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ronin
Jedi Trader

15 01 2010 à 1 : 21
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Mr Obama et les taxes des banques :
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USA : Obama veut taxer 50 banques pour annuler le coût du plan de sauvetage
Le président américain Barack Obama a annoncé jeudi un projet de
taxation d'une cinquantaine de grandes banques destiné à permettre de récupérer les fonds publics dépensés dans le
cadre du plan de stabilisation du système financier.
"Je suis déterminé a récupérer chaque centime dû au
peuple américain, et ma détermination ne peut être que renforcée
lorsque je vois des informations sur les profits
énormes et les bonus obscènes dans les sociétés mêmes qui doivent leur survie
au peuple américain", qui continue de souffrir de la récession, a
déclaré M. Obama en présentant cette "taxe sur la responsabilité de la crise
financière".
Censé s'appliquer pendant dix ans ou aussi longtemps que nécessaire pour un
remboursement intégral de l'argent public engagé, cet impôt doit permettre de
récupérer jusqu'à 117 milliards de dollars, somme qui correspond au montant
maximal des pertes envisagées par le Trésor sur le plan de sauvetage du
système financier.
Le Trésor prévoit pourtant que, pour l'essentiel, ces pertes ne seront pas
liées à l'aide accordée aux banques.
Barney Frank, président de la Commission des services financiers de la Chambre
basse, a néanmoins déclaré sur la télévision CNBC qu'il trouvait la
proposition présidentielle parfaitement justifiée car les grandes banques, en
plus du plan de sauvetage, ont bénéficié d'autres facilités exceptionnelles,
de la banque centrale notamment.
La taxe devrait figurer en février dans le projet de budget fédéral pour
l'exercice 2010-2011 qui commencera en octobre, et devra obtenir l'aval du
Congrès, ce qui n'a rien d'acquis.
Les banques ont déjà indiqué qu'elles feraient tout pour s'y opposer, laissant
présager des batailles de couloir au Capitole.
Cette taxe est une "tentative prématurée de récupérer" l'argent des
contribuables, alors que le secteur financier a "encore quatre ans" pour
rembourser, écrit dans un communiqué le Financial Services Roundtable,
organisation patronale de la finance.
Le patron du Fonds monétaire international,
Dominique Strauss-Kahn, a jugé la proposition de M. Obama "très intéressante",
y voyant "un excellent signal envoyé par les Etats-Unis au reste du
monde".
La taxe envisagée ne concernerait que les entreprises financières dont l'actif
est supérieur à 50 milliards de dollars, soit une cinquantaine d'entreprises,
essentiellement américaines, mais aussi des filiales de banques étrangères.
Soixante pour cent de son produit serait fournit par
les dix plus grandes banques du pays.
L'impôt s'appliquerait sur les dettes des sociétés
financières en question.
En cela il est "juste", a estimé le secrétaire au Trésor Timothy Geithner sur
CNBC, car "c'est une taxe sur le risque", "supportée par ceux qui ont le plus
bénéficié de la crise".
Le plan de sauvetage du secteur financier américain a été voté en octobre 2008
par le Congrès, qui a alloué pour cela 700 milliards de dollars au Trésor,
lequel en dispose jusqu?au mois d?octobre.
Sauf imprévu le ministère ne compte pas la dépenser dans son intégralité.
L'annonce de M. Obama revêt un caractère politique de nature à calmer les
Américains, qui jugent majoritairement mauvaise sa politique économique, alors
que les grandes banques américaines s'apprêtent à dévoiler à partir de
vendredi leurs résultats pour 2009 et le montant des primes annuelles
attribuées à leurs employés.
Cette "saison des bonus" est annoncée comme
exceptionnelle.
La Bourse de New York n'a pas été perturbée par le projet, les actions des
banques ayant progressé davantage que l'indice de référence Dow Jones. _________________ " Nous nous entraînons pendant des milliers d'années, mais la victoire ou la défaite survient en un instant ". Jigoro Kano |
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