07
Extrait de

Jean-Pierre Hassoun, chercheur au CNRS (Laboratoire d’anthropologie urbaine). .



« On l’appelle Flicard. Il est fils de flic. Mais avec des rapports amicaux. Y’a jamais rien de péjoratif dans tous ces surnoms. C’est de la chambrette avec le sourire. À la rigueur c’est une façon de se mettre la pression pour rester… rester dans le marché »




Le 20 février 1986, plus d’un an avant que le marché des actions ne soit complètement informatisé et que ne disparaisse, le 14 juillet 1987, la fameuse Corbeille qui occupait les parquets du rez-de-chaussée du palais Brongniart, se tenait, dans une modeste salle du troisième étage de ce même palais, la première séance de négociation « à la criée » d’un marché dénommé « Notionnel » [1].



Pour la première fois en France un « produit dérivé » [2] était « lancé » sur le marché financier.

Très vite, ce marché, et d’autres de même type (le Pibor [3], le Cac 40 Future [4] et le Monep [5]), occupaient l’ensemble des locaux du palais de la Bourse tandis que le marché des actions à travers lequel la Bourse avait existé pendant cent cinquante ans [6] s’atomisait dans les locaux d’une cinquantaine de sociétés de Bourse connectées à un réseau informatique permettant la dématérialisation des actions, la dépersonnalisation des relations marchandes et l’extension du temps de négociation [7].





Le cri et le contact


La proximité sonore est perceptible tant par le ton élevé de la voix que par le cri ou le hurlement comme mode d’adresse dans les interactions fonctionnelles [29].


Elle se conjugue avec une proximité corporelle observée autour du pit où le contact physique n’est pas socialement prohibé ou évité comme il l’est dans la majorité des activités de service.


Les hommes, debout autour du pit pendant la journée durant, ont tendance, surtout au sein d’une même équipe, à s’appuyer les uns sur les autres, à se toucher les bras, à se tenir par les épaules, à faire « claquer » la face interne de leur main en signe de complicité, à se cogner par inadvertance, à se donner l’accolade ou à simuler des bagarres « pour rire ».



Avec les membres d’autres équipes de négociation ou avec les Nip, les contacts physiques sont moins réguliers ; cependant, quand la tension monte à la suite d’une « nouvelle » ou d’un « chiffre qui tombe » [30] le pit devient une mêlée où, pour l’emporter et trouver des contreparties, personne n’hésite à hurler, à bousculer les autres ou à s’appuyer sur eux pour sauter et « se faire remarquer ».






La vanne et le surnom

La proximité dans l’adresse, qui nous intéresse plus particulièrement ici, se fait d’abord remarquer par la pratique généralisée de relations à plaisanterie désignées par deux termes locaux : « la vanne » ou « la chambrette » [31] qui désignent tout aussi bien des blagues anodines et régulières portant généralement sur le caractère et le physique que des « attaques » verbales plus violentes.

En fonction de leur intensité et de leur contexte ces relations à plaisanterie n’ont pas les mêmes effets. On peut distinguer trois ou quatre types de « vanne ».



1. « Moi, je venais du Club Méditerranée où c’était ambiance vacances, relations bon… et là, je suis arrivé dans un milieu où les gens s’apostrophaient, se hurlaient dessus, s’insultaient…

Même quand ils se parlaient entre eux, entre amis, c’était : “Alors, ça va trou du cul ?”.

Moi, j’entendais ça… Je disais : “Pourquoi tu parles comme ça ?”


Je ne comprenais pas et j’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans ce système.


C’est vrai qu’une fois qu’on y est, avec le recul, on se dit : “Ben ouais !

j’étais un peu décalé.” Ça me choquait ! Vraiment, je comprenais pas pourquoi les gens se parlaient comme ça, alors que pour moi, ça devait être beaucoup plus facile de se parler normalement, comme des gentlemen.


Le milieu de la Bourse, aussi, pour moi, ça représentait un peu des gens en… machin, qui se respectent quoi. C’était un manque de respect, je trouve. C’est d’ailleurs un manque de respect. Mais comme c’est dans les normes… » (négociateur puis Nip).




2. « Dans le fait de vanner les autres…

il y a cet esprit d’humiliation qui entre en ligne de compte. Humilier l’adversaire devant les autres […] ça donne une assise au personnage, ça lui donne du charisme […]

On sait que tel adhérent de telle boîte […] lui a rivé son caquet.

Beaucoup de types marchent sur les autres pour se faire une personnalité, pour se faire un nom. Les types ont besoin de se faire un nom […]

Ça vous permet ensuite, dans votre travail, de faire tourner les regards vers vous.

C’est-à-dire que, quand vous élevez la voix, les regards se tournent vers vous.

Quand vous élevez la voix, on sait qui vous êtes.


Parce que vous avez humilié untel, parce que vous avez insulté untel, on sait que vous êtes là, que vous avez une présence, donc les gens travaillent avec vous.

Il faut avoir les gens dans sa botte, pour travailler.

Il faut que les gens vous respectent.

À partir du moment où les gens vous respectent, quand vous arrivez avec vos lots et que vous dites :

“j’ai et je prends, je suis là”, les gens sont vernis, ils savent qui vous êtes. C’est-à-dire que si vous travaillez pas avec eux, vous vous exposez au risque, vous aussi, de vous faire humilier en public ou de vous discréditer aux yeux des autres, alors que ce type, lui, a un nom.

C’est ce qu’on appelle les cadors ou les figures » (ancien « chef négo » devenu Nip).




3. « La chambrette […] c’est une façon de se mettre la pression pour rester dans le marché […].

Par exemple […] un boxeman a un ordre de vente de 50… et puis il balance une quantité de 5 parce qu’il vient de se gourer.

Il se rend compte de sa bêtise et il dit tient 45 de mieux parce qu’il faut faire 50.

Si le flasheur se rend compte qu’il s’est gouré en balançant l’ordre, il va lui balancer un petit mot en disant quelque chose dans le genre :


“va t’acheter une main ou va t’acheter des doigts ou…”, vous voyez.


En fait, c’est une façon de dire à l’autre : “tiens ! t’a fait une erreur”.


Parce que nous en fait, ce que veulent nos patrons c’est en fait qu’on soit à plus de 90 % de nos capacités.

Pour que la machine elle tourne et qu’on ait jamais de problème, il faut qu’on soit toujours apte à ce qu’il se passe n’importe quoi, même quand il se passe rien, que le marché est mort et qu’on a envie d’aller jouer aux cartes ou… non faut quand même qu’on reste sous pression donc, la chambrette c’est aussi pour nous une façon de rester sous pression » (négociateur).



4. « La vanne c’est une manière de mobiliser les esprits. Ça mobilise et ça démobilise. Quelqu’un qui a fait une connerie, le chambrer, ça permettra peut-être qu’il fasse plus attention mais c’est aussi un moyen d’évacuer la pression » (négociateur).



En restant de longs moments à la cafétéria, séparée des parquets par un couloir et une salle de repos, j’ai vite entendu des gens s’interpeller par des surnoms sans pour autant que ce mode d’appellation soit systématiquement utilisé. Un des premiers surnoms entendu a été :


Le Chat. J’ai demandé : « Pourquoi Le Chat ? ».

On m’a répondu : « Il est filou comme un chat. »

On m’a dit également : « Il est très rapide, toujours à l’affût. Sur le marché il retombe toujours sur ses pieds… »






Comme tous les autres surnommés, Le Chat connaissait son surnom ; lors d’un entretien approfondi, je découvrais une trajectoire qui n’était pas atypique dans ce lieu.



Dans la famille du Chat personne n’était dans la finance. Lui-même était originaire d’Aubervilliers. Sa mère ne travaillait pas, son père était à la retraite mais avait été ouvrier-tourneur, puis était devenu chef d’équipe et avait terminé sa carrière professionnelle comme chef de vente.


Après un bac sciences économiques et sociales, il avait commencé un Institut universitaire et technologique (IUT), s’était fait « lourdé », puis s’était engagé dans des études d’administration économiques et sociales jusqu’à la maîtrise.

Après quelques missions d’intérim en banque il avait été joueur de foot au Red Star (deuxième division), puis dans un club de quatrième division, et était rentré en Bourse en 1989 par l’intermédiaire d’un Nip qui s’occupait de l’Association sportive de la Bourse.



Il avait commencé comme fichiste à 5 000 francs par mois, puis était passé flasheur à 12 000 francs, et, très vite, était devenu un négociateur renommé avec un revenu annuel (salaire et bonus) atteignant près d’un million et demi de francs.


En 1995, il était passé Nip et était devenu une « figure » du parquet avec des revenus supérieurs à ceux qu’il percevait comme négociateur [33].




« C’est Neneuil… Un mec qui bosse sur le Pibor. Il se la joue très “cité”.

Il vient des cités de M… Il est assez… on peut dire “racaille”… Des fois il a un peu le choux. Il se prend un peu au sérieux, il oublie un peu d’où il vient. C’est un peu dommage… »




« Lui c’est le fameux Voleur de poules… Sur le marché, il suit les gros Nip. »


« C’est le fameux D… Il était venu avec des chaussures, j’appelle ça des chaussures Zodiac avec des grosses semelles comme c’est la mode… alors je l’avais chauffé là-dessus… »


« C’est notre Jésus. Il est blond, une coupe au carré, toujours mal rasé, il est tout maigre alors on dirait Jésus… »



« C’est le fichiste… On se demande à quoi il marche. Il est complètement allumé. Mais il se drogue pas. Il est allumé de naissance. “Avec Max no problem”, parce qu’on lui demande quelque chose, il se démerde pour l’avoir, toujours.

C’est un peu notre homme à tout faire… mais c’est pas péjoratif dans le sens négatif de la chose… »





Dans les premiers temps de mes observations, j’ai également entendu un Nip – connu de tous – être appelé : Le Beauf.


« Pourquoi Le Beauf ? ai-je demandé.

– C’est lui qui a fait rentrer son beau-frère sur le marché.

– Et le beau-frère comment on l’appelle ?

– Le Beauf… puisque c’est son beau-frère qui l’a fait rentrer sur le marché, mais on l’appelle aussi Ouin Ouin comme le héros d’un dessin animé qui s’exprime pas bien, comme lui, il a eu un bec de lièvre…

[Effectivement Le Beauf avait encore la cicatrice d’un bec de lièvre qui provoquait chez lui un léger défaut d’élocution.]




– Mais le Beauf, le premier, il a un autre surnom ?

– Oui on l’appelle aussi Les Barreaux.

– Pourquoi Les Barreaux ?

– Parce que dans notre jargon un barreau est égal à 100 lignes [34] et lui c’est un gros Nip, il achète et il vend par 100 lignes. »




« Très vite, j’étais reconnu comme numéro deux du marché, parce que… bon ! il y a Le Chinois qui était numéro un et indétrônable.

Même moi, je reconnais…


Il était un cran au-dessus de moi.

Donc moi, quelque part, mon objectif, je l’avais atteint. Parce que je pensais que Le Chinois était indétrônable, donc mon objectif était atteint quoi.

J’avais fait ce que j’avais à faire. Et donc, j’avais été au bout de ce que je voulais faire » (négociateur puis Nip).




« Les 600 000 lots, c’est moi qui les traite, c’est pour ça que je dis tout seul. Bien sûr qu’il y a l’équipe derrière, mais je te parle en tant que commis je fais 600 000 lots tout seul.

Pas de “colle” [perte], et je leur gagne 2 000 tics en spielant [44] dans le mois. Sur le pit, j’étais pris pour un bon dieu…


En tant que commis, en tant que négociation pure. Rapidité, exécution des ordres, capacité d’ingurgiter les ordres…

C’est ça que je veux dire… » (Un négociateur devenu Nip qui lui-même a trois surnoms : Moustache, Beau Gosse, Rico).



Je viens d’entendre J. être appelé « Pagna ».

On m’explique que ce surnom fait référence à Espagna (Espagne) car J. est d’origine espagnole.

Ce « négo » parmi les plus réputés est aussi appelé La Lime, car il est connu pour son excellence à « limer » les ordres c’est-à-dire à les exécuter à un cours meilleur que celui demandé par le client [45].


« […] J’en ai trois [surnoms], moi ! J’ai droit au Vieux, L’Américain et Magnum.

Et j’entends les trois régulièrement.

Le Vieux, c’est à cause de mon âge, j’ai 42 ans, ici, c’est vieux.


L’Américain, c’est parce qu’à une époque, sur le Pibor, je jouais avec des grosses quantités, donc on m’appelait L’Américain. Et Magnum… parce qu’en été j’ai toujours des chemises à fleurs, des chemises bariolées » (Nip).





« C’est un Nip, 777, il a une grosse moustache, on dirait un peu Magnum, je l’avais dessiné avec sa chemise à fleurs… »



« C’était un vrai surnom de tous les jours. On l’appelait Dieu parce qu’il faisait la pluie et le be
au temps sur le notionnel…


C’était le caïd, C’était le négo, le premier négo…

Ça a été le grand négo… […] il sentait le marché, il jouait avec les gens, il influençait… les clients venaient le voir personnellement et lui… donnait des consignes… […].

Ça a été le grand négo, quoi. Maintenant il y en a peut-être des meilleurs, mais c’est vrai qu’à l’époque c’était lui, Dieu, quoi.

Tout le monde avait peur de lui. Matif avait peur de lui ; c’était la référence. Il était très gros à cette époque, il faisait la pluie et le beau temps… » (négociateur).





Pourquoi Scuderia ?

– Il est rapide comme une Ferrari et il est d’origine italienne, avec la veste rouge. C’est un Nip qui peut avoir trois ou quatre spread en pose, couvrir avec du Bund [55], du Notionnel, il est assez exceptionnel…



Flip ?

– Au début j’étais stressé… c’est resté.



Bourrin ?

– Parce qu’il négocie comme un Bourrin, il réfléchit pas et puis Bourrin c’est proche de son nom de famille.




Pamplemousse ?

– Il est blond. – Il boit tous les jours du jus de pamplemousse –

Un jour après le foot on avait été prendre un pot et devant tout le monde qui prenait une bière, il a dit : « Je bois pas d’alcool » ; il a pris un jus de pamplemousse, depuis on l’appelle Pamp ou Pamplemousse.



Darry Cowl ?

– Il a la tête et les lunettes.


Maître nageur ?

– C’est son ancienne profession.



L’Ingénieur ?

– Ici c’est un des plus diplômés et il vient de la table.



Le Professeur ?

– Il fait toujours la leçon sur la façon de négocier.



La Saucisse ?

– Il vient de Toulouse. »




Liste des surnoms des traders

Adamo Ressemblance

Aldo « Le charmeur de ces dames, un vieux Nip… »

Arthur « Il a la même tête qu’Arthur. Il est Feuj. »

Babouin « Il est Noir. »

Baffie « À cause du Baffie show. »

Baggio Dérivé du patronyme. « Il s’appelait D. et il était fan de foot… »
Balou « Il fait ours. »

Barbiche « Il est barbu. »

Batman « Il est chauve et, avec son bouc, il ressemble à une chauve-souris. »

Beau Gosse « Il porte moustache. »

Beef « Ils m’appellent comme ça parce que je suis Anglais. »

Belle Mèche « À cause de ses cheveux. »

Benoïte la Reine du coït « Son nom de famille c’est Benoit… »

Bensouson‑ « Il s’appelle… [déformation du patronyme] ; il est Feuj et comme ça, ça fait arabe… »

Béru « Hubert [son prénom] en verlan ça fait Béru. »

Biactol « Elle a la peau qui n’est pas parfaite… » [femme]

Bimbo « C’est une grande gueule. Tout le temps entrain de chambrer les autres. Un rigolo, un bimbolero. »

Birdy « Une fois il a fait un saut à l’élastique et il ressemble au personnage… »

Bitte en bois « Il parle beaucoup de femmes… »

Blondin « Il est blond. »

Bouboule 1. « Il se met facilement en colère, “en boule”. » 2. « Il est assez rond. Poupon. »

Boubouche « Il a l’air d’un nounours… » [Dérivé du patronyme].

Boucaque « Il est Martiniquais ou Guadeloupéen. »

Boudu « Il a la barbe comme Michel Simon dans Boudu sauvé des eaux. »

Boudugland Déformation du patronyme.

Bouffon noir Déformation du patronyme.

Bougno « Il ressemble au coureur cycliste italien… »

Bourrin « Il négocie sans finesse, à la louche… »

Bozo « Il avait une bille de clown, toujours un sourire. Il a pas aimé. »

Brolyn « Il ressemble au joueur de foot. »

Cachalot « Il avait été voir des baleines… »

Caramel Dérivé du patronyme.

Calimero « Il a une tête de poussin… C’est le petit poussin avec sa coquille d’œuf. »

Carcasse « Il est maigre. Il ressemble à une carcasse. »

Casimir « Il a un petit ventre comme Casimir. »

Chapeau de pa‑ille « J’avais les cheveux en l’air. »

Chipolata « Il est grand et long. »

Christophe Dechavanne « C’est plutôt dans le domaine de la déconnade, du genre on m’a beaucoup pris pour Christophe Dechavanne. »

Cinkcas « En verlan c’est “5 sacs”, ça veut dire 50 francs parce qu’il a la tête de Saint-Exupéry sur les billets de 50 francs… »

Cinquante-cinquante « Il partage ses lignes, 50, 50, 50, et il se rappelle de tout… »

Confucius « C’est le plus fort… »

Cosette « Au début il a éclaté en larmes parce qu’il ne comprenait rien, c’est resté. »

Couille de loup « C’est une vieille histoire. Ses parents l’appelaient “Petit Loup”. »

Cousin Huron « Il a pas de cheveux… »

Crokette [Ressemblance] « Un des personnages de la série américaine Deux flics à Miami. »

D2 R2 « Il est calculateur comme le robot du film La Guerre des étoiles. Il lui ressemble aussi… »

Danus « Il s’appelle Daniel et il est pas très fute… Il est fute comme un anus. »

Daphy Doc « Il parle du nez. »
Darry Cowl Ressemblance.

Deux de tension « C’est pas le plus rapide… »

Didier « Il paraît que je ressemble à Alain Chabat… »

Dieu « C’est le plus fort… »

Dimeco « Il ressemble au joueur de foot. »

Durty Harry « Celui qui tire plus vite que son ombre… Après avoir vu le film, il était venu avec les mêmes bottes que Clint Eastwood… »

Docteur Gynéco « Il est Black et il lui ressemble. »

Doudou « Le flasheur c’est un peu le tampon entre le négo et le boxman…

Il a un côté gentil, la doudou de tout le monde… »

Doudoune « Il est Martiniquais et il fait un petit peu ours. »

Dracula « Il avait une gueule comme on dit… »

Duncan Le feuilleton X File [ressemblance].

Dumbo « À cause des oreilles… »

ET « Il est tellement fort… c’est un extra terrestre. »

Fantomas « Il est grand, fin émacié… »

Flicard « Il est fils de flic… »

Flip « Un inquiet, toujours stressé… »

Formule 1 « C’est le plus rapide sur le Pibor… »

Frère de cheveux « Dénommé ainsi par un Nip qui lui-même est chauve. »

Grand crâne « Il a pas beaucoup de cheveux… »

Grand jaune « Il est grand et il travaille avec une veste jaune. »

Grand Steack « Il est long et maigre. »

Gros Blaze « Son nez… »

Gros Sac « Il est très gros. Il fait pas de peine… »

Gros Willy (Will) « Il s’appelait William, il était gros. »

Grosses Pattes « À cause de ses pattes [cheveux]. »

Guignol « Il est tout le temps en train de se marrer avec tout le monde… »

Guismo « Il a une mèche comme la crête du héros des Gremlins. »
Has been Dérivé du patronyme.

Inspecteur Gadget « Un contrôleur de Matif SA… »

Jacques Pradel « Il lui ressemble. »

James « Je m’appelle D., mais on m’a tout de suite changé de nom… »

Jani Longo « Il a des grosses cuisses comme la coureur cycliste, championne du monde de vitesse. »

Jardiland « Il est tout petit. »

Jean pine « Il s’appelle Jean-Pierre, et à chaque fois que je faisais un deal, il me niquait. »

Jésus « Par rapport à celui qui s’appelait Dieu… »


Joli Cœur « C’est mon côté charmeur. Mais c’est connu de deux ou trois personnes, c’est pas vraiment un surnom. »

Jordan « Je m’étais rasé les cheveux… »


Jordie « Son air d’enfant… »

Klauss « Il fait teuton. »

Krau « À cause des cheveux longs ; Krau c’est le père de Raam. »

L’Abbé « Il a une dégaine d’abbé, la coupe courte, une mentalité caustique. »

L’Acarien « Il est tout petit. »

L’Alcoolique « À cause de la boisson… »

L’Américain « Avant je faisais des grosses lignes… »

L’Arabe « Il est Arabe… »

L’Émir « C’est un caïd. »

L’Ingénieur « Il a fait Dauphine… »

L’Intellectuel « Dans les premières années je n’arrivais pas à canaliser mon stress, j’étais assez speed, on m’a appelé l’intellectuel. »

L’Original « Il ressemble à un Québéquois. »

La Baleine « Il est imposant. »

La Bretagne « Il est Breton, c’est banal… »

La Cagoule « Un ancien catcheur… »

La Cigogne « Il est long comme une cigogne. »

La Couleuvre « On le voit pas venir [sur le marché]. »

La Fiotte « Il est homosexuel, mais c’est amical… »

La Fontaine « Dans ses premiers jours, il a éclaté en larmes devant la pression, mais il est toujours là depuis sept ou huit ans. »

La Griffe « À cause de son attitude agressive sur le marché. »

La Licorne « Son visage… »

La Lime « Il améliore ses ordres… »

La Malice « C’est le flasheur qui a le plus de vice dans son flash. »

La Mangouste « Il est très rapide et il arrive effectivement à très bien masquer ses ordres.»

La Pleureuse « Jamais content… Tout le temps entrain de pleurnicher… »
La Pomme Dérivé du patronyme.

La Rousse « Elle avait les cheveux de la même couleur que Mylène Farmer…» [femme].

La Saucisse « Il aime Toulouse, je crois qu’il est de Toulouse. » « Il est grand… »

La Scuderia « Il est rapide comme une Ferrari… »

La Sœur de Richard « Il a pas de sœur. »

La Tirelire « Il a une cicatrice sur le crâne. »

La Tour de contrôle « Il voit tout… »


La Truie « Je vais te faire couiner comme la truie » [voir le film Délivrance].

La Vieille « Elle était un peu vieille » [femme].

La Vieille « Le plus vieux du pit, quarante-huit ans. »

Lardu/Le Lardu « On le chambrait sur l’armée. C’est un ancien militaire. Il a les cheveux courts, toujours impeccable… » « Un esprit militaire… très droit. »

Le Beauf « Son beauf l’a fait rentrer sur le marché. »

Le Beauf « Il a fait rentrer son beauf sur le marché. »


Le Beef « Les Anglo-Saxons, on a toujours le même réflexe de les appeler les Beef, on a peu de respect pour les Anglo-Saxons. » « Beef, parce que pour eux le cheval c’est sacré, ils ne mangent jamais de cheval c’est comme les vaches chez les Masaï. »

Le Boucher « Il négocie comme un boucher… »

Le Boucher « Il négocie comme un bourrin. »

Le Bougnat « Il est Auvergnat. »

La Brésilienne « Sa copine est Brésilienne. »

Le Brésilien « Sa copine est Brésilienne »

Le Bûcheron « Il est Canadien et il racontait qu’il avait fait le bûcheron. »

Le Canadien « Je suis du Québec, alors… »

Le Chat « Il retombe toujours sur ses pieds. » « Il a des yeux et une tête de chat. »

Le Chauve « Il est chauve. »

Le Chauve « Il est chauve. »

Le Chevelu « Il a les cheveux très longs. »

Le Chilien « Il vient du Chili. »

Le Chinois « Il est Chinois… »

Le Collabo « Il a un côté “flic”, je crois qu’il était flic ou militaire avant… »

Le Corse « Il est Corse. »

Le Dinosaure « C’est un vieux du pit. »

Le Forain « Un bonimenteur… »

Le Gaulois « Il est tout fou, il fait comme il veut, il est gueulard… »

Le Gendarme ‑de Saint-Tropez 1) « Il se sent souvent lésé alors on l’appelle le gendarme. » – 2) « Il possède un hôtel à Saint-Tropez. » ‑ 3) « Il a le physique de Louis de Funès en plus maigre. »


Le Gitan « C’est un fêtard, il a une allure de Gitan. » « Il habite M. et là-bas il y a plein de Gitans. »

Le Gros « Il est gros. »

Le Hongrois « Il vient de Hongrie. »

Le Libanais « Je suis Libanais… »

Le Maître-nageur « C’est son ancienne profession. »

Le Moineau Dérivé du patronyme et « Il a une tête de moineau… »

Le Mulot « Il est toujours endormi. Il a une tête de mulot. »

Le Nem « Il est Chinois, on l’appelle comme ça mais faut pas lui dire… »

Le P’tit gros « C’était pas péjoratif, au contraire, c’était une façon de montrer notre amitié… »

Le Papet « À partir d’une déformation de son nom de famille. »

Le Président ou Président « Le président de l’Association des Nip. »

Le Professeur « Il fait toujours la leçon sur les façons de négocier. »

Le Requin « Un contrôleur de Matif SA… »

Le Rouquin « Un rouquin. »

Le Roi lion « Son caractère imposant sur le marché… »

Le Roumain « Il est Roumain. »

Le Saisonnier « Il vient quand il veut… »

Le Serbe « Il est Serbe. »

Le Tampon « À cause de sa fonction de président de l’Association des Nip. »

Le Terroriste « C’est parce qu’il est Corse… »

Le Troll « Il a une tête de troll [scandinave] »

Le Vieux « Il est vieux… »

Le Vieux « À cause de mon âge, j’ai quarante-deux ans, ici c’est vieux. »

Le Virus « Il a des boutons, des allergies. »

Le Voleur de poules « C’est un vieux de la vieille… un suiveur. »

Les Barreaux « Il négocie par cent lignes [une ligne = un barreau]. »

Linda « Il s’appelle R. [un nom portugais] et donc c’est un prénom portugais, Linda de Souza… »

Livio Futures « Il s’appelle Livio et c’est le plus fort du Pibor…» [futures : terme qui désignent certains produits financiers ; voir note 4].

Loïs « Il s’appelle Loïc mais c’est aussi pour Loïs et Clark » [voir Superman]

Magnum « En été je porte des chemises à fleurs [héros d’une série américaine]».

Mandarin « C’est le plus fort… »

Marco Dérivé métonymique du patronyme.

Marie-Thérèse « Pour désigner J., une femme qui est devenue Nip… et qui ne s’appelle pas Marie-Thérèse » [femme].

Marius « C’était un surnom pour jouer aux cartes, à la cafétéria. Sur le pit on ne m’appelle pas comme ça… »

Maurice Biraud « Il lui ressemble. »

Messe « À cause du film Il était une fois l’Amérique, le petit héros ; genre “je viens d’un quartier difficile”. »

Michou « Il s’appelle Michel mais il a une tendance homosexuelle… en référence à la boîte “Chez Michou”. »

Mike Jaegger « Il a une tronche élastique. Peigné dans tous les sens. »

Mille « Dans ses premiers jours il avait eu une “colle” [perte] de mille lots. »

Majuscule « Il porte le même prénom que moi. Je me retournais quand on l’appelait… Alors j’ai dit : “lui c’est Minuscule et moi c’est Majuscule”. »

Minuscule « Il porte le même prénom que moi. Je me retournais quand on l’appelait… »

Minux 1) « Il aime les courses… comme Guy Lux. » 2) « Il est tout petit… »
Monsieur Bronze Dérivé métonymique du patronyme.

Monsieur le prince « Il nous respecte alors qu’il aurait des raisons familiales de nous marcher sur la gueule. »

Monsieur Reuter « Sa boîte est très célèbre sur les marchés… et il est le chef d’équipe. »

Moogli « À cause des cheveux et il est passionné par la Guyane. »

Moule frite Dérivé du prénom.

Moulinex Dérivé du patronyme.

Mousaillon « Le petit jeune. »

Mousse 1) « Mon prénom c’est Mustapha. On m’appelle comme ça à la maison, depuis tout petit. » 2) « Sur le pit j’étais très jeune… »

Moustache « Il porte moustache. »

Moustique « Il est partout sur le pit… »

Murphy « Son prénom c’est Eddy… il est Black. »

Naguy « Ma façon d’être excentrique. »

Napoléon « Il est petit, brun et il est chef à la Générale » [la Société Générale].

Navaro Dérivé du patronyme.

Négo 2000 « Un surnom passe partout. »

Neneuil Dérivé métonymique du patronyme.

Nez de bronze « Il a un nez particulier, il s’appelle D., il est un peu israélite. »

Noël « Il a une coupe en arbre de Noël. »

Nouache Chinois en verlan.

Octobre rouge « Il fait tout en sous-main. C’est la révolution sur le marché. »

Ortega « Il ressemblait beaucoup à Ortega, l’ancien président du Nicaragua. »

Ouin ouin « Il a du mal à prononcer. Il a eu un bec de lièvre. »

[Personnage de dessin animé qui parle pas très bien.]

Paco « Il s’appelle L. [un prénom français], mais il a l’air d’un Mexicain. »

Pagna [De Spagna, Espagne] « il est d’origine espagnole».

Pamplemouse (ou Pamp) 1) « Il est blond » 2) « Il boit tous les jours du jus de pamplemouse. »


Papa « Il est pas tout jeune. »

Papet « Il a un côté patriarche, il est gentil avec tout le monde, il travaille un peu de façon cool ; c’est l’ancien d’ici. »

Papy Boington « Le héros d’une série américaine Les Têtes brûlées. »

Pascal Duquesne « Le mongolien… » [voir le film Le huitième jour].

Pete Sampras « Il lui ressemble et puis il est sur le pit… »

Petit Poulet « Il a une tête de poulet. »

Petit Roquet « Un contrôleur de chez Matif… »

Pine de loup « Il pense qu’à ça… »

Pinochet « Il est un peu flic. Je crois qu’il était flic avant. »

Pinot simple flic « Un contrôleur de chez Matif. »

Pivert « Au début je négociais en bougeant la tête comme un pivert devant ma fiche. »

Platoche « Il ressemble à Platini. »

Play mobile « Un petit homme tout droit avec sa coupe de cheveux. »

Poupon « Mon air d’enfant… »

Prof « Petites lunettes, un peu chauve… »

Raam « À cause des cheveux longs ; Raam c’est le fils de Krau. »

Rabière Dérivé hispanisant à partir du patronyme et du prénom.

Rachid Dérivé du prénom « Richard ».

Rainman « Le héros “attardé” du film avec Dustin Hoffman. »

Ramirez Dérivé du prénom.


Renard « Il est malin dans la négociation, toujours à l’affût. »

Rico Junior « Le frère de celui qui s’appelle Rico. »

Robert Hue Ressemblance.

Robin des bois Dérivé du patronyme.

Robinet Dérivé du patronyme.

Robocop « Il est grand, bien droit. Il casse souvent les deals… » [contrôleur Matif SA].

Robocop « Il négocie comme un robot. Ses gestes sont saccadés. Il est moins désordonné que les autres. »

Sabatier « Le présentateur de télé » [ressemblance physique].

Sam Casey « En rapport avec le feuilleton L’Homme invisible. On le voit pas, il traite en sous-main. »

Scarabée « Sur le pit, il prend vite les ordres, à droite, à gauche. »

Sébastien « Il a une tronche de présentateur à la télé. »

Simba « Son caractère imposant sur le marché… »

Simpson « Personnage de dessin animé sur la 4 » [ressemblance].

Skippie ‑« C’est un kangourou, je suis petit, au début j’étais hargneux alors je sautais, j’arrivais à être à soixante centimètres du sol et je touchais des lots comme ça… »

Small (ou Le Small) « Dans la même équipe, il y avait quatre Stéphane alors, pour faire la différence, il y avait : Le Grand Steack, Stéphane, Le Papet et Le Small, le plus petit. »

Spoke « À cause de ses oreilles… » [voir la série télévisée Star Trek].

Sunshine Dérivé du patronyme.

Suzy Wan « Il est chinois. »

Tabata « Elle ressemble à la fille dans Ma sorcière bien aimée » [femme].

Tarzan « Les cheveux et le profil… »

Tatie Danielle « Il s’appelle Daniel… »

Tête de piaf « Il a une petite tête avec des lunettes rondes. »

The Brain « C’est le contraire de son état… »

Thérèse « Thérèse signifie treize. On l’utilise parfois sur le pit pour dire treize. »

Tong « Il est Chinois, on l’appelle comme ça, mais faut pas lui dire… »

Tonton fesseur « À cause des Tontons flingueurs. »

Tonton « Un Nip qui vient de la vieille Bourse, plus âgé, environ cinquante ans ».

Topalov Ressemblance.

Tos « Portos… Il est Portugais. »

Toto « Il a une tête de Toto. Un petit personnage » [dérivé du prénom].

Triple Chien « Il est trapu comme un chien. »

Vergelire Dérivé du patronyme.

Vergemolle Dérivé du patronyme.

Vidock Ressemblance à cause des pattes [cheveux].

William Sheller « Comme le chanteur, il a des airs… »

Willow « Le personnage du dessin animé avec les souris… »

Yasbond « C’est un contrôleur de chez Matif, mais il sait garder sa langue. »

Yoyo « De temps en temps, il fait du yoyo ; il vend, il achète sans gagner ni perdre. »

Zarak « C’est un ancien lutteur et Zarak était lutteur ou catcheur, je sais plus… »

Zébulon « Il a la tête de Zébulon. »

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« Vous n'avez pas raison parce que d'autres sont d'accord avec vous.

Vous avez raison parce que vos faits sont exacts et que votre raisonnement est juste. »


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